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Prédication Pourquoi la petite Bethlehem? de William Branham a été prêchée 58-1228 La durée est de: 1 heure 21 minutes .pdf La traduction MS
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Pourquoi la petite Bethlehem?

1     Cela peut avoir l'air un peu dr√īle ce matin de porter mon pardessus sur l'estrade, mais j'√©tais si heureux de pouvoir montrer ce joli pardessus que l'√Čglise m'a donn√©. L'autre jour, j'ai vu ici fr√®re Neville avec ce joli complet qui lui allait si bien, et j'ai pens√©: ¬ęOh, je...¬Ľ Il lui allait si bien, et l'assembl√©e en parlait aussi, j'ai donc pens√©: ¬ęEh bien, moi, je vais porter mon pardessus pour venir sur l'estrade.¬Ľ

2     Vous savez, je crois que nous ne devenons jamais adultes. Nous... D'ailleurs je ne veux pas devenir adulte. Qu'en pensez-vous, fr√®re Luther? Non, nous ne voulons pas grandir, nous voulons toujours rester des enfants. [Fr√®re Neville dit: ¬ęFr√®re Branham, j'ai pens√© que tu portais un de ces accoutrements comme en portent ces ministres de plus haute classe. J'ai simplement regard√© du coin de l‚ÄôŇďil, et j'ai pens√© que peut-√™tre tu avais enfil√© une robe de c√©r√©monie.¬Ľ Fr√®re Branham et la congr√©gation rient. - N.D.√Č.]

3     C'est √©logieux pour ce beau pardessus.

4     Je dois dire que c'est... c'est... que j'en avais vraiment besoin, et c'est le meilleur que j'aie jamais eu. Et je l'appr√©cie vraiment beaucoup. Fr√®re Roy Roberson, je ne sais pas s'il est ici ou non ce matin, mais il a eu quelque chose √† dire quant au choix de ce pardessus. Il a vraiment fait un bon choix, et nous sommes... nous sommes tr√®s... tr√®s contents de l'avoir.

5     Ainsi, nous sommes tr√®s heureux d'√™tre de retour dans la maison du Dieu vivant ce matin, et de profiter de ces merveilleux moments de... de communion fraternelle autour de Sa pr√©cieuse Parole.

6     Le Seigneur voulant, je devrai bient√īt partir outre-mer. Vous avez d√Ľ voir dans ¬ęLa Voix¬Ľ, le journal des Hommes d'Affaires, que je vais partir outre-mer le mois prochain. Et nous vous invitons tous √† prier pour nous pendant notre absence. On dirait que mes r√©unions sont meilleures outre-mer, que cela accroche mieux l√†-bas. En Am√©rique...

7     Je disais √† fr√®re Mercier que j'ai √©cout√©... D'abord, il m'a donn√© un tourne-disque, et puis, sur celui-ci, il y avait des disques de certains de mes sermons. C'est l√† que j'ai r√©alis√© que si jamais quelqu'un m'√©coutait, cela r√©sulterait de la gr√Ęce de Dieu √† leur √©gard, car je me suis dit que j'aurais quand m√™me pu faire un peu mieux.

8     Oh, et voici qu'il enregistre aussi √ßa. Un... un petit... Vous pouvez bien couper cette partie, voyez-vous. Il a tourn√© son pouce contre le bas, je pense que cela signifie qu'il va couper cette partie-l√†.

9     Mais je... je vous le dis, j'ai √©t√© tellement surpris. Je... La pr√©dication la plus m√©diocre que j'aie jamais entendue de ma vie, c'√©tait bien la mienne, vraiment, sur... sur... sur ce disque-l√†, et cela m'a rendu si nerveux que je n'ai m√™me pas pu manger mon d√ģner. Je suis tomb√© malade, et j'ai d√Ľ quitter la table; je n'ai pas pu dormir cette nuit-l√†.

10     Et, hier, je suis all√© au Kentucky avec fr√®re Wood. En revenant, j'ai dit: ¬ęFr√®re Wood, je ne sais pas comment je m'y prends pour qu'une personne vienne m'entendre parler. C'est si... si m√©diocre, et je ne fais que me r√©p√©ter, et puis la grammaire qui fait d√©faut, et pour ce qui est de la ponctuation, il n'y en a tout simplement pas.¬Ľ Je... je ne sais pas. J'ai dit: ¬ęDans un certain sens, cela m'a encourag√©, parce que j'ai vu que Dieu doit √™tre l√†-derri√®re, sinon personne ne viendrait.¬Ľ C'est vrai.

11     Alors que je parlais √† fr√®re Collins, - je suppose qu'il est quelque part dans le b√Ętiment, - je lui ai dit... Il est venu me trouver, et je lui en parlais. J'ai dit: ¬ęFr√®re Collins, en v√©rit√©...¬Ľ J'ai dit: ¬ęIl y a pr√®s de trente ans que je suis pr√©dicateur, je devrais certainement savoir ce qu'est un sermon.¬Ľ Et j'ai dit: ¬ęC'est le plus m√©diocre que j'aie jamais entendu.¬Ľ

12     Lui-m√™me est pr√©dicateur m√©thodiste, et son fr√®re est un homme assez important dans la d√©nomination m√©thodiste. Et il a dit: ¬ęEh bien, je vais vous dire, fr√®re Branham, il se peut que votre ponctuation et... et que vos phrases ne se terminent pas comme il faut, et ainsi de suite, mais avez-vous d√©j√† pens√© √† cet homme qui a pr√™ch√© le jour de la Pentec√īte, qui ne savait m√™me pas signer son nom et qui s'appelait Pierre?¬Ľ Il a dit: ¬ęJe peux m'imaginer que son discours n'√©tait pas ponctu√© tout √† fait correctement.¬Ľ

13     Mais, voyez-vous, ce qui incite un homme √† regarder √† cela, ce sont ces √©missions radiophoniques qu'on entend, o√Ļ tout est d√©j√† sur papier, vous voyez. Ils... ils peuvent donc mettre cela au net, avec la ponctuation et tout, parce qu'ils le lisent.

14     Et je me suis tenu aupr√®s de Charles Fuller, alors qu'il pr√™chait derri√®re une mangeoire √† peu pr√®s grande comme √ßa qu'il utilisait comme estrade. Et tout ce qu'il a dit, il ne faisait que le lire: point un, point deux, point trois, point quatre, et ainsi de suite jusqu'√† ce qu'il ait tout dit, et cela √©tait chronom√©tr√©, d√©j√† censur√© pour la radio et tout.

15     Pour ce qui est de Billy Graham, j'ai aussi vu ses pr√©dications, et tout ce que lui et les autres font, c'est se tenir l√† et parler, lisant simplement cela aussi vite que possible; tout est d√©j√† pr√©par√©. Je pense qu'√† ce moment-l√†, vous pouvez avoir une ponctuation correcte.

16     Mais le probl√®me avec moi, c'est que je n'arriverais m√™me pas √† le lire! Si c'est moi qui l'√©crivais, je suis s√Ľr que je ne pourrais pas le relire. Ainsi, c'est Sa gr√Ęce √©tonnante, n'est-ce pas? - en voyant ce qu'Il peut faire pour nous. Mais je suis reconnaissant de pouvoir commencer maintenant... de terminer une ann√©e et en recommencer une nouvelle.

17     J'ai √©cout√© une ligne de pri√®re, et je n'√©tais pas non plus satisfait de la ligne de pri√®re, en √©coutant cela. C'est la premi√®re fois que je m'√©coutais apporter un message, et, assur√©ment, j'ai √©t√© surpris: la ligne de pri√®re ne va pas comme il faut. Et je pense qu'il viendra un temps o√Ļ il faudra que les gens sachent tout en ce qui les concerne avant qu'ils croient. D√®s le premier de l'an, je veux donc changer cela; je commencerai simplement la ligne de pri√®re, et, lorsque le Seigneur me parlera au sujet de quelqu'un, me disant que telle personne est en dehors de la ligne ou que quelque chose ne va pas, c'est sur cette personne-l√† que je m'arr√™terai. Les autres passeront sans s'arr√™ter, autrement on ne peut pas en faire passer suffisamment, voyez-vous. Les gens connaissent leur √©tat, ils savent qui ils sont et ce qu'ils ont fait, mais s'il y a quelque chose en eux qui n'est pas tout √† fait en accord avec Dieu, alors ce sera le moment de s'arr√™ter sur cette personne, voyez-vous, et de se dire: ¬ęVoici la personne en question.¬Ľ Ainsi, je crois qu'il y aura des modifications qui se feront, fr√®re Leo, comme j'ai entendu cela, et j'esp√®re que Dieu nous viendra en aide dans l'ann√©e √† venir.

18     Je crois que ce soir il y aura service ici au Tabernacle. Et je dois √™tre l√†-bas, sur la route 62, avec le fr√®re Ruddell, ce soir. J'ai cru comprendre qu'il y aura un service de longue veille ici. Fr√®re Ruddell m'avait invit√© √† participer √† son service de veille, mais j'ai pens√© que peut-√™tre je reviendrais au Tabernacle pour ce soir-l√†, √©tant donn√© que j'essaie toujours d'√™tre au Tabernacle la... la veille du nouvel an; je voulais donc revenir pour √™tre ici avec les fr√®res. Aussi ai-je fait un genre de compromis: je serai avec le fr√®re Ruddell ce soir, l√†-bas sur la route 62, √† l'ancien Club 62, qu'on a transform√© en... en √©glise; et mercredi soir, je reviendrai ici pour le service de longue veille. Puis, jeudi, nous partirons pour Chicago, et nous continuerons pour aller ensuite √† Philadelphie, et de l√†, outre-mer.

19     Et ce matin, nous ne voulons pas vous retenir trop longtemps, parce que c'est... nous avons encore des entrevues, et les services vont continuer.

20     Oh, dites donc, depuis le dernier service de pri√®re ici... Je suis tr√®s reconnaissant des r√©sultats qui sont ressortis du dernier service de pri√®re. C'est vraiment merveilleux ce que le Seigneur peut faire lorsque Son peuple s'assemble. ¬ęCeux qui sont... S'ils invoquent le Nom du Seigneur, s'ils se rassemblent (je crois que c'est ainsi qu'il est √©crit) et prient, alors Dieu les exaucera des cieux.¬Ľ

21     Inclinons donc nos t√™tes un instant, tandis que nous nous tournons vers Lui afin qu'Il nous donne l'inspiration n√©cessaire pour ce Message.

22     Seigneur, de g√©n√©ration en g√©n√©ration, Tu as √©t√© notre refuge et notre force. Nos anc√™tres avant nous se confiaient en Toi, et ils n'√©taient point confus. Ils ont cru en Ton saint Nom et ils parurent comme des lumi√®res brillantes. Et nous consid√©rons leurs vies, parce que, comme le po√®te l'a dit, elles laissent ¬ędes empreintes sur les sables du temps; nos d√©parts laissent, derri√®re nous, des empreintes de pas sur les sables du temps¬Ľ. Alors, nous voyons que ceux qui se sont confi√©s en Toi, √† coup s√Ľr s'en sont bien sortis. Quoiqu'ils aient travers√© bien des eaux profondes et... et de grandes √©preuves et des pers√©cutions, malgr√© tout, Tu finissais toujours par les en faire sortir plus que vainqueurs, parce que c'est ce que Ta Parole promise a dit que Tu ferais.

23     Et notre pri√®re aujourd'hui, c'est que Tu veuilles bien b√©nir cette petite Eglise, b√©nir son pasteur, notre brave fr√®re Neville, ainsi que sa famille. Nous Te demandons d'√™tre avec lui au cours de cette nouvelle ann√©e, de l'oindre d'une fa√ßon plus grande encore et... et de le b√©nir √† tous √©gards. Accorde une pleine sant√© √† sa famille, aux tout-petits qui grandissent. Garde fr√®re Neville robuste et en bonne sant√©.

24     B√©nis √©galement cette √Čglise et chacun de ses membres. Le conseil d'administration; combien nous les aimons, ce sont vraiment de vaillants hommes de Dieu. Et le conseil des diacres; eux aussi sont Tes vaillants serviteurs. Et tous les gens qui viennent ici, nous sommes reconnaissants pour eux, Seigneur. Cela r√©chauffe le cŇďur de voir que ce petit √©tang et ce petit carr√© de mauvaises herbes, qui se trouvaient l√† au coin de la rue il y a bien des ann√©es, ont √©t√© transform√©s en un phare pour le Royaume de Dieu. Et je prie, √ī Dieu, qu'il reste debout jusqu'√† ce que J√©sus revienne. Puissent beaucoup de nobles √Ęmes qui se sont trouv√©es ici, Seigneur, appara√ģtre en ce Jour-l√†, lav√©es dans le Sang de l'Agneau. Accorde-le.

25     Et, Seigneur, comme nous ouvrons Ta Parole b√©nie, ce matin, et que nous en tournons les pages pour y lire un texte... nous savons que Toi seul peux en donner le contexte. Nous Te prions donc, √ī Dieu, d'oindre Ta Parole. Puisse-t-Elle aller directement dans le cŇďur des gens et leur faire du bien. Fais que les incroyants deviennent des croyants; fortifie les Chr√©tiens et gu√©ris les malades; donne du courage aux d√©courag√©s; et re√ßois-en la gloire. Afin que cela puisse s'accomplir, Seigneur, circoncis les l√®vres qui parleront et les oreilles qui √©couteront. Car nous le demandons au Nom de J√©sus. Amen.

26     Voici un petit sujet que j'ai √† cŇďur depuis dimanche dernier. Je parlais des mages venus pour voir J√©sus, et de l'√Čtoile qu'ils ont suivie depuis l'Orient. En √©tudiant cela, je suis tomb√© sur un passage de l'√Čcriture et, comme je n'ai pas pu √™tre ici la veille de No√ęl √† cause d'un service dans une prison, j'ai pens√© parler aujourd'hui du sujet suivant: Pourquoi la petite Bethl√©hem?

27     Et je d√©sire lire dans le Livre du proph√®te Mich√©e, l'un des petits proph√®tes, le verset 2 du chapitre 5 [Segond: Mich√©e 5.1 - N.D.T.]. Nous y lisons ceci:
    Et toi, Bethl√©hem √Čphrata, petite entre les milliers de Juda, mais de... de toi sortira pour moi celui qui dominera... celui qui dominera sur Isra√ęl, et dont l'origine remonte aux temps anciens, aux jours de l'√©ternit√©.

28     Il y avait une tache sur le verset, voil√† pourquoi je n'arrivais pas √† d√©chiffrer ce mot.

29     De tous les endroits qu'il y a en Palestine, alors qu'il y a tant de grandes villes tout autour, des villes bien mieux connues, semble-t-il, d'apr√®s l'histoire, mieux fortifi√©es et plus importantes, pourquoi Dieu choisirait-Il la petite Bethl√©hem pour y faire na√ģtre Son Fils? Beaucoup sont plus importantes; par exemple, le lieu historique de J√©rusalem, la fi√®re J√©rusalem, la grande capitale, l'une des plus grandes villes de Palestine. Nous nous demandons alors pourquoi Dieu choisirait la toute petite ville de Bethl√©hem, comme lieu de naissance pour Son Fils.

30     Mais, comme les √Čcritures l'ont d√©clar√©: ¬ęCe que Dieu a r√©solu s'accomplira.¬Ľ Et si Dieu n'avait pas d√©termin√© d'avance qu'il en serait ainsi, jamais il n'en aurait √©t√© ainsi. Et l'√Čcriture dit aussi, au chapitre 15 des Actes, que ¬ęrien n'arrive par hasard¬Ľ. Dieu savait tout. Ce n'est pas simplement arriv√© comme cela, par hasard. C'est que Dieu l'a fait arriver ainsi.

31     Et puis nous, avec notre petite intelligence limit√©e, nous nous mettons √† r√©fl√©chir: ¬ęPourquoi le grand Roi du Ciel choisirait-Il un petit endroit comme celui-l√†, au lieu de la capitale, au lieu de...

32     Il y avait m√™me bien des endroits dont le pass√© spirituel √©tait sup√©rieur √† celui de Bethl√©hem. Certains endroits comme, par exemple, Silo. Silo √©tait un ancien lieu d'adoration pour Isra√ęl; chaque ann√©e tous venaient √† cet endroit important o√Ļ se trouvait l'arche de l'√Čternel. On pourrait donc se demander pourquoi Il ne pourrait pas na√ģtre √† Silo.

33     Il y avait encore Guilgal, un autre endroit spirituel, un important lieu d'adoration. Alors, pourquoi Dieu ne L'a-t-Il pas laiss√© na√ģtre √† Guilgal?

34     Il y en avait un autre appel√© Sion; Sion, sur le sommet de la montagne. Et alors nous nous demandons pourquoi J√©sus n'est pas n√© dans Sion, qui avait √©t√© reconnue historiquement comme un lieu o√Ļ Dieu, d'√Ęge en √Ęge, avait b√©ni Son peuple.

35     Il semble qu'Il aurait peut-√™tre pu choisir Sion, ou Guilgal, ou... ou Silo, ou bien un des autres endroits illustres o√Ļ il y avait eu de grandes b√©n√©dictions et de grands enseignements.

36     Et il y avait d'autres villes c√©l√®bres, comme par exemple H√©bron. C'√©tait l'endroit o√Ļ pouvait aller l'homme qui cherchait une ville de refuge, un lieu s√Ľr. Ramoth en Galaad √©tait un autre de ces endroits de refuge o√Ļ les gens pouvaient venir, ce qui en faisait un endroit fort appropri√© comme lieu de Sa naissance.

37     Et peut-√™tre que, si moi j'y avais r√©fl√©chi, je L'aurais amen√© √† Kad√®s-Barn√©a, car l√† se trouvait le si√®ge du jugement, de m√™me qu'un endroit de refuge. Peut-√™tre L'aurais-je amen√© dans cette r√©gion-l√†, pour qu'elle Lui serve de lieu de naissance, ou peut-√™tre aurions-nous choisi l'une ou l'autre des autres villes.

38     Mais, vous savez, je suis si content que, dans la Bible, m√™me les tout petits d√©tails ont une grande importance. Je crois que c'est J√©sus qui a dit ceci: ¬ęVous n√©gligez... ou plut√īt vous faites ce qui est plus important dans la loi, mais vous n√©gligez les petites choses.¬Ľ Or ce sont parfois les petites choses qui tiennent les grandes choses ensemble. Mais, tout consid√©r√©, les grands rouages s'engr√®nent exactement comme Dieu l'a voulu. Jamais un seul ne fera d√©faut. Dieu a pr√©destin√© toutes choses, et tout doit se placer exactement comme pr√©vu.

39     Alors, quand notre foi en arrive l√†, et que nous nous mettons √† penser: ¬ęQui donc est derri√®re tout cela? Quel est le ressort principal qui fait tourner cette grande √©conomie de Dieu?¬Ľ... nous d√©couvrons que c'est le Saint-Esprit. Il n'a pas √©t√© remis entre les mains de l'homme de faire les choses, mais entre les mains du Saint-Esprit. Il est le ressort principal, et, s'Il peut r√©unir les autres instruments, tout fonctionnera parfaitement et indiquera l'heure exacte de Dieu.

40     Nous voyons cela; et cela nous porte √† r√©fl√©chir, lorsque nous consid√©rons ces grandes choses, et comment nous voudrions qu'elles soient. Il est alors vraiment r√©confortant aujourd'hui de penser que, m√™me si nous sommes un petit groupe de gens, m√™me si nous sommes insignifiants aux yeux du monde et des plus grandes √Čglises d√©nominationnelles, parfois Dieu utilise ces petites choses simples, malgr√© tout.

41     Car il est aussi √©crit dans les √Čcritures: ¬ęNe crains point, petit troupeau, car votre P√®re a trouv√© bon de vous donner le Royaume.¬Ľ Quel r√©confort pour moi de savoir qu'aussi s√Ľr que J√©sus devait na√ģtre dans la petite Bethl√©hem, de m√™me ce petit troupeau sera celui √† qui le P√®re donnera le Royaume; parce que c'est √©crit, et que toute √Čcriture est inspir√©e, et que les √Čcritures ne peuvent √™tre an√©anties. Elles doivent s'accomplir. Nous avons donc l'espoir de savoir que... que c'est un petit troupeau qui recevra le Royaume, un fid√®le petit troupeau de croyants. J'esp√®re √™tre l'un de ces troupeaux, ou √™tre dans ce petit troupeau, devrais-je dire.

42     Et puis nous connaissons l'histoire, la plupart d'entre nous sommes au courant du r√©cit, d√©crivant l'entr√©e d'Isra√ęl en Palestine par une promesse de Dieu. Nous savons que le grand Josu√© fut celui qui assigna √† chaque tribu sa part.

43     Et alors, certainement que si nous avions le temps de rester sur ce sujet d'ici √† six heures ce soir, et d'examiner ces choses dans l'ordre pour en faire ressortir toute la signification... mais cela ne nous est pas possible, car nous n'avons que trente ou quarante minutes. Nous ne pourrons donc toucher que les points principaux, esp√©rant que le Saint-Esprit placera, pour vous qui lisez la Bible, le reste dans votre cŇďur au fur et √† mesure que nous avan√ßons.

44     Saviez-vous que ces portions, telles que Josu√© les a assign√©es, l√† en Palestine, ont √©t√© donn√©es par inspiration? Et les m√®res isra√©lites de ces patriarches, lorsque le b√©b√© √©tait en train de sortir, qu'elles √©taient l√† dans les douleurs en train d'accoucher de leur enfant, elles ont prononc√© l'endroit pr√©cis o√Ļ ces patriarches s'√©tabliraient et se trouveraient dans les derniers jours.

45     Vous parlez d'inspiration! Cette Bible est inspir√©e! Peu importe combien petit, chaque petit passage de l'√Čcriture a une place tellement importante dans la... dans la grande image. Tout cela, chaque... chaque Mot est inspir√©, et √† cela est accroch√©e la destin√©e des √Ęmes, car c'est l√† la Parole du Dieu immortel et √©ternel.

46     Et m√™me ces m√®res, √† la naissance de leur b√©b√©, lorsqu'elles firent entendre leur voix, elles les plac√®rent l√†, dans la position qu'ils devaient avoir dans la terre promise des centaines d'ann√©es plus tard. Josu√© n'en savait rien, mais pourtant, sous la m√™me inspiration, il les pla√ßa exactement l√† o√Ļ ils devaient √™tre.

47     Et Josu√©, en faisant le partage, a donn√© une part √† Juda. Si vous regardez sur la carte g√©ographique, vous remarquerez que cela se trouve juste √† l'ouest de la mer de la plaine, et √† quelques kilom√®tres au sud de J√©rusalem, la capitale. Et lorsque Juda a re√ßu sa part dans le pays, - nous pourrions l'appeler sa province, - c'est √©trange, mais cette petite ville ne fut m√™me pas mentionn√©e, Bethl√©hem. Pourtant, elle se trouvait l√†, parce que Abraham ... ou je crois que c'est Rebecca qui fut ensevelie √† cet endroit-l√†. Mais cela ne devait √™tre qu'un tout petit village, parce que, si vous lisez dans Josu√© 5, vous verrez qu'il y avait cent quinze villes principales qui appartenaient √† Juda, sans compter les villages et les toutes petites villes; cent quinze villes sont mentionn√©es. Peut-√™tre qu'au moment du partage, Bethl√©hem √©tait tellement petite, avec peut-√™tre une ou deux petites maisons, qu'elle ne fut m√™me pas mentionn√©e dans l'h√©ritage. Et puis, nous voyons qu'en fait, elle n'a jamais √©t√© connue...

48     Le fils de Caleb est celui qui l'a fond√©e; il s'appelait Salma. C'est lui qui en a √©t√© le fondateur. La Bible dit qu'il en √©tait le p√®re, c'est-√†-dire qu'il √©tait le fondateur de Bethl√©hem. Autrement dit, il est probablement all√© s'installer l√†-bas et y a ouvert des commerces, et les √©changes commerciaux ont contribu√© √† son d√©veloppement. Nous d√©couvrirons la v√©ritable raison pour laquelle, plus tard, le pays tout entier fut jaloux de ce petit coin de pays, qui s'√©tendait vers le nord et vers l'est, et qui descendait un peu en pente vers le sud, formant une sorte d'√©peron. C'√©tait l'endroit le plus fertile de toute la Palestine. C'√©tait une zone de culture pour les c√©r√©ales et le bl√©, et il y avait de grandes plantations d'oliviers et d'autres choses dans cette partie de Bethl√©hem, ou plut√īt de la Palestine, l√† au bout de la province de Juda.

49     Nous d√©couvrons que la prostitu√©e Rahab est √©galement all√©e s'installer l√†-bas. Apr√®s qu'Isra√ęl eut franchi le Jourdain, qui marquait la fronti√®re de la Palestine... Nous connaissons l'histoire de Rahab la prostitu√©e. Repr√©sentons-nous-la quelques instants ce matin, comme une... une jeune femme, une belle jeune femme qui, √† cause d'un malheur survenu dans sa vie, avait √©t√© contrainte, √©tant elle-m√™me pa√Įenne... avait √©t√© contrainte de mener la vie qu'elle avait. Et souvent les gens sont contraints d'avoir la vie qu'ils ont.

50     L'autre soir je suis all√© au p√©nitencier, voir un homme qui y purgeait une peine. Je... je l'ai pris par la main et je lui ai parl√©. Je lui ai dit: ¬ęPourquoi donc avez-vous fait une chose pareille?¬Ľ Et, en me tenant la main, il s'est mis √† parler. Il avait √©t√© contraint √† faire ce qu'il avait fait. Et alors, je lui ai dit: ¬ęC'est que vous avez laiss√© cette chose vous contraindre √† faire cela. Vous n'√™tes pas oblig√© de faire cela; aucun homme n'est forc√© de boire.¬Ľ J'ai dit: ¬ęJe suis moi-m√™me nerveux, mais il n'est pas n√©cessaire d'avoir cela.¬Ľ

51     Et cette jeune femme, d√®s qu'elle eut entendu parler d'Isra√ęl pour la premi√®re fois, et de ce Dieu qui √©tait un... un Dieu qui exau√ßait les pri√®res, pas simplement un Dieu qu'on prie mais un Dieu qui r√©pond ensuite. Lorsqu'elle a entendu parler d'un Dieu qui accomplissait des miracles, qui pouvait faire des miracles, qui avait ass√©ch√© la mer et fait pleuvoir du pain du ciel, alors son cŇďur s'est mis √† trembler. Et alors, lorsqu'elle a entendu son premier message de la bouche de deux pr√©dicateurs qui s'√©taient rendus l√†, rapidement elle l'a accept√© de tout son cŇďur. Et un fil cramoisi fut attach√© √† sa fen√™tre pour servir de protection √† sa maison, parce qu'elle avait re√ßu le message!

52     Je pourrais ajouter quelque chose ici: Saviez-vous qu'elle √©tait un type de l'√Čglise des nations? Elle faisait partie des nations, et elle √©tait un type de l'√Čglise des nations. Quand nous avons entendu le Message, nous menions tous une vie de prostitution spirituelle, commettant de la fornication spirituelle contre le Dieu du Ciel, dans toutes sortes de choses, toutes sortes de d√©nominations et de religions. Mais, lorsque nous avons entendu dire qu'il y avait un Dieu qui vivait toujours et qui pouvait accomplir des miracles, rapidement nous avons re√ßu le Message.

53     Et c'est √† ce moment-l√† qu'a √©t√© appliqu√© le Sang du Seigneur J√©sus, ce que repr√©sentait le cordon de fil cramoisi. Et, sans aller trop dans le d√©tail, vous savez qu'elle l'a suspendu √† sa fen√™tre √† la vue de tous; le Sang √©tait expos√© publiquement. C'est ainsi que le Sang doit √™tre expos√©, publiquement, suspendu au mur ext√©rieur pour montrer que quelque chose s'est pass√© √† l'int√©rieur. Il en est de m√™me pour le v√©ritable croyant en Christ ce matin: √† l'ext√©rieur se trouve, bien en vue, le Sang du Seigneur J√©sus, ce qui d√©montre que quelque chose s'est pass√© √† l'int√©rieur.

54     Et, de ce fait, quand la col√®re a √©t√© d√©vers√©e et que les trompettes ont commenc√© √† sonner, Dieu a regard√© d'en haut et a vu ce cordon de fil cramoisi, suspendu l√† en comm√©moration. Il s'est toujours plu √† passer par-dessus le Sang. ¬ęLorsque Je verrai le Sang, Je passerai par-dessus vous.¬Ľ Il l'a vu. Et, au moment de la secousse, lorsque le Saint-Esprit a fait gronder la terre et crouler ces murs d'environ six m√®tres d'√©paisseur [vingt pieds - N.D.T.], pas une seule pierre n'est tomb√©e de l'endroit o√Ļ √©tait attach√© ce fil. Cela montre la protection d'un Dieu v√©ritable vis-√†-vis d'un croyant v√©ritable; peu importe dans quel √©tat vous √™tes lorsqu'Il vous trouve, vous n'avez qu'√† accepter ce cordon cramoisi. Il est tiss√© au travers de la Bible.

55     Nous voyons ensuite qu'apr√®s avoir √©t√© recueillie, comme si elle √©tait une Isra√©lite, elle est tomb√©e amoureuse d'un homme qui √©tait un capitaine et un prince en Juda. Il √©tait capitaine des arm√©es isra√©lites. Il s'appelait Salmon comme le roi Salomon. Il √©tait donc capitaine; et elle eut une idylle avec ce capitaine, qui √©tait prince de Juda. Et elle finit par l'√©pouser. Et, lorsque la distribution des biens fut r√©gl√©e pour les Isra√©lites, son mari bien-aim√© et elle s'√©tablirent √† Bethl√©hem.

56     Maintenant vous commencez √† y voir clair, n'est-ce pas? Voyez-vous? Cela commence √† s'√©claircir quand nous voyons qu'elle a v√©cu √† Bethl√©hem, elle, une √©pouse des nations unie √† un Juif. Pourquoi? Parce qu'elle a cru en un Dieu qui accomplissait des miracles. Regardez d'o√Ļ elle est sortie: d'une maison mal fam√©e, d'une maison de prostitution. Par sa conversion et par sa foi immuable en Dieu, elle est pass√©e d'une maison de prostitu√©es √† une belle maison √† Bethl√©hem. Quelle diff√©rence!

57     C'est ce qui se passe pour chacun d'entre nous: d'une maison d'incr√©dulit√©, de frustrations, d'actes immoraux et tout, √† une place, une position en Christ, qui est des plus belles. Du ridicule au sublime, voil√† la diff√©rence que cela fait, gr√Ęce √† notre conversion. Et avez-vous remarqu√© qu'elle a √©pous√© un prince de la maison de Juda, un capitaine? Ce capitaine repr√©sentait Christ, qui s'est choisi une √Čpouse parmi les nations. Passant de la place la plus basse √† la principale et √† la meilleure du pays. Nous d√©montrerons un peu plus loin au cours de notre message, qu'il en a √©t√© ainsi et qu'il ne pouvait pas en √™tre autrement. C'√©tait l√† un type de l'√Čglise des nations.

58     Et nous voyons qu'ils ont eu une jolie maison √† Bethl√©hem, √©tant donn√© que Salmon l'avait... l'avait fond√©e et qu'elle allait devenir un endroit important, avec ses bonnes terres fertiles. Quelle merveille lorsqu'on r√©alise que cette grande terre √† bl√© allait devenir le centre mondial du pain. Et, c'est vrai, ce n'est pas √©tonnant que J√©sus ait d√Ľ na√ģtre l√†; c'est parce qu'Il √©tait le Pain de Vie! Toutes les nations venaient y chercher leur bl√©, toutes les nations venaient y chercher leur grain. Car c'√©tait l√†, √† Bethl√©hem, qu'il y avait toute cette terre fertile. Et m√™me ce petit d√©tail, vous voyez, le fait de dire: ¬ęOh, c'√©tait la province du bl√©¬Ľ, cela avait une signification. Et vous voyez ce prince des nations, ou ce prince juif, prendre une √©pouse des nations, et la conduire l√†, √† Bethl√©hem, pour s'y √©tablir; il a √©lu domicile l√† o√Ļ il y avait du pain en abondance.

59     Nous d√©couvrons qu'√† travers cette belle histoire d'amour et cette grande ob√©issance produite par la foi de la prostitu√©e Rahab, celle-ci a donn√© √† Salmon un fils du nom de Boaz. Puis nous connaissons tous une autre belle histoire qui vient s'attacher maintenant √† ce maillon. Boaz est n√© √† Bethl√©hem, de Salmon et de la prostitu√©e Rahab.

60     Nous d√©couvrons donc, des ann√©es plus tard, apr√®s que Naomi eut quitt√© le pays, qu'elle fut all√©e s√©journer chez les Moabites, et qu'elle y eut √©t√© trait√©e si m√©chamment... Elle avait rompu la communion avec le reste des croyants pour aller, r√©trograde qu'elle √©tait, s'associer √† un autre peuple dans un autre pays. Autrement dit, elle avait quitt√© l'√Čglise des vrais croyants pour aller pendant quelque temps dans le monde, pour se joindre √† une √Čglise mondaine qui croit que tout est permis. C'est l√† qu'elle a perdu son mari.

61     Et il n'est pas n√©cessaire qu'il s'agisse chaque fois d'une mort physique, vous pourriez le perdre par une mort spirituelle, ou perdre votre √©pouse ainsi. Vous feriez mieux de rester sur un bon terrain! Vous feriez mieux de rester l√† o√Ļ vous savez que vous √™tes couvert par le Sang, peu importe l'apparence des autres, leur grandeur, les belles fl√®ches qu'ils ont sur leurs √©glises ou le timbre de ces grandes cloches. Vous feriez mieux de rester l√† o√Ļ le Sang couvre les p√©ch√©s des gens. Sans quoi, vous pourriez vous perdre l'un l'autre, et, par-dessus tout, vous pourriez perdre le Seigneur J√©sus et √™tre exclu.

62     Nous voyons ensuite qu'apr√®s que ses fils s'en furent all√©s, - elle les avait perdus tous les deux, - elle est rentr√©e, parce qu'il n'y avait pas d'esprit de r√©veil dans la ville √† ce moment-l√†.

63     Oh, combien j'aimerais m'arr√™ter ici quelques minutes! Combien j'aimerais relever cela et vous montrer que peu importe combien d'√Čglises ont r√©trograd√©... restez sous le Sang. Voil√† l'endroit o√Ļ il faut demeurer. Dedans ou dehors, en haut ou en bas, par vents ou mar√©es, o√Ļ que ce soit, restez sous le Sang. Cependant Naomi a pens√© qu'il serait pr√©f√©rable d'aller se joindre √† un autre groupe, √©tant donn√© qu'ils avaient des probl√®mes, que le pain spirituel n'√©tait pas l√†. Mais Dieu Le redonnera, ¬ęJe redonnerai, dit l'√Čternel¬Ľ. Restez dans le champ d'o√Ļ Il provient.

64     Ainsi, nous voyons qu'elle a commenc√© √† avoir un grand d√©sir de rentrer, apr√®s avoir appris qu'un grand r√©veil avait commenc√©. Et vous remarquerez que Naomi est retourn√©e pendant la ¬ęsaison des orges¬Ľ, comme la Bible le dit, juste au temps de la moisson; en d'autres termes, alors qu'un grand r√©veil battait son plein, si on l'applique spirituellement. Elle est retourn√©e pr√©cis√©ment en cette saison-l√†. Il ne lui restait rien; elle n'avait plus rien.

65     Et Orpa, l'√©pouse de l'un de ses fils, s'est mise √† consid√©rer tout ce qu'elle devrait sacrifier (elle repr√©sentait l'√Čglise moderne): ¬ęSi je vais l√†-bas, je devrai me s√©parer de mes danses, je devrai abandonner mes moments de plaisir et mes r√©unions mondaines.¬Ľ Alors elle pleura, embrassa sa belle-m√®re, et s'en retourna.

66     Mais voici une belle image. Il y en avait une autre avec elle, du nom de Ruth, une autre belle-fille, qui √©tait encore un type de l'√Čpouse des nations; elle embrassa sa belle-m√®re et dit: ¬ęJe vais tout abandonner; je pars avec toi. Que ton peuple soit mon peuple. Que ton Dieu soit mon Dieu. O√Ļ tu mourras, je mourrai. O√Ļ tu seras ensevelie, je serai ensevelie.¬Ľ C'est cela. C'est ce que Dieu veut. Non pas aller jusqu'√† la fronti√®re, faire la moiti√© du chemin; il doit s'agir d'un abandon absolu et total au Royaume de Dieu. Elle l'embrassa.

67     Et Naomi, pour la d√©courager, lui dit: ¬ęTu ferais mieux de retourner vers ton peuple. Je suis √Ęg√©e et il n'y a plus de fils en moi.¬Ľ La loi d√©clarait qu'elle devait attendre un fils. Elle dit: ¬ęMais il n'y en a plus en moi. Et m√™me si j'avais un mari et que j'aie ensuite un fils, tu serais alors trop √Ęg√©e pour l'√©pouser, donc retourne vers ton peuple.¬Ľ

68     Mais Ruth dit: ¬ęJe ne retournerai pas!¬Ľ Une foi enracin√©e, fond√©e, une foi parfaite √©tait entr√©e dans le cŇďur de Ruth. Elle dit: ¬ęJe vais avec toi.¬Ľ Et elle s'attacha √† elle, elle se cramponna √† elle. ¬ęJe serai l√† o√Ļ toi tu seras.¬Ľ J'aime cela.

69     Nous connaissons la suite de l'histoire. Nous savons que ce grand Boaz, qui √©tait le ma√ģtre de la moisson, s'occupait de la moisson √† ce moment-l√†, et qu'il √©tait un parent de Naomi. Et, lorsqu'elle trouvait... Ruth, l√† dans la petite mission en train de glaner, chaque petit brin de paille qu'elle pouvait trouver et qui avait encore des grains, elle le gardait, car, pour elle, c'√©tait la vie. Boaz, √©tant le ma√ģtre de la moisson, ordonna √† ses moissonneurs d'en laisser tomber une poign√©e pour elle de temps en temps, ce qu'elle ramassa avec joie. Ce jour-l√† elle battit ce qu'elle avait glan√© et en r√©cup√©ra un grand tablier tout plein. Et, lorsque Boaz sortit, lui le ma√ģtre de la moisson, et qu'il regarda Ruth et vit sa fid√©lit√©, il tomba amoureux d'elle.

70     Observez Boaz, qui repr√©sentait Christ. O√Ļ se trouvait-il? √Ä Bethl√©hem. O√Ļ Ruth √©tait-elle arriv√©e? √Ä Bethl√©hem. O√Ļ glanait-elle? √Ä Bethl√©hem. Pouvez-vous voir toute la port√©e spirituelle de ceci, le cadre dans lequel se d√©roule cette grande sc√®ne? Dieu connaissait tout cela depuis le d√©but.

71     Alors elle commen√ßa √† interroger sa belle-m√®re sur ce qu'elle devait faire. Et finalement Ruth √©pousa Boaz, encore l√† une femme des nations, mari√©e √† un prince en Juda; et elle s'√©tablit et v√©cut √† Bethl√©hem.
    √Ē toi, la petite Bethl√©hem, n'es-tu pas la moindre des principales villes de... de Palestine, mais il a plu √† Dieu, dont la connaissance et l'origine remontent aux temps anciens, au commencement, d'y faire na√ģtre Son Fils.

72     Il sait tout et fait concourir toutes choses juste comme il faut. Ruth √©pousa donc Boaz l√†-bas. Et lorsque Ruth et Boaz se sont mari√©s... Si nous avions le temps de nous attarder sur cette belle histoire, l'une des plus belles sc√®nes d'amour de tous les √Ęges, lorsque Ruth et Boaz se sont mari√©s. Et, vous rappelez-vous...
    Oh, arr√™tons-nous juste une minute ici. C'est simplement trop bon pour laisser passer cela!

73     Ruth √©tait une femme des nations. Elle n'avait pas d'h√©ritage avec les Juifs, tout comme nous, des nations, n'avions pas d'h√©ritage. Naomi √©tait donc celle qui, en fait, devait h√©riter. Mais, puisqu'elle avait perdu tout ce qu'elle avait au d√©but, que tous ses biens avaient √©t√© vendus aux ench√®res publiques, elle avait donc √©t√© excommuni√©e, et elle √©tait partie.

74     Alors, lorsqu'elle est revenue, il n'y avait qu'une personne qui pouvait racheter son h√©ritage perdu, c'√©tait le parent le plus proche d'elle. Boaz savait cela, il devait donc trouver un moyen de s'approprier cette jeune fille des nations, pour en faire son √©pouse. Et que lui a-t-il fallu faire? Il lui a fallu acheter tous les biens de Naomi afin d'obtenir Ruth, car celle-ci faisait partie des biens de Naomi. Et le seul homme qui pouvait racheter, c'√©tait quelqu'un de la famille, un proche parent. C'√©tait l√† la loi de la r√©demption.

75     Et le seul moyen pour Christ de racheter la possession d'Isra√ęl r√©trograde, c'√©tait d'en devenir un Parent. Et la seule fa√ßon pour Dieu de racheter la race humaine, c'√©tait que Dieu Lui-m√™me devienne chair. Et J√©sus √©tait Dieu, qui s'est fait parent de la race humaine. Il √©tait Emmanuel. Il est devenu parent. Il a pris sur Lui, non pas la forme d'un Ange, mais la forme d'un serviteur, qui a lav√© les pieds et v√©cu... Et les renards avaient des tani√®res, les oiseaux du ciel avaient des nids, mais Lui n'avait m√™me pas un endroit o√Ļ reposer Sa t√™te. Il a mang√©, Il a bu, Il... Il a pleur√©, Il a ri, tout comme les autres hommes. Et Il √©tait Dieu, non pas un proph√®te. Il √©tait Dieu. Mais Il devait √™tre parent afin de racheter la race humaine perdue. Voici donc Boaz, dans ce grand type, √† Bethl√©hem. Et regardez o√Ļ ce Parent est n√©, ce Parent de la race humaine; il devait en √™tre ainsi.

76     Et alors, lorsque ce noble Boaz l'a rachet√©e, il a d√Ľ t√©moigner publiquement du fait qu'il avait rachet√© tous les biens qu'elle avait perdus. Il est donc all√© √† la porte de Bethl√©hem, de nouveau cette petite ville, et il a appel√© les anciens de la ville, et il leur a fait savoir qu'en ce jour, il avait rachet√© tout ce que Naomi avait perdu. Tout ce qu'elle avait perdu, il l'avait rachet√©. Et il a √īt√© son soulier, et l'a jet√© en l'air devant les gens, comme signe. ¬ęEt si quelqu'un a une raison de dire quoi que ce soit, qu'il parle maintenant, car ceci est un acte comm√©moratif que j'ai rachet√© tout ce qu'elle avait perdu.¬Ľ

77     Oh, b√©ni soit le Nom du Seigneur! Et, lorsque notre Parent est venu, J√©sus de Nazareth, n√© √† Bethl√©hem, Il s'est tenu au sommet du mont Golgotha; et Il L'a √©lev√© entre ciel et terre pour servir de symbole comm√©moratif, montrant qu'Il avait rachet√© tout ce que la race humaine avait perdu dans la chute. Comment un homme peut-il m√©priser la gu√©rison divine et la puissance de la r√©surrection du Seigneur J√©sus, alors qu'un embl√®me a √©t√© pr√©sent√© publiquement au Calvaire, d√©clarant: ¬ęJ'ai rachet√© la race humaine enti√®re et tout ce qu'ils ont perdu.¬Ľ Il a rachet√© nos √Ęmes, Il a rachet√© nos corps, Il a rachet√© tout ce que nous avions perdu dans la chute. Notre Parent R√©dempteur est venu, s'est fait chair et a habit√© parmi nous; Il a pr√©sent√© l'embl√®me, et Il a dit: ¬ęC'est accompli.¬Ľ Qu'est-ce qui est accompli? Tout est accompli. Nous sommes simplement en train d'entrer dans notre h√©ritage. Comme les jours passent, nous nous en approchons de plus en plus.

78     Boaz et Naomi... Ils √©taient mari√©s depuis un bout de temps quand leur est n√© un fils qui a encore ajout√© √† la lign√©e: Obed. Et lui aussi a engendr√© son fils, lequel s'appelait Isa√Į. Et Isa√Į a eu huit fils.

79     Et le grand proph√®te Samuel est celui qui est venu avec la corne d'huile, ce grand proph√®te est all√© vers Isa√Į et a dit: ¬ęDieu a choisi l'un de tes fils pour diriger et servir Mon peuple.¬Ľ Et c'√©tait l√†-derri√®re, dans les champs, dans un petit enclos o√Ļ se tiennent les bergers, que l'on fit chercher un petit gar√ßon au teint color√©, maigre d'apparence, David, le plus... le plus jeune. Et Samuel a vers√© sur lui l'huile d'onction, en pr√©sence de tous ses fr√®res et de tous ceux qui √©taient l√†, prouvant que Dieu l'avait oint pour roi. Et o√Ļ √©tait-ce? √Ä Bethl√©hem. Gloire √† Dieu dans les lieux tr√®s hauts! Ce n'est pas √©tonnant! √Ä Bethl√©hem, c'est l√† qu'il a √©t√© oint pour roi!

80     C'est √† Bethl√©hem qu'est n√© David. Et son plus grand Fils, J√©sus, devait aussi na√ģtre √† Bethl√©hem, parce qu'il y a un lien si √©troit entre les deux, son P√®re et son Fils. Ce grand Fils n'√©tait pas seulement le Fils, mais Il √©tait aussi le Rejeton et la Post√©rit√© de David, Il √©tait m√™me avant David et Il serait apr√®s David. Il √©tait d'√©ternit√© en √©ternit√©. Mais, selon la chair, et conform√©ment √† toutes les choses qui devaient s'accomplir, Il √©tait le Fils de David. Il devait na√ģtre, des ann√©es plus tard, dans cette m√™me Bethl√©hem, cette petite ville abandonn√©e.

81     Mais, pendant tout ce temps, - l'avez-vous remarqu√©? - il y avait l√† un grand myst√®re puissant √† l‚ÄôŇďuvre, que personne ne semblait comprendre. Il en est de m√™me dans la Bethl√©hem de Dieu aujourd'hui, il y a un... un signe-myst√®re qui est √† l‚ÄôŇďuvre, et que personne ne semble comprendre. Cela passe au-dessus de la t√™te des gens. Ils n'ont pas l'air de saisir. Peu importe ce qui est fait ou ce qui est dit, et la partie myst√©rieuse de ce qui est fait, les gens regardent et disent: ¬ęOh, je pense que c'est en r√®gle¬Ľ, et ils poursuivent leur chemin; mais ils ne comprennent pas! Ils ne peuvent pas le saisir. Ils ne peuvent pas le comprendre. Et c'est ce que Dieu faisait √† Bethl√©hem, en Jud√©e. Il √©tait √† l‚ÄôŇďuvre, toutes ces petites choses avan√ßant pour aboutir √† une grande t√™te.

82     David, oh, quand, petit gar√ßon encore, il a √©t√© oint pour roi, il avait le teint color√©, mais il devait y avoir en lui quelque chose d'authentique, qui a plu √† Dieu. Il √©tait tout petit, c'√©tait le plus petit de la famille. Les autres gar√ßons √©taient de grands hommes bien costauds, qui auraient fait bonne impression v√™tus d'une robe et portant une couronne sur la t√™te. Mais Dieu a montr√© quelle est la chose √† laquelle Il regarde; non pas l'apparence ext√©rieure, mais ce qui se trouve √† l'int√©rieur de l'homme. Il a regard√© √† son cŇďur. Il savait ce qu'il y avait dans le cŇďur de David; peu importe ce qu'il aurait l'air avec une couronne sur la t√™te, Il savait qu'Il avait trouv√© en lui un homme qui serait selon Son cŇďur. C'est l√† ce que David serait: un homme selon Son cŇďur. C'est pour cela qu'Il a vers√© sur lui l'huile d'onction, ou fait verser sur David l'huile d'onction. Le nom David signifie ¬ębien-aim√©¬Ľ.

83     Comme ce fut bien repr√©sent√© en J√©sus, le Bien-Aim√©, des ann√©es plus tard; ce Fils de David, qui devait venir pour accomplir toutes choses qui avaient √©t√© promises. Cette petite ville de Bethl√©hem est l'endroit o√Ļ ces choses se sont pass√©es. C'est sur ces m√™mes petites collines de Jud√©e, o√Ļ David avait fait pa√ģtre ses brebis, que bien des ann√©es plus tard les Anges ont chant√© leur premier No√ęl - sur les collines de Jud√©e qui dominaient Bethl√©hem. Le premier No√ęl! ¬ęDans la ville de David, il vous est n√© Christ le Seigneur.¬Ľ Quand, pour la premi√®re fois, des Anges sont apparus pour chanter, ils ne sont pas venus √† J√©rusalem, dans la grande √©glise, pas plus qu'ils ne sont venus √† Guilgal. Ils ne sont pas venus √† Silo non plus, qui avait √©t√© tout ce temps-l√† le lieu du culte religieux d√©nominationnel. Mais ils sont venus dans la petite Bethl√©hem, o√Ļ l'Esprit de Dieu avait agi d'une fa√ßon myst√©rieuse et avait produit quelque chose. C'est l√† qu'ils sont venus.

84     C'est l√† que Christ devait venir. C'est l√†! C'est l√†, dans cette m√™me petite ville, qu'est n√© un Roi, qu'une m√®re, une vierge, allait enfanter son fils premier-n√©. Dans sa petite forteresse fut abrit√© et log√© le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs. Non seulement Samuel est venu verser l'huile d'onction, mais Dieu l'a r√©pandue sur Lui et sur le monde. Christ le Seigneur! Les Anges ont proclam√© Sa venue et ont chant√© aux bergers qui, sur le flanc de la colline, avaient suivi David le roi, bien des ann√©es auparavant. Voyez-vous le myst√®re de Dieu et combien il est grand?

85     Il est n√© dans cette importante r√©gion o√Ļ l'on cultivait le bl√©; or le bl√© fait partie des √©l√©ments de base pour le maintien de la vie. Et Il √©tait le Pain de Vie. ¬ęJe suis le Pain de Vie. Celui qui mange Ma chair et boit Mon Sang a la Vie √©ternelle et ne mourra jamais, ni ne viendra en jugement, mais il est pass√© de la mort √† la Vie.¬Ľ

86     Bethl√©hem! Le nom bette-el... B-e-t-h, beth; bette en h√©breu signifie ¬ęmaison¬Ľ. E-1 est l'abr√©viation d'√Člohim; √Člohim veut dire ¬ęDieu¬Ľ. B-e-t-h, bette; E-1, E-1, c'est Elohim, c'est-√†-dire Dieu: la Maison de Dieu, o√Ļ est d√©pos√© le Pain de Vie. E-1, h-e-m, terminez ce mot et ramenez votre 1 avec votre e, cela signifie ¬ęune miche de pain¬Ľ en h√©breu, El-hem. E-1, c'est Dieu, Elohim. B-e-t-h, c'est ¬ępain¬Ľ ... ou b-e-t-h, c'est... b-e-t-h, c'est ¬ęmaison¬Ľ. E-1, c'est Elohim abr√©g√©. Et alors, E-1, he-m, c'est ¬ępain¬Ľ. Qu'√©tait-Il? La Maison du Pain de Dieu. ¬ęLa Maison du Pain de Dieu.¬Ľ Maison, bette; √Člohim, Dieu; El-he-m, pain. ¬ęLa Maison du Pain de Dieu¬Ľ, voil√† la signification de Bethl√©hem.

87     O√Ļ aurait-Il pu na√ģtre ailleurs que l√†? Pourtant c'√©tait cach√© √† tous, except√© √† ce proph√®te; il a dit: ¬ęC'est de Bethl√©hem qu'Il sortira.¬Ľ Ils regardaient √† J√©rusalem; ils cherchaient dans tous ces grands ¬ęSilo¬Ľ; ils regardaient partout. Mais Il est venu de Bethl√©hem, parce que c'√©tait la maison du Pain de Vie de Dieu. Il est le grenier de Dieu pour le monde. Et c'est l√† qu'Il est n√©, √† Bethl√©hem. Il ne pouvait na√ģtre nulle part ailleurs.

88     On pourrait relever bien des choses importantes que j'ai not√©es cette semaine, en √©tudiant les diff√©rents aspects spirituels li√©s au fait qu'Il devait na√ģtre √† Bethl√©hem. Lorsque j'ai touch√© ces quelques points, le Saint-Esprit m'a saisi; j'ai dit: ¬ę√Ē Dieu, cela suffit. Je le vois √† pr√©sent.¬Ľ

89     Il ne pouvait na√ģtre nulle part ailleurs qu'√† Bethl√©hem. C'√©tait le lieu de provenance du pain pour la nation. Le pain de toute la maison d'Isra√ęl provenait de l√†. Et Lui, Il √©tait le Pain de Vie qui est descendu du ciel, la Manne spirituelle. Il devait donc venir de Bethl√©hem, l'endroit o√Ļ on allait faire la queue pour avoir du pain, l'endroit o√Ļ se trouvait le pain. Bethl√©hem, l'endroit o√Ļ on faisait le pain. Or J√©sus, qui √©tait le Pain de Vie, a dit: ¬ęL'homme peut en manger, et ne jamais mourir.¬Ľ

90     Un autre √©v√©nement important que je ne voudrais pas oublier de mentionner, c'est lorsque David a travers√© son moment le plus p√©nible - lorsqu'il √©tait en fuite. Il avait d√©j√† √©t√© oint, il savait ce qu'il allait devenir: il allait devenir roi. Dieu l'avait dit, et pourtant on le ha√Įssait. Il se trouvait entre deux grands feux: d'un c√īt√©, il avait les Philistins √† ses trousses, et de l'autre, Sa√ľl. Et lui √©tait apatride.

91     C'est ainsi que se tient l'√Čglise aujourd'hui, la v√©ritable √Čglise vivante de Dieu; Elle est sans d√©nomination ou quoi que ce soit d'autre. Elle se tient seule, mais cependant, l'onction a √©t√© r√©pandue sur Elle. Elle sait ce qu'Elle est.

92     Comment donc cela peut-il bien arriver avec le diable de part et d'autre s'acharnant contre David? Il s'√©tait r√©fugi√© dans des forteresses et dans des cavernes dans le d√©sert, essayant de se cacher, avec une poign√©e de fid√®les guerriers, juste quelques-uns qui croyaient comme lui. Mais ces hommes avaient foi en Dieu que celui-l√† serait le roi.

93     Ainsi en est-il des croyants aujourd'hui; ils sont cach√©s ici et l√†, mais ils savent qui va venir comme Roi. Peu m'importe qui va √™tre Pr√©sident, nous savons qu'Il vient. Et cela semble plus loin que jamais, tandis que la science essaie d'avoir le dessus en disant: ¬ęNous pouvons fabriquer un homme, nous pouvons faire ceci, nous pouvons prendre un lapin, en prendre le pollen et faire un autre lapin¬Ľ, essayant de r√©futer la Parole de Dieu. Mais il y a un peuple qui croit Dieu et qui tient ferme plus que jamais. Quoi qu'il advienne, ils croient Dieu. Dieu a raison! Ils tiennent la main immuable de Dieu. Au milieu des combats, au milieu des larmes, au milieu de la maladie, de la mort, au milieu de tout, ils tiennent toujours la main immuable de Dieu. Ils savent qu'Il vient bient√īt comme Roi.

94     Les gens aujourd'hui rient et se moquent d'eux, ils les traitent de ¬ęholy rollers¬Ľ [expression p√©jorative qui signifie ¬ęsaints qui se roulent par terre¬Ľ lorsque l'Esprit les saisit - N.D.T.], ils les traitent de tout, mais ces combattants de Dieu restent fid√®lement √† leur poste. Vous pouvez bien les appeler un ¬ęgroupe de gu√©rison¬Ľ, vous pouvez bien les appeler une ¬ębande de fanatiques¬Ľ, ou tout ce que vous voudrez, ils resteront attach√©s √† ce Roi; ils savent qu'Il va acc√©der au pouvoir. Qu'ils prennent Son Nom en vain, qu'ils se moquent, qu'ils rient, qu'ils appellent les gens qui croient en Lui des ¬ębannis¬Ľ, ¬ęle rebut¬Ľ, cela ne les d√©range pas le moins du monde, ils restent fid√®lement √† leur poste.

95     Ces combattants, qui √©taient avec David, sont rest√©s l√†, √† ses c√īt√©s. Qu'un Philistin, que n'importe qui se pr√©sente, il fallait se battre, car on les harcelait de toutes parts. Ce pauvre David, tellement troubl√©, a pens√©: ¬ęMais, comment est-ce possible, Seigneur?¬Ľ

96     Vous savez, les conducteurs traversent parfois des choses que l'assembl√©e ignore totalement. Quand vous pensez √† des promesses que Dieu a faites, vous vous demandez pourquoi elles ne s'accomplissent pas. Ils n'en parlent pas √† leur congr√©gation, ils n'en parlent pas aux gens qu'ils c√ītoient, mais il y a bien des frustrations dans le cŇďur d'un vrai conducteur.

97     David √©tait assis l√†, la gorge lui br√Ľlait; c'√©tait au milieu de l'√©t√©. Les Philistins tiraient parti de la division entre David et Sa√ľl. Sa√ľl cherchait David partout; les Philistins aussi. Et puis les Philistins cherchaient les Isra√©lites. Vous parlez d'un temps de confusion! C'√©tait √† peu pr√®s comme maintenant. Et David se r√©fugiait dans tel petit endroit, tel petit abri, ce qu'il pouvait trouver, quelque petit lieu fort. Puis il est mont√© sur la montagne, en plein cŇďur de l'√©t√©, sous une chaleur suffocante, sa gorge toute dess√©ch√©e et son cŇďur rempli de frustrations et de craintes; il se demandait: ¬ę√Ē Dieu, comment est-ce possible? Tu as vers√© cette huile sur moi, non pas parce que j'en avais d√©cid√© ainsi, mais parce que, Toi, Tu m'avais choisi. Pourquoi m'as-Tu appel√©, alors que j'√©tais l√†-bas en train de garder les brebis, me disant que Tu me donnerais ceci pour servir Ton peuple, et voici que Tu m'as conduit au beau milieu de la bagarre?¬Ľ De telles pens√©es traversaient son cŇďur.

98     Il s'est assis sur la colline et, du haut de la colline, il a regard√©; les Philistins √©taient entr√©s et avaient plac√© une garnison √† Bethl√©hem, le lieu m√™me de sa demeure. Sa petite ville √©tait donc tomb√©e aux mains de l'ennemi. Et, avec elle, la maison de son p√®re, la maison d'Isa√Į, √©tait en esclavage, sous la coupe des Philistins. Sa propre nation et sa propre √Čglise √©taient contre lui. D'une part il combattait l'ennemi, de l'autre il combattait les gens de l'√Čglise; non pas qu'il le voul√Ľt, mais il y √©tait forc√©.

99     Tr√®s souvent nous sommes forc√©s de faire certaines choses, et de dire des choses que nous ne voulons pas dire; un vrai conducteur spirituel est contraint de le faire. Il doit prendre position et montrer ses couleurs. ¬ęJe prendrai le chemin avec le petit nombre des m√©pris√©s qui suivent le Seigneur¬Ľ, comme l'a dit le compositeur.

100     II √©tait donc l√† en cette chaude journ√©e, et sans doute qu'il faisait les cent pas en regardant en direction de cette longue vall√©e. (Cela faisait environ quarante kilom√®tres [vingt-cinq milles - N.D.T.] aller et retour pour aller jusque l√†.) De ce c√īt√©-l√† se trouvait la maison de son p√®re, r√©duite en esclavage par les Philistins. De l'autre c√īt√© se trouvait Sa√ľl... Et voil√† que celui-ci vient se mettre en plein milieu, parce qu'il avait pris position. Quel moment terrible! Isra√ęl √©tait compl√®tement divis√©, l'√Čglise √©tait divis√©e en diff√©rentes d√©nominations, si je peux l'exprimer ainsi; et voici David qui se tenait de ce c√īt√©-ci, ne sachant que faire, et cependant, sachant que sur lui reposait l'onction. Ils savaient que l'onction √©tait l√†. Ils savaient que David allait √™tre roi. All√©luia!

101     Nous savons qui va √™tre Roi! Peu importe qui va √™tre Pr√©sident. Je sais qui va √™tre Roi. Il sera Roi. Et je sais qu'il n'est pas facile de prendre position. Mais, √ī Dieu, aide-moi √† fermer mes yeux aux d√©nominations et √† tout le reste, et √† fixer mon regard sur ce que je vois l√†-bas, dans le spirituel: Il est le Roi qui vient. C'est Lui que je servirai. S'il me faut mourir, alors laissez-moi mourir; si cela me co√Ľte ma famille, mes bien-aim√©s, ma d√©nomination, si cela me co√Ľte tout ce que j'ai, laissez-moi Le servir. Je resterai avec Lui. Voil√† les combattants de Dieu, tels que ceux qui √©taient avec David. Ils marchaient, la main constamment sur leur √©p√©e. C'est ainsi que les combattants de Dieu marchent: ils sont pr√™ts!

102     L'ennemi dit: ¬ęIl te faut prendre un petit verre, si tu veux vivre en soci√©t√©.¬Ľ

103     ¬ęJe ne toucherai pas √† vos choses impures.¬Ľ Amen! Voil√† l'ennemi! Et voil√† le combattant!

104     ¬ęMais, ne vas-tu pas renoncer √† toutes ces balivernes de ‚Äėholy roller‚Äô [saint qui se roule par terre - N.D.T.] que tu crois?¬Ľ

105     ¬ęJe crois Dieu. Je resterai fid√®le!¬Ľ Voil√†! Voil√† les combattants.
    ¬ęOh, tu veux dire... Mais la gu√©rison divine n'existe pas!¬Ľ
    ¬ęC'est ce que tu penses, mais moi je sais √† quoi m'en tenir.¬Ľ

106     ¬ęLe bapt√™me du Saint-Esprit n'existe pas. Ces jours-l√† appartiennent au pass√©.¬Ľ

107     ¬ęC'est ce que tu penses, mais je L'ai d√©j√† re√ßu. Tu arrives simplement un peu trop tard pour m'en parler.¬Ľ

108     Ils savaient que l'onction reposait sur ce jeune homme au teint color√©; ils savaient qu'il allait √™tre roi.

109     Mais David, dans son esprit, √©tait frustr√©. Je peux imaginer cela: observons-le une minute. Il se rend l√† et s'assoit; et de l√†-haut il regarde, pensant: ¬ęMa ville bien-aim√©e, ma Bethl√©hem, regardez-la, l'endroit o√Ļ les grandes choses de Dieu sont arriv√©es; le p√®re du p√®re du p√®re de mon p√®re y est n√©; mon arri√®re-arri√®re-arri√®re-arri√®re-grand-m√®re a dit dans... au moment de la naissance de Juda, de la tribu duquel je fais partie, que l√†-bas se trouvait quelque chose de surnaturel. Elle a prononc√© le nom de l'endroit, et c'est √† cet endroit pr√©cis que Josu√© a plac√© ce fils. Et, √† partir de l√†, toutes ces choses sont arriv√©es. Cela doit s'accomplir. J'√©tais berger, quand Tu as vers√© de l'huile sur ma t√™te. Tu as dit que je serais roi. Je Te crois. Amen.¬Ľ

110     Puis il regarde l√† en bas de nouveau, et songe: ¬ęEh bien, tout l√†-bas, dans ma petite ville, l√† o√Ļ je suis n√©, ce petit groupe auquel j'appartenais... c'√©tait le bon vieux temps.¬Ľ

111     Les M√©thodistes auraient avantage √† faire un retour en arri√®re, √† leur bon vieux temps, lorsqu'ils √©taient peu nombreux et se r√©unissaient dans des petites √©coles, ici en Am√©rique, et qu'ils tombaient sous la puissance de Dieu et se jetaient de l'eau sur le visage. Et vous, les Baptistes, feriez mieux de vous rappeler d'o√Ļ vous √™tes venus. Les autres aussi. Vous, les Pentec√ītistes, souvenez-vous donc d'o√Ļ vous √™tes venus. C'est vrai.

112     Voici que, dans le feu du combat, David se met √† penser: ¬ęOh, je me rappelle ces nuits o√Ļ je couchais l√†-bas sur le flanc de la colline. Je me rappelle lorsque j'observais les √©toiles se d√©placer dans le firmament, et que Dieu parlait √† mon cŇďur de petit gar√ßon. Je me rappelle ce jour o√Ļ je suis tellement entr√© dans l'Esprit √† contempler les nuages et les verts p√Ęturages que, pouss√© par l'Esprit, j'ai chant√© √† plein gosier
    L'√Čternel est mon berger: je ne manquerai de rien.
    Quand je marche dans la vall√©e des ombres de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi...

113     Oh! l√† l√†! Et voici qu'il √©tait pr√©cis√©ment dans les griffes de la mort √† ce moment-l√† - et des deux c√īt√©s. ¬ę‚ÄėEt m√™me quand je marche dans la vall√©e de l'ombre de la mort‚Äô... Ce bon vieux temps, quand l'Esprit √©tait avec moi, quand Dieu √©tait avec moi, que je chantais Ses louanges et jouissais de Sa pr√©sence.¬Ľ

114     ¬ęJe me souviens de la fois o√Ļ un lion est venu un matin et s'est empar√© de l'une de mes brebis. L'Esprit de Dieu est venu sur moi, et alors j'ai couru apr√®s lui, je l'ai saisi et l'ai coup√© en morceaux. Je me souviens de cette d√©livrance. Oh, je me rappelle le soir o√Ļ, juste avant le coucher du soleil, un ours est venu et s'est empar√© de l'une des brebis, et je l'ai tu√©. Ces grandes d√©livrances!¬Ľ

115     ¬ęJe me souviens quand, tout enfant, je chantais Ses louanges, pendant que je faisais pa√ģtre mes brebis. √Ē Dieu, ram√®ne-moi √† ce point-l√†! Ram√®ne-moi √† mon premier amour. Ram√®ne-moi l√†-bas et redonne-moi mon b√Ęton de berger. Redonne-moi mon troupeau de brebis. Laisse-moi tout seul l√†-bas, √† T'adorer.¬Ľ

116     Il nous arrive de penser √† cela, mais nous sommes dans le feu du combat, il faut faire quelque chose. Il fut un temps o√Ļ nous √©tions des gar√ßons, mais nous sommes des hommes √† pr√©sent. Le combat fait rage. Je me rappelle lorsqu'il y avait de la sciure par terre, et que les gens criaient et jubilaient, et qu'on ne pouvait pas p√©n√©trer ici tellement il y avait du monde. Mais il n'en est plus ainsi aujourd'hui. La bataille fait rage. Il ne s'agit plus de William Branham, le tout jeune pr√©dicateur, il faut produire quelque chose. Oui monsieur, il doit y avoir quelque chose de diff√©rent. L'heure avance. La bataille fait rage. La chaleur du feu se fait sentir. C'est le temps de la d√©livrance pour les gens, pour tous ceux qui sont trouv√©s √©crits dans le Livre. Maintenant, l'heure est venue.

117     David, tout frustr√©, faisait les cent pas, en pensant: ¬ęOh, quelle chaude journ√©e! Oh! ce qu'il fait chaud! Oh! Sa√ľl pourrait venir de cette direction-ci, et les Philistins de cette autre direction; les arm√©es nous entourent de toutes parts, et nous voici assis l√†, √† l'entr√©e d'une caverne! Mais pourtant l'huile d'onction est sur moi. Comment est-ce possible, √ī Dieu, comment est-ce possible? Oh! si seulement je pouvais boire quelque chose.¬Ľ C'est alors qu'il retourne en pens√©e l√†-bas aux portes de Bethl√©hem. Il y avait l√† un puits. Aucune eau n'√©tait comparable √† son eau.

118     Vous savez, la Palestine poss√®de de la mauvaise eau. Leurs eaux sont contamin√©es et peuvent m√™me transmettre la fi√®vre ¬ęblackwater¬Ľ [sorte grave de malaria avec pr√©sence de sang dans l'urine - N.D.T.] entre autres. Il y a aussi une grande partie de leur eau qui est alcaline, et qui vous tuerait.

119     Or, Bethl√©hem est aussi le principal point d'eau de la province. Il n'y avait aucune eau comparable √† celle de Bethl√©hem! David pensait: ¬ęOh, quand je partais avec mes brebis le matin, je passais pr√®s de ce vieux puits pour y boire. Oh! que son eau √©tait fra√ģche et pure, et si d√©salt√©rante!¬Ľ

120     Mais maintenant sa gorge √©tait en feu, et pourtant il √©tait oint. ¬ęOh! si seulement je pouvais avoir un verre d'eau!¬Ľ Et alors ses guerriers... Dans son d√©sespoir il s'est √©cri√©: ¬ęOh! si seulement quelqu'un pouvait m'apporter √† boire de ce vieux puits, l√†-bas √† Bethl√©hem.¬Ľ Oh, apr√®s avoir r√™v√© aux jours de son enfance et √† ses victoires, il se voyait maintenant dans cet endroit, pris entre deux feux, et il s'est √©cri√©: ¬ęOh! si quelqu'un pouvait m'apporter de l'eau de Bethl√©hem.¬Ľ

121     Ses guerriers ne pouvaient pas lire dans sa pens√©e, mais, fr√®re, ils l'aimaient avec tout ce qu'il y avait en eux. Le moindre de ses d√©sirs √©tait pour eux un ordre. Trois de ses puissants guerriers ont donc d√©gain√© leur √©p√©e, se sont gliss√©s hors du camp, et se sont fray√©s un chemin sur une distance de quarante kilom√®tres [vingt-cinq milles - N.D.T.]. Lorsqu'ils sont partis, David s'est sans doute demand√©: ¬ęO√Ļ sont-ils, qu'ont-ils fait? O√Ļ sont-ils all√©s? Ne savaient-ils pas qu'ils risquent leur vie?¬Ľ Ils s'√©taient jet√©s dans les griffes de la mort, avec des embuscades dress√©es partout sur une distance de quarante kilom√®tres [vingt-cinq milles - N.D.T.]. Les √©p√©es tournoyaient et les boucliers s'entrechoquaient; mais leur homme, leur fr√®re qui, comme ils le croyaient, allait devenir roi, d√©sirait √† boire.

122     Oh, fr√®re, je me demande si les guerriers aujourd'hui sont pr√™ts √† se frayer un chemin √† travers le formalisme, les doutes et l'incr√©dulit√©, pour exaucer les d√©sirs du Seigneur en Sa pr√©sence. ¬ęLe moindre de Tes d√©sirs... si c'est l'Afrique, si c'est l'Inde, si c'est dans la rue, peu importe o√Ļ c'est! Le moindre de Tes d√©sirs, Seigneur, est pour moi un ordre. La mort n'est rien pour moi. La popularit√©, mon... ce que je suis, ce que je serai, tout √ßa n'a aucune importance, Seigneur; ce qui compte, c'est d'accomplir Tes d√©sirs.¬Ľ Voil√† les guerriers qui se tiennent √† Ses c√īt√©s. ¬ęQuand on me traiterait de ‚Äėholy roller‚Äô [saint qui se roule par terre - N.D.T.], quand on porterait atteinte √† ma r√©putation, quand on me jetterait √† la rue, que m'importe: Ton d√©sir est pour moi un ordre.¬Ľ Voil√† le v√©ritable soldat.

123     Qu'ont-ils fait? Ils ont combattu, sans rel√Ęche, jusqu'√† ce qu'ils soient parvenus √† ce puits. Ils y ont plong√© leur seau, et ils sont revenus, combattant encore, croisant le fer √† droite et √† gauche pour se frayer un passage. Finalement, ils sont arriv√©s devant David et ont dit: ¬ęVoici, mon seigneur!¬Ľ Oh! l√† l√†! Quoi? Un homme qui √©tait tomb√© en disgr√Ęce, un homme qui √©tait ha√Į de l'√Čglise, un homme qui √©tait ha√Į du roi, un homme qui √©tait ha√Į des Philistins, un homme qui √©tait ha√Į presque de toutes parts, except√© du petit groupe qui le suivait; eux savaient qu'il √©tait le roi qui allait bient√īt venir.

124     Je sais qu'aujourd'hui nous chantons de beaux chants, nous b√Ętissons de magnifiques √©glises, nous avons de beaux cantiques et tout, nous Le louons ainsi; seulement J√©sus a dit: ¬ęMais votre cŇďur est √©loign√© de Moi, car vous enseignez des pr√©ceptes qui sont des commandements d'hommes.¬Ľ Que le Saint-Esprit vienne et fasse quelque chose dans l'√©glise, montrant la Pr√©sence de J√©sus-Christ, et ils vous jetteront dehors. ¬ęC'est en vain que vous M'honorez.¬Ľ Ils adorent, mais: ¬ęC'est en vain que vous le faites, en enseignant comme doctrine des traditions d'hommes.¬Ľ

125     Mais il y a des combattants qui croient en Lui, il y a des combattants qui se tiennent √† Ses c√īt√©s avec une compr√©hension spirituelle, comme il y en avait l√†-bas, dans la petite Bethl√©hem. Assur√©ment!

126     David a pris ce seau d'eau l'a regard√©, et la Bible dit qu'il l'a r√©pandu par terre. Il a dit: ¬ęSeigneur, loin de moi la pens√©e de boire cela, parce que mes... Tes guerriers ont risqu√© leur vie pour aller l√†-bas et pour m'apporter cette eau. C'est l√† le sang des hommes. Je ne peux pas le faire.¬Ľ Et cette eau pure, - pour laquelle ils avaient risqu√© leur vie, en franchissant les lignes ennemies et en se rendant l√†-bas, - David l'a r√©pandue par terre, comme offrande volontaire au Seigneur. Ce n'√©tait pas un geste mesquin, c'√©tait simplement pour accomplir les √Čcritures.

127     Parce que, bien que J√©sus de Bethl√©hem soit le Pain de Vie, Il est aussi l'Eau de la Vie. Assur√©ment. Qu'a-t-Il fait? Il √©tait repr√©sent√© √† la fois en David et en ces guerriers; parce qu'Il √©tait le roi, et Il √©tait le guerrier qui est venu et s'est fray√© un passage √† travers les lignes de l'ennemi. Amen! Il a conquis la mort, l'enfer et la tombe. Il a r√©pandu Son propre Sang, afin que s'accompl√ģt Jean 3:16.
    Car Dieu a tant aim√© le monde qu'il a donn√© son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne p√©risse point, mais qu'il ait la vie √©ternelle.

128     Ce n'est pas l'eau qui repr√©sentait cela qu'Il a donn√©, mais... Lui-m√™me √©tait cette Eau, mais Il voulait qu'un peuple ait la Vie. Comment l'a-t-Il fait? Par Son propre Sang, en le r√©pandant; non pas en le renversant, ce serait un accident, mais Il l'a r√©pandu librement au Calvaire, apr√®s qu'Il ait fait une perc√©e √† travers toutes les lignes de l'ennemi. Alors Il a r√©pandu Son Sang avec Sa Vie, afin qu'Il puisse √™tre le grenier pour le monde.
Et la Fontaine remplie de Sang,
Tiré des veines d'Emmanuel;
Et les pécheurs plongés sous ce flot,
Perdent toute marque de culpabilité.

129     Voil√† pourquoi Il est n√© √† Bethl√©hem. Voil√† pourquoi Il devait y venir: parce que c'√©tait le centre pour le pain - le Pain de Vie. C'√©tait aussi le centre pour l'eau; quelle sorte d'eau? Les Eaux de la Vie. Et en J√©sus se trouvaient √† la fois le Pain de Vie et les Eaux de la Vie. Par cons√©quent Il devait venir et na√ģtre √† Bethl√©hem.
    Toi, Bethl√©hem de Jud√©e... N'es-tu pas le moindre de tous les grands princes? Tu n'es qu'un simple petit pr√©dicateur, tu es simplement un petit. Mais de toi sortira Celui qui dominera, et dont l'origine remonte aux temps anciens, et Il existe depuis toujours, et d'√©ternit√© en √©ternit√©.

130     Voil√† pourquoi Il est n√© √† Bethl√©hem, en Jud√©e. Cela Lui a servi de berceau. Et, mon fr√®re, l'endroit o√Ļ Il veut avoir Son berceau aujourd'hui, c'est dans votre √™tre, dans votre propre cŇďur, afin qu'Il puisse manifester, par vous, les Eaux de la Vie √† un peuple qui p√©rit, et le Pain de Vie √† un peuple affam√©. Il est le Pain et l'Eau de la Vie; les deux choses essentielles √† la subsistance de l'homme sont le pain et l'eau. Sa promesse est certaine.

131     Inclinons nos t√™tes un instant. Je d√©sire maintenant avoir toute votre attention. Dites-moi ce matin, √™tes-vous d√©j√† all√©s √† Bethl√©hem? Si vous n'avez jamais √©t√© √† Bethl√©hem...

132     On disait aussi √Čphrata de Bethl√©hem, √Čphrata de Bethl√©hem. √Čphrata signifie ¬ęracine¬Ľ; cela vient du mot h-e-m-p, hemp, ce qui signifie ¬ęracine¬Ľ. Et cet ancien district s'appelait √Čphrata, ce qui signifie que c'est le ¬ęcommencement de la vie¬Ľ. Christ a dit: ¬ęSi vous demeurez en Moi, Je suis le cep et vous √™tes les sarments.¬Ľ Il est la Racine de toute Vie.

133     Si vous n'√™tes jamais all√©s √† Bethl√©hem, √Čphrata de Bethl√©hem, venez ce matin, recevez-Le comme votre Sauveur, et Il vous pardonnera vos p√©ch√©s. Voulez-vous lever la main vers Lui, en disant: ¬ęSeigneur Dieu, sois mis√©ricordieux envers moi maintenant, tandis que je viens √† J√©sus de tout mon cŇďur. Je viens √† Ta Bethl√©hem, l'Eau et le Pain de la Vie. Je L'accepte maintenant comme mon Sauveur personnel.¬Ľ Que le Seigneur te b√©nisse, jeune homme, l√†-derri√®re! Que le Seigneur vous b√©nisse! Que Dieu te b√©nisse, petit!

134     Y aurait-il quelqu'un d'autre qui voudrait dire: ¬ęJe viens maintenant, je ne prends rien avec moi; je me tiens ici, assoiff√©, la gorge s√®che. Je me demande o√Ļ aller pour trouver la Vie v√©ritable, je me le demande. Je me suis joint √† diff√©rentes √Čglises...¬Ľ Que Dieu vous b√©nisse, sŇďur! ¬ęJe me suis joint √† des √Čglises, j'ai fait tout ce que je pouvais, fr√®re Branham, mais je ne suis jamais encore entr√© en contact avec cette vraie Source de Vie. Je viens maintenant, Seigneur, pour La recevoir.¬Ľ Il est ici pour vous. Voulez-vous simplement lever la main et dire: ¬ęMe voici, Seigneur. Je suis celui qui se tient ici et qui a un besoin.¬Ľ Que le Seigneur vous b√©nisse, tandis que nous prions.

135     √Ē Seigneur Dieu, ce petit message entrecoup√©, apport√© √† partir des √Čcritures, pr√©sentant les diff√©rents symboles que Tu y as plac√©s; peut-√™tre sont-ils cach√©s aux yeux des sages et des intelligents, pour √™tre r√©v√©l√©s aux enfants, lesquels sont dispos√©s √† apprendre. Cela montrait la petite Bethl√©hem, la moindre de toutes! Comment le proph√®te a-t-il dit cela: ¬ęN'es-tu pas la moindre entre les principales villes?¬Ľ Mais Dieu a trouv√© bon de faire sortir de ce petit endroit insignifiant, le Chef d'Isra√ęl. Seigneur Dieu, d'un petit groupe de gens qui sont lav√©s par le cordon de fil cramoisi du Sang du Seigneur J√©sus, Tu feras sortir √† travers ce groupe, Seigneur, quelque part dans ce monde, Christ de nouveau, qui pa√ģtra toutes les nations avec une verge de fer.

136     Je Te prie, P√®re divin, d'√™tre mis√©ricordieux envers chacun d'entre nous qui sommes pr√©sents maintenant, et puissions-nous venir √† Ta Bethl√©hem. ¬ęOh, venez tous, fid√®les,¬Ľ comme nous l'avons chant√©, ¬ęvenez √† Bethl√©hem.¬Ľ Seigneur, fais-leur voir qu'il ne s'agit pas de se rendre dans une petite ville l√†-bas, qui une fois servait de symbole, mais de se rendre √† la r√©alit√©, J√©sus-Christ, le Pain et l'Eau de Dieu, de la Vie.

137     Et ceux qui ont lev√© la main, re√ßois-les dans Ton Royaume √† l'instant m√™me, Seigneur, car c'est par leur foi qu'ils... qu'ils Le re√ßoivent, c'est par la foi qu'ils ont lev√© la main, et c'est par la foi que je crois que Tu les re√ßois. Garde-les, Seigneur, √† Bethl√©hem, o√Ļ ils ne s'√©gareront jamais et ne s'en iront jamais comme Naomi. Et, si les temps deviennent difficiles, puissent-ils ne pas bouger de Bethl√©hem. Bient√īt √ßa ira mieux. Accorde-le, Seigneur.

138     Et maintenant, je Te prie d'√™tre mis√©ricordieux envers ceux qui sont malades et afflig√©s. Il y en a ici, Seigneur, qui ont besoin d'√™tre touch√©s par Ta main gu√©rissante. √Ē Seigneur, Tu as restaur√© Bethl√©hem et l'as ramen√©e √† toute sa gloire pr√©c√©dente. Tu l'as restaur√©e au temps de la d√©pression, quand elle √©tait malade; Tu l'as ramen√©e, et Tu as fait venir Naomi √† la saison des orges. Et maintenant, P√®re, nous Te prions de ramener chaque Naomi, et chaque personne ici qui est dans le besoin. Je Te prie, √ī Dieu! √Ē Seigneur, nous sommes en pleine saison des orges, ce grand pain d'orge qui a √©t√© vu, roulant de la colline jusque dans le camp de l'ennemi. Je Te prie, √ī Dieu, d'amener ce grand Pain d'orge dans le b√Ętiment maintenant, et qu'Il serve d'expiation pour les... les maladies des gens, aussi bien que pour le p√©ch√©; et gu√©ris chaque personne qui se trouve dans la Pr√©sence divine.

139     Je sens, Seigneur, peut-√™tre n'est-ce qu'une impression personnelle, mais je sens que Tu es pr√®s, je sens Ta proximit√© maintenant ici. Je crois que Tu es ici. Je ne dis pas ceci √† cause des gens, √ī Toi qui connais le cŇďur de l'homme. Je prie, Seigneur, qu'ils puissent, d'une fa√ßon ou d'une autre, saisir la vision ce matin, comme ces guerriers: que Ta grande Omnipotence, Ta grande Puissance, Ta grande Pr√©sence, ce que Tu es, le Fils de Dieu, le Roi, l'Oint, que Tu es au milieu de nous; qu'ils puissent entrevoir cela dans leur √Ęme et √™tre gu√©ris de leurs afflictions. Je prononce cette pri√®re en leur faveur dans le Nom de J√©sus-Christ, Ton Fils. Amen.

140     Je crois Dieu, toutes Ses paroles, je crois que chaque partie de Sa Parole est divinement inspir√©e. Je crois qu'Il n'est pas le ¬ęJ'√©tais¬Ľ, mais le ¬ęJe suis¬Ľ, cette Pr√©sence √©ternellement vivante. Je crois qu'ici maintenant, au milieu des gens...

141     Vous, qui avez lev√© la main, trouvez-vous une √Čglise, soyez baptis√©s dans le Nom de J√©sus-Christ, invoquant Dieu pour que vos p√©ch√©s soient lav√©s, et croyant que Son prochain retour doit... qu'Il va appara√ģtre dans Sa seconde venue.

142     Je crois aussi que Sa Pr√©sence est ici pour gu√©rir les malades, pour r√©tablir ceux qui sont n√©cessiteux. Il n'est pas n√©cessaire que l'on prie pour vous l'un apr√®s l'autre. J'ai prouv√© cela aux gens l'autre soir; j'ai voulu leur montrer ce qui √©tait arriv√©.

143     Il y avait un certain jeune homme, qui est assis l√† pr√©sentement et qui est en train de me regarder, qui √©tait au lit depuis bien des jours. Sa gorge √©tait tellement enfl√©e qu'il ne pouvait m√™me pas manger ni rien; et sa temp√©rature √©tait tr√®s √©lev√©e. Et il avait dit √† son p√®re et √† sa m√®re: ¬ęFaites venir fr√®re Branham pour qu'il prie pour moi.¬Ľ Et, pour une raison ou pour une autre, ils ne voulaient pas me d√©ranger parce que j'√©tais occup√©. Mais Quelque Chose m'a conduit √† aller chez eux.

144     Tandis que j'√©tais assis l√†, ils ont essay√© d'apporter une assiette au jeune homme. Il y avait l√†-dessus de l‚ÄôŇďuf qui √©tait tr√®s coulant et aussi des haricots tr√®s tendres, en pur√©e; et il essayait d'avaler cela. Il essayait avec un doigt de pousser cela √† l'int√©rieur, et de l'√©craser. Ses gencives √©taient tout enfl√©es et laissaient √©couler du pus. Et... et il essayait d'√©craser cela avec son doigt et de le faire descendre dans son gosier. II a r√©ussi √† prendre une ou deux bouch√©es, et il n'a pas pu aller plus loin; il a repouss√© l'assiette.

145     J'√©tais assis l√†, je n'ai pas pri√©. Mais il y avait un petit quelque chose. Vous ne pouvez pas dire √† tout le monde ce qui se passe. Non. J'ai dit: ¬ęSeigneur, Seigneur, nous arrivons maintenant √† la fin de l'ann√©e. Quelque chose de nouveau s'en vient. Permets-moi, Seigneur... Est-ce cela? Est-ce cela?¬Ľ Et, aussit√īt que je me suis mis √† dire cela et √† dire (dans mon cŇďur): ¬ęJe sais que Tu es ici¬Ľ, le jeune homme a tendu la main et a pris une autre bouch√©e, puis une autre, puis une autre, puis une autre, et finalement, il a nettoy√© toute son assiette; il a ensuite pris sa voiture et s'en est all√©.

146     Oh! II est Dieu! Voyez-vous? Sa Pr√©sence, Sa Pr√©sence... Simplement qu'Il soit pr√©sent!

147     Cette derni√®re photo, celle qu'ils ont prise l'autre jour, la plus r√©cente... Lorsque je L'ai vu l√†-dessus, se tenant l√†, j'ai regard√© et je me suis dit: ¬ęEh bien, j'ai d√©j√† vu l'Ange du Seigneur sur des photos, je sais que c'√©tait merveilleux.¬Ľ Mais lorsqu'il a pris celle-ci! Puis vers les trois heures du matin, Il m'a r√©veill√© et m'a dit ce que cela signifiait, et Il m'a tout expliqu√©, - √† propos de l'armure et tout, - Il m'a montr√© des choses l√†-dessus que je n'avais jamais vues. Je suis all√© chercher la photo, je l'ai regard√©e, et l√† j'ai vu. Je n'avais pas vu √ßa auparavant. Oh! quel sentiment cela a suscit√© en moi! Quel r√©confort de savoir qu'Il est pr√©sent!

148     Il est ici. Simplement Sa Pr√©sence. ¬ęEt la Pr√©sence du Seigneur √©tait l√† pour gu√©rir les malades.¬Ľ La Pr√©sence du Seigneur est ici pour gu√©rir les malades. La Pr√©sence du Seigneur est ici pour amener les p√©cheurs √† reconna√ģtre leur √©tat. La Pr√©sence du Seigneur est au milieu de Son peuple, et Il est la Bethl√©hem de Dieu, remplie de Pain et d'Eau. Comme je suis content (pas vous?) que nous ayons un endroit o√Ļ nous pouvons venir pour y manger et vivre pour toujours.

149     Maintenant, que le Seigneur vous b√©nisse! (As-tu quelque chose √† dire, fr√®re?) [Fr√®re Neville dit: ¬ęNon.¬Ľ - N.D.√Č.] Levons-nous un instant. Ce vieux cantique que nous avons l'habitude de chanter en nous s√©parant: ¬ęPrends le Nom de J√©sus avec toi.¬Ľ

150     Combien aiment le Seigneur? Levez la main bien haut. Et maintenant que vous les avez lev√©es, baissez-les, et serrez la main de quelqu'un pr√®s de vous, en disant: ¬ęQue Dieu vous b√©nisse, p√®lerin! Que Dieu vous b√©nisse!¬Ľ Tr√®s bien. Tr√®s bien. C'est simplement afin que vous puissiez faire connaissance les uns avec les autres. Tr√®s bien.
    Maintenant, regardons vers le ciel, et chantons ce cantique.
Prends le Nom de Jésus avec toi,
Enfant de tristesse et de malheur;
Cela te donnera la joie et le réconfort,
Prends-le partout o√Ļ tu vas.
Précieux Nom (précieux Nom), oh! combien il est doux!
Espoir de la terre et joie du ciel;
Précieux Nom (précieux Nom), oh! combien il est doux!
Espoir de la terre et joie du ciel.
    (Maintenant, souvenez-vous...)
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