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Prédication Voir Dieu de William Branham a été prêchée 62-0609B La durée est de: 51 minutes .pdf La traduction MS
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Voir Dieu

1     …nous étions assis ici à discuter, frère Thomas et moi, et frère Rhodes aussi, que j’ai eu le privilège de rencontrer. Vous connaissez notre sens de l’humour …?… ce sur quoi j’ai parlé ce matin, mais je n’ai pas eu le temps de «laisser s’échapper la vapeur». C’est donc le seul moyen que nous ayons de laisser s’échapper la vapeur, en ayant le sens de l’humour. Et ce vieux frère pieux et saint, qui vient tout juste d’aller dans la Gloire, frère F. F. Bosworth, que la plupart d’entre nous connaissons bien, a toujours eu un grand sens de l’humour. J’étais plutôt hésitant face à ça, j’observais et j’écoutais, parce que je veux le «oui, oui» et le «non, non». Lorsque j’ai vu ce vieil homme pieux et son sens de l’humour, et qu’ensuite j’ai vu d’autres grands serviteurs, frère Vayle et ces autres frères, et tous les autres, et quand ils se réunissaient, ils avaient ce sens de l’humour, et je me disais: «Eh bien, peut-être que ce n’est qu’une tradition en ces derniers jours parmi les ministres.» Puis j’ai lu dans Le concile avant Nicée et Les pères de Nicée, et ces autres livres, sur quelques-uns de ces serviteurs de Christ, dans les années passées, et ils avaient le sens de l’humour. Et vous savez, je suis finalement parvenu à découvrir que Dieu a un sens de l’humour.

2     En parlant de communion fraternelle, je pensais à ce que frère Bosworth avait coutume de dire. Il me disait: «Frère Branham, tu sais ce qu’est la communion fraternelle? [Fellowship, en anglais. — NDT]
    J’avais répondu: «Oui, je crois le savoir.»
    Il avait dit: «Ce sont deux compagnons [fellow] dans une même barque [ship].» Là, vous pouvez être très près l’un de l’autre, vous savez; donc, c’est de la communion fraternelle. Et c’est certainement une époque formidable de communion fraternelle. Comme je prends de l’âge, je n’ai pas l’esprit aussi vif que lorsque j’étais un jeune homme, comme frère Parker, ici. Il racontait dernièrement qu’il disait toujours à sa femme qu’elle prenait de l’âge alors que lui rajeunissait, et ainsi de suite. Et j’essaie cela chez moi, mais ça ne marche pas très bien. Mais quand toutefois je lui ai dit qu’on n’avait que dix ans de différence… Je lui ai dit: «Fais dix autres années, et au lieu de pousser ta bible en avant comme cela, tu seras obligé de regarder au travers de lunettes. C’est comme ça quand on prend de l’âge.»

3     Et aussi, nous sommes très contents de cette réunion et de ses résultats. Et j’avais un peu de temps… Frère Parker ici m’expliquait certaines Écritures, et je suis au courant de l’enseignement des Écritures que vous avez tous au tabernacle. Il les a abordées d’une façon humble et conciliante, pour me parler de certaines choses. Je lui ai demandé que dès qu’il les aurait sur manuscrit, de me les faire parvenir, afin que je m’assoie et les étudie. Et j’aime sa manière d’aborder quelqu’un, pas vous? Il n’essaie pas de vous le faire avaler de force, mais c’est d’une façon humble et conciliante.

4     Il y a quelque temps, je parlais à un groupe de frères d’une certaine dénomination. Ils me réprimandaient vertement. Ils disaient: «C’est ridicule de prêcher la guérison divine.» Oh là là! Ils connaissaient tout le Livre, vous savez, et ils disaient: «Voyons, ces jours sont passés depuis longtemps.»
    J’ai dit: «Eh bien, quelque part, c’est de nouveau revenu, car je suis sûr que…»
    Et ils me disaient que je n’aurais pas dû essayer de prêcher sans avoir d’instruction, sans avoir fréquenté une école biblique où j’aurais appris quelque chose. Et j’ai attendu qu’ils finissent de parler avant de dire: «Vous savez, je vais vous dire: Vous, les frères, devez en effet avoir un merveilleux temps.» J’ai dit: «Vous savez, malgré toutes mes erreurs et mes fautes, Dieu m’aime à Sa manière, et c’est difficile à porter quelquefois.» J’ai dit: «Ceux qui sont dans la Vérité, je me demande bien alors comment ils peuvent supporter cela, vous savez, ceux qui aiment la cause autant que cela.» Voyez-vous, dans l’égarement où nous sommes supposés être, vous savez, et si Dieu nous aime à ce point, que dire de ceux qui ont réellement la Vérité? J’imagine qu’ils ont réellement un temps merveilleux, ne pensez-vous pas? Ainsi nous restons comme nous sommes jusqu’à ce qu’Il nous montre notre erreur. Puis nous avancerons vers ce qu’ils appellent la Vérité, si Dieu dit que c’est la Vérité et que Sa Parole le déclare.

5     Mais dans un groupe comme celui-ci, c’est le lieu le plus proche du Ciel qu’il y ait sur terre. Ce matin, comme nous sommes assis ensemble, nous sommes déjà morts — cette affaire-là est classée — et nous sommes ensevelis; puis nous sommes… non seulement cela, mais nous sommes ressuscités. Nous sommes relevés et en Christ dans Sa résurrection. Nous en sommes une partie. Et nous sommes maintenant réunis dans les lieux célestes en Jésus-Christ. Voyez-vous? Nous sommes en Lui par le baptême, vous voyez. Par un seul Esprit, nous sommes tous baptisés dans un seul Corps, et nous voici maintenant réunis, le Corps du Seigneur Jésus.

6     Vos services commencent dans les quelque trente, trente-cinq minutes. Et si j’essayais de prendre ce texte, Laisser s’échapper la pression, nous en aurions jusqu’à midi, à en laisser s’échapper, et je pense que ce serait une bonne façon de le faire. Mais j’ai pensé apporter un petit témoignage, peut-être, et ainsi pouvoir revenir à l’église. J’aimerais être là et m’asseoir à écouter l’enseignement de ces grands serviteurs du Christ, frère Vayle, le frère qui est là, et notre précieux frère Parker, et frère Iverson. Il y a beaucoup d’autres frères ici que j’aimerais bien entendre. Il me parlait de l’ordre des réunions, c’est-à-dire, «de laisser agir l’Esprit». J’aime cela. Et le suivant se lève pour prêcher et continue comme ça dans l’harmonie. C’est là le Saint-Esprit. C’est exact. Mais lorsque vous constatez que quelqu’un entre en contradiction, alors ce moment de communion fraternelle est brisé. Voyez-vous? Il y a quelque chose de faux en cela.

7     Maintenant, j’ai dit à frère Parker, puisqu’il m’a si gracieusement invité à revenir, l’année prochaine peut-être, si le Seigneur tarde, que j’aimerais passer une journée et simplement m’asseoir avec les frères et parler de ma propre expérience, comment j’ai rencontré l’Esprit, Lui-même. Vous ne pouvez parler ouvertement de ces choses devant le monde. Quand vous parlez de quelque chose (je l’ai observé), vous ne dites qu’un mot et l’un le prendra et l’interprétera d’une façon; et l’autre le prendra et l’interprétera d’une autre façon. Et la première chose que l’on constate, c’est         qu’on est complètement en dehors du sujet dont on veut… Et puis cela se répand parmi les gens, et certains disent: «Frère Branham dit ceci.» Eh bien, cela n’arrive pas qu’à moi, cela arrive à tous les frères. Ainsi, ce serait dans le simple but de me réunir avec des ministres, où vous avez le privilège de vous lever… Et c’est ce qui vous rend pur, lorsque vous pouvez vous asseoir et écouter, et partager vos opinions ensemble.

8     Maintenant, j’apprécie ces merveilleux moments. Je sollicite vos prières, comme je continue dans… Je devrai me rendre à Columbia en partant d’ici, et puis me presser de rentrer directement chez moi. Je serai chez moi mercredi soir, et je quitterai jeudi matin. J’arriverai chez moi mercredi soir vers 21 heures ou 22 heures, et je quitterai vers les 4 heures jeudi matin, pour la Côte Ouest, pour l’ouverture des services à Cow Palace. C’est là que se tient la phénoménale Western Livestock Exhibit de Southgate, en Californie. De là nous nous rendrons à Grass Valley, et c’est proche de… en direction du Nevada. Et ensuite, dans l’État même où se tient cette année l’Exposition internationale. Ce sera par la suite le Canada. Nous avons tout un programme; d’ici en Californie, et de là en Alaska. Priez donc pour moi.

9     Et j’apprécie frère Parker et son grand amour, de m’inviter à venir à sa convention, et du privilège qu’il me donne de me laisser libre de dire tout ce que Dieu mettra sur mon cœur. J’apprécie un homme pieux. Et, frères, sœurs, j’ai pensé à vous parler ce matin du fond du cœur. Il n’y a pas beaucoup de portes qui me sont ouvertes. Je n’ai pas de rancune contre mes frères, pas du tout. Mais je crois qu’il arrive que… C’est ce que je disais, les gens adoptent la mauvaise attitude et penchent d’un côté et de l’autre avec ces choses, et cela engendre de la confusion parmi les frères. Et je peux voir qu’il y a des bergers qui peuvent comprendre ces choses. Bien entendu, c’est ce que j’escomptais, et j’ai cru que cela serait compris. J’ai des convictions qui me sont propres, comme en a tout ministre. Je n’ai pas essayé de semer la discorde parmi les assemblées, parce que c’est là une chose que Dieu hait, la discorde parmi les frères.

10     Mais lorsque je prêche en dehors de mon assemblée, j’essaie de ne garder que les grands… j’appellerais cela, je dirais les grands enseignements et doctrines évangéliques fondamentaux de la Bible, l’apparition personnelle de Jésus, la mort physique, l’ensevelissement, la résurrection, l’ascension et le retour, et ainsi de suite. Je n’enseigne que sur la guérison divine et ainsi de suite, laquelle… Nous tous du Plein Évangile sommes certainement d’accord là-dessus. Et je veux que vous sachiez, frères, que les bandes que j’enseigne à ma propre église parviennent à vos assemblées, et j’ai mes propres convictions. Et, bien entendu, de me rétracter quant à mes convictions, je ne le ferais pas, ce serait hypocrite de ma part. Voyez-vous? Je serais un hypocrite si je le faisais. Je crois bel et bien ce que j’enseigne sur les bandes. J’en crois chaque mot. Je ne donnerais pas une mauvaise nourriture à mes gens. Et si je suis dans l’erreur, je prie Dieu de bien vouloir me le pardonner, parce que c’est au meilleur de ma compréhension.

11     Mais de m’avoir invité ici en présence de ce groupe ministériel, ce beau groupe de ministres présent ici ce matin, des hommes pieux… Un brave frère, dernièrement… et des sœurs, excusez-moi… J’étais à Phœnix, dans une de ces glorieuses réunions, avec un précieux frère que j’aime, et il m’a appelé dans son bureau. Il était profondément sincère, et m’a dit: «Frère Branham, vous savez que je vous aime.»
    Et j’ai dit: «Merci, mon frère, moi de même.»
    Et il a dit: «Vous savez, il nous semble que votre ministère est en quelque sorte la crème de la moisson.»
    Et j’ai dit: «Oh, ne dites pas cela.» J’ai dit: «C’est… je ne… cela n’est pas exact.» J’ai dit: «J’ai simplement suivi le Seigneur et vous avez fait de même. Nous sommes donc tous… Voyez comme Il vous a bénis, au-delà de ce qu’Il n’a jamais fait pour moi. Et les grandes choses qu’Il vous donne.» J’ai rajouté: «Il n’a jamais fait ces choses pour moi. Il vous faut beaucoup d’argent. Pour moi ce n’est pas le cas, parce que je pense qu’Il ne me ferait… vous savez, Il ne me ferait pas confiance avec ces choses, peut-être, vous voyez. Autre chose, ai-je dit, mon petit ministère… je ne pourrais pas aller dans des petits villages tels… Récemment j’ai tenu une réunion où il n’y avait que vingt personnes; mais c’est le Seigneur qui m’y avait conduit. Et je veux aller là où Il me conduit. Je n’ai pas besoin d’argent, voyez-vous. Et je veux simplement aller où je me sens conduit à aller.»

12     Et l’autre jour, au milieu de tous ces ennuis, j’ai jeté un coup d’œil sur nos livres, et au moins trois cents grandes villes des États-Unis m’attendent, à part les champs missionnaires étrangers. Ce frère a dit: «Eh bien, voici ce que je veux vous dire, frère Branham, vous êtes… vous êtes trop radical.» J’ai dit: «Eh bien, je suis Irlandais de naissance, par ma première naissance, et Juif par ma seconde.» Et j’ai dit: «Alors, vous savez, mélangez ça ensemble et c’est difficile de dire ce que vous aurez.» Et j’ai dit: «Peut-être. Je suis en effet radical, je pense. C’est ma nature d’être comme cela. J’y mets simplement tout mon cœur. Quand je crois qu’une chose est vraie, je vends tout ce que j’ai pour l’acquérir. Vous voyez?» J’ai dit: «C’était ainsi avec Christ, si je comprends bien. Et mes ancêtres étaient des catholiques d’Irlande, ils étaient tous de Dublin. Puis j’ai entendu l’histoire me concernant lorsque j’étais un petit garçon, les choses qui se sont produites. Il y avait un appel dans ma vie.

13     «Et les catholiques ont alors dit: ‘C’est nous l’Église’, ce qui laissait les autres dehors. Et j’ai été vers les luthériens, qui disaient: ‘C’est nous l’Église’, ce qui laissait tous les autres dehors. Il y a environ six à sept cents, peut-être neuf cents différentes dénominations. Allez donc savoir ce qui est juste! Je n’ai ainsi pris que la Bible et je suis resté avec ce que j’y lisais, sans rien y changer.» Et il a dit: «Eh bien, voici une seule chose. Vous vous attaquez toujours aux femmes.»
    J’ai dit: «Je suis jaloux d’elles.»
    Et il a dit: «Vous leur dites comment elles doivent s’habiller et qu’elles sont trop sexy, et qu’elles ne devraient pas porter ces vêtements et ces shorts, et de cesser de se couper les cheveux. Et toutes ces autres choses que vous leur dites. Vous vous attaquez à cela.
    — Eh bien, ai-je dit, on trouve ça dans l’Écriture.»
    Il a dit: «Oui, bien sûr.»
    J’ai dit: «Vous ne croyez pas cela, vous, étant ministre pentecôtiste?»
    Il a dit: «Oui, frère Branham, mais les gens croient que vous êtes un prophète.»
    J’ai dit: «Non, je ne le suis pas.»
    Il a dit: «Mais c’est ce qu’ils croient de vous. Et vous devriez apprendre à ces femmes à recevoir les grands dons spirituels, et des choses comme celles-là. C’est comme ça que l’Église avancerait le mieux.»
    J’ai dit: «Frère…»
    Il a dit: «Si vous connaissez profondément Dieu, enseignez-leur les choses profondes de Dieu.»
    J’ai dit: «Comment vais-je pouvoir leur enseigner l’algèbre si elles ne veulent même pas se soumettre à leur ABC?» Vous voyez?

14     Il a dit: «Eh bien, frère Branham, puis-je faire quelque chose pour vous?» Il a dit: «Je crois que si vous mettiez cela de côté et n’alliez que prier pour les malades, et laissiez cela… Dieu vous a appelé à prier pour les malades.»
    J’ai dit: «C’est vrai.»
    Il a dit: «Limitez-vous simplement à ça.» Voyez-vous? «Oubliez ça et priez pour les malades.»
    J’ai dit: «Et pour le reste?»
    Il a dit: «Je n’y crois pas non plus. Mais, a-t-il dit, vous savez quoi? Si je disais quelque chose du genre, on me ferait ceci, cela…»
    J’ai dit: «Vous y voilà. Voyez? Vous y voilà. Si nous ne le soutenons pas, qui va le faire? Cette génération devra être jugée. Alors il faut que cela vienne de quelque part.»
    Il a dit: «Eh bien, je vous dirai ce que je ferai. Voulez-vous me permettre de vous imposer les mains et de prier que Dieu vous ouvre les yeux à la Vérité?»
    J’ai dit: «Je le veux bien, mais à une condition: que vous me permettiez de vous retourner le compliment!»
    Il a dit: «Très bien.» Ainsi nous avons prié l’un pour l’autre. J’espère que cela m’est d’une grande aide. Oui, certainement, j’espère que sa prière m’aide, parce que je veux être une aide. Je suis ici dans ce but.

15     Maintenant, votre service commencera dans vingt-cinq minutes. Permettez-moi d’abord de lire une Parole de la Bible et de donner un témoignage; ensuite nous nous en irons. Matthieu 5.8, ou, voyons voir, je crois que j’en lirai un peu plus que ça. Il y a autre chose que je veux lire. Cela me vient tout juste à l’esprit, si je peux le trouver. Si je pense y parvenir, je n’en suis pas trop sûr. Je veux lire un texte dans saint Jean, ici, oui, saint Jean, chapitre 6. Commençons au verset 36 du chapitre 6.
    Mais Je vous ai dit qu’aussi vous M’avez vu, et vous ne croyez pas.
    Tout ce que le Père Me donne viendra à Moi; et Je ne mettrai point dehors celui qui vient à Moi;
    car Je suis descendu du Ciel, non pour faire Ma volonté, mais la volonté de Celui qui M’a envoyé.
    Or c’est ici la volonté de Celui qui M’a envoyé: que Je ne perde rien de tout ce qu’Il M’a donné, mais que Je le ressuscite au dernier jour.
    Car c’est ici la volonté de Mon Père: que quiconque discerne le Fils et croit en Lui, ait la vie éternelle; et Moi, Je le ressusciterai au dernier jour.
    Les Juifs donc murmuraient contre Lui, parce qu’Il avait dit: ‘Moi, Je suis le pain descendu du Ciel;
    et ils disaient: N’est-ce pas ici Jésus, le fils de Joseph, duquel nous connaissons le père et la mère? Comment donc celui-ci dit-il: Je suis descendu du Ciel?
    Jésus donc répondit et leur dit: Ne murmurez pas entre vous.
    Nul ne peut venir à Moi, à moins que le Père qui M’a envoyé ne le tire; et Moi, Je le ressusciterai au dernier jour.
    Il est écrit dans les prophètes: «Et ils seront tous enseignés de Dieu». Quiconque a entendu le Père et a appris de Lui, vient à Moi.
    Non pas que quelqu’un ait vu le Père, sinon celui qui est de Dieu; celui-là a vu le Père.
    En vérité, en vérité, Je vous dis: Celui qui croit en Moi, a la vie éternelle.
    Moi, Je suis le pain de vie…

16     Pendant que j’étais assis à table, je pensais à ce petit contexte d’un texte que j’avais noté, Laisser s’échapper la vapeur… Je pensais, ce matin, à ce qui poussait les gens à conduire… J’ai un ami ici qui est venu du Texas. Et à travers le pays… J’ai des amis ici du Canada. Et nous avons des amis venus de partout, dans ce petit groupe de gens, ce matin. Certains d’entre nous sont ministres, d’autres sont journaliers, femmes au foyer, et ainsi de suite. Et quel est le but de notre rassemblement?
    Vous êtes plusieurs à venir chaque année entendre notre précieux frère et son enseignement. Et vous êtes plusieurs à lire ses articles. Je les ai lus et je pense qu’ils sont soutenus. Billy, qui est le secrétaire de notre campagne, met toujours de côté pour moi le Cri de minuit, parce que j’aime lire les articles du frère Parker, ainsi que son approche des Écritures. Et on les lit et les médite. Et puis lorsque le temps des réunions arrive, nous nous réunissons. C’est parce qu’il y a quelque chose au-dedans de nous qui désire ardemment en entendre davantage, pour saisir quelque chose. C’est la vie. Il n’y a pas de mot plus grand auquel nous pourrions penser, ce matin, que la vie. «Celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie.»

17     Combien doit être aveugle celui qui ne peut voir la vie! Et pensez que bien des gens ne voient pas la vie. Or nous pourrions la voir, mais le mot voir ne signifie pas «regarder»; le mot voir signifie «comprendre». Jésus a dit à Nicodème: «À moins qu’un homme ne naisse de nouveau, il ne peut voir le Royaume.» Autrement dit, quand vous regardez quelque chose et que vous dites: «Je ne vois pas», par cela vous dites que vous ne comprenez pas. Voir, ce que nous appelons voir, c’est regarder. Mais dans la terminologie biblique, voir c’est «comprendre ce que nous regardons, comme étant révélé». Et nous nous assemblons comme ceci afin que Christ soit révélé au milieu de nous. C’est la raison des conventions. Et une aussi grande chose que la vie…

18     Je pensais à un témoignage, que je pourrais immédiatement donner, qui ne prendrait que dix à quinze minutes. J’ai prêché une fois, c’est peut-être ici, j’ai prêché sur ce sujet à plusieurs endroits, sur Montre-nous le Père, et cela nous suffit, pour voir Dieu tout autour de nous.
    Un vieil homme vivait près d’une rivière. Il n’est plus maintenant. C’était un vieux pêcheur. Un jeune garçon allait souvent pêcher avec lui sur la rivière. Le jeune garçon, un jour qu’il descendait la rivière, il… Il avait plu, ce qui avait nettoyé le ciel de la poussière et fait tomber les feuilles des arbres. Et un arc-en-ciel était apparu dans l’est. Ils allaient vers l’ouest sur la rivière Ohio. Et ce vieux pêcheur s’est mis à pleurer, de grosses larmes ont commencé à couler sur ses joues, tandis qu’il observait l’arc-en-ciel. Et le jeune garçon a été si emballé par ce spectacle, qu’il s’est mis debout dans l’embarcation, et a dit: «Monsieur, je veux vous poser une question.» Il a dit: «Mon pasteur ne peut pas y répondre, ni ma mère, ni mon moniteur d’école du dimanche.» Il a dit: «Si Dieu est si grand, pourquoi ne peut-on pas Le voir?»
    Et le vieillard, vaincu par l’expression du petit gars, a mis ses bras autour de lui. Il a dit: «Béni soit ton cœur, mon chéri. C’est tout ce que je vois depuis cinquante ans, Dieu.» Voyez-vous? Il pouvait voir Dieu, voir la vie. Dieu est la vie. La vie, c’est Dieu.

19     Il y a deux ans, mon bon ami, qui est présent ici quelque part, et moi étions à la chasse à l’écureuil dans le Kentucky, question de faire s’échapper la vapeur accumulée des réunions. Nous avions campé et j’étais sale. Et c’est très grossier de déclarer une chose pareille devant les frères… je n’avais pas pris de bain depuis deux semaines. Et vous comprenez que… eh bien, j’avais vraiment besoin d’un bain. Mais frère Wood et moi… Il en avait autant besoin que moi, donc on n’en faisait pas de cas. Les bois étaient terriblement secs. Nous n’étions pas rasés, et nous sommes donc allés au…
    Les écureuils vous entendent quand vous écrasez les broussailles en marchant. Et, oh, l’artiste du camouflage, Houdini, n’aurait pas pu se dissimuler d’eux. Et en saison de chasse, où on leur tire dessus, ils deviennent farouches. Ils s’enfuient. J’ai dit: «Frère Wood, il nous faudrait trouver un endroit où il y a une dénivelée …» Je me demande si ces frères, vous savez… Combien savent ce qu’est une dénivelée? Eh bien, très bien. C’est un fossé qui passe à travers les bois, et ordinairement l’eau l’irrigue et y coule. Et cela garde les feuilles humides.

20     J’ai dit: «Si nous trouvions une…» Nous chassions dans un vaste bois à terrain plat. Et j’ai dit: «Si nous pouvions trouver un endroit avec une dénivelée importante, où les ruisseaux gardent les feuilles humides, ce serait plus facile de trouver des écureuils.»
    Il m’a répondu: «Oh, je sais où il y en a une.»
    J’ai dit: «Eh bien, allons-y.» Et nous sommes montés dans la voiture et avons quitté notre camp. Et chemin faisant, il a dit: «Frère Branham, je vous préviens, vous feriez mieux de me laisser parler.»
    J’ai dit: «Très bien, y a pas de problème.»
    Et il a dit: «Cet homme est un infidèle. Et, oh, c’est le personnage le plus grossier de la région.»
    J’ai dit: «Très bien. Vous lui parlerez alors.»
    Il a rajouté: «Je pense qu’il va pouvoir me reconnaître.» Monsieur Wood était de la région.

21     Nous nous sommes donc dirigés vers l’endroit. Et nous avons roulé à travers les champs, à travers les trouées, tout en montant les collines. Je n’avais jamais été dans cette région. Et lorsque nous sommes arrivés à l’endroit, nous nous sommes arrêtés derrière une grande maison. Deux vieillards étaient assis dehors, pas mal avancés en âge. Je dirais qu’ils avaient dans les soixante-dix ans. Ils étaient assis à l’ombre d’un pommier. Nous avons amené la voiture jusque là. M. Wood est sorti. Et je l’ai entendu lui dire ce qu’on dit au Kentucky: «Amène-toi.»
    Vous savez, c’est le nom que l’on donne aux habitants d’Indiana, les «Hoosiers». [Who is here? — N.D.T] Vous voyez. Ils se sont fait appeler de ce nom au début de la colonisation. Dans le sud du Kentucky, quand on arrive chez quelqu’un qui habite le Sud, on dit: «Allô!», et on vous répond: «Amène-toi.» Peu importe qui vous êtes, pourvu que vous marchiez, en souliers ou sans souliers, vous entrez; vous êtes le bienvenu. Mais aussitôt traversée la frontière de l’Indiana, ils étaient un peu méfiants. Vous disiez: «Allô!», ils vous répondaient: «Qui va là?» Ils veulent d’abord savoir. Je suis content d’être du Sud. J’aime bien cette façon. Et ainsi il a dit: «Amène-toi.» Et M. Wood s’est avancé. Il a appelé l’homme par son nom. Il a dit: «Vous êtes celui-là?»
    Il a répondu: «Je suis ce vaurien.»

22     J’ai vu qu’il était plutôt rigide. Et j’ai dit… j’étais assis dans la voiture. Et M. Wood a dit: «J’aimerais vous demander… Je veux d’abord me présenter: Je m’appelle Wood, Banks Wood. J’étais à la chasse à l’écureuil, et je suis allé à un endroit, pas loin, et c’est plutôt plat comme bois, et c’est pas mal sec. Nous savions que vous possédez une portion de terre ici avec des ruisseaux, et je pensais que peut-être je pourrais venir et vous demander l’autorisation de chasser.» Le vieillard a craché sa grosse chique de tabac et a dit: «Êtes-vous le fils de Jim Wood?»
    Il a répondu: «Oui.»
    Il a dit: «Jim Wood?»
    Maintenant, ils étaient Témoins de Jéhovah, vous savez. (Je pense qu’ils sont venus ce matin. Ils vendent des livres à la réunion.) David avait une jambe repliée sous lui. Et M. Wood, étant Témoin de Jéhovah, était venu à l’une des réunions. Et avant de quitter le bâtiment, le Saint-Esprit m’avait dit qu’il y aurait là un garçon; Il m’avait dit: « Le nom de son père sera Wood, et ils sont du sud du Kentucky.» Et Il a dit: «Il a la polio.» Et Il a dit: «Prononce la Parole, il marchera.» Et j’ai regardé tout autour pour voir la vision. Je n’ai pas pu voir le garçon. J’ai continué. Je l’ai repéré à l’arrière après un instant, et j’ai appelé son nom. Et voilà que sa jambe s’est redressée, voyez-vous. Il a cessé d’être Témoin de Jéhovah à compter de ce moment. Par la grâce de Dieu, j’ai conduit toute sa famille (son père, un leader chez les Témoins de Jéhovah). Ils sont tous venus à Christ et au baptême du Saint-Esprit, et je les ai tous rebaptisés. Ainsi, le Seigneur donne par des visions des choses qui vont arriver.

23     Ainsi il a dit: «Tous ceux qui connaissent le fils de Jim Wood peuvent chasser où ils veulent.» Il a dit: «Servez-vous.» Il a dit: «J’ai ici cinq cents hectares de forêt toute vierge. Servez-vous.»
    Il a dit: «J’ai avec moi mon pasteur. Ça ne vous ennuierait pas qu’il m’accompagne?»
    Il a dit: «Wood, tu ne veux tout de même pas me dire que t’es devenu vulnérable à ce point, de devoir traîner un prédicateur partout où tu vas!»
    Et il a dit: «Eh bien …»
    Et j’ai pensé qu’il était temps pour moi de sortir, vous savez. Je suis ainsi sorti de la voiture et me suis approché, et j’ai dit: «Bonjour?» Et M. Wood allait me présenter, mais avant qu’il ait eu le temps de le faire… Et, oh, j’avais une barbe de quinze jours, du sang d’écureuil, et je sentais la mouffette. Je me suis avancé comme ça et j’ai dit: «Bonjour, monsieur.»
    Il a dit: «Et vous êtes un prédicateur?»
    J’ai dit: «Eh bien, j’aimerais bien l’être. Je…»
    Et il a dit: «Eh bien, moi … vous savez, je suis censé être un infidèle.»
    J’ai dit: «Ce n’est pas une chose dont vous devez tellement vous vanter, n’est-ce pas, monsieur?»
    Et il a dit: «Non, j’estime que non.» Il a dit: «Y a rien qu’une chose que j’ai contre vous, les gars.»
    Et j’ai dit: «Oui, monsieur. S’il n’y a qu’une seule chose, c’est… vous vous portez très bien. J’en ai connu qui… Je connais bien des gens qui sont supposés être des chrétiens, qui ont plus de choses que cela contre moi. J’ai dit: Eh bien, ça ira.»
    Il a dit: «Ce que j’ai contre vous, les gars, c’est ceci: Vous criez toujours au sujet de quelque chose dont vous ne savez rien.»
    J’ai dit: «Quoi par exemple, monsieur?»
    Et il a dit: «Vous parlez de Dieu, et ça n’existe pas.»
    «Oh, ai-je dit, c’est là ce que vous croyez?»
    Il a dit: «Oui, c’est bien cela.»
    Je me suis dit: «Seigneur, aide-moi.»

24     Maintenant, il n’y a que deux façons d’aborder une chose, mes frères; il y a la bonne façon et la mauvaise. Puis-je m’arrêter ici un instant dans mon récit, et dire que c’est cela qui ne va pas avec moi et beaucoup d’entre nous, les frères. Nous avons un produit important ici, mais nous abordons mal le public avec cela, ce qui fait de nous des isolationnistes, voyez-vous. Cela se vendra tout seul. Vivez-le simplement, voyez-vous. «Vous êtes le sel de la terre.» Et le sel… Aussi longtemps que la saveur est dans le sel, il goûtera au contact. Mais s’il perd sa saveur, peu importe combien nous poussons des cris ici-bas, et combien nous sautons de haut en bas, il faut qu’il y ait une vie extérieure qui en témoigne.

25     J’ai regardé le vieil homme, et je me suis dit: «Seigneur, ce pauvre vieux, il a pioché sur ces vieilles mottes de terre ici. Si mon papa vivait encore, il aurait son âge. Il y a juste un petit quelque chose ici que Tu pourrais m’aider à dire, j’en suis sûr, qui aiderait l’homme à voir.» Et j’en ai vu beaucoup qui se disent infidèles, et j’ai été à côté de quelques-uns lorsqu’ils allaient mourir. Ils ne sont pas des infidèles. Ils ne sont que grincheux. Voyez-vous? C’est une expression de la rue, mais de cette façon vous comprendrez. Grincheux et laissant s’échapper la vapeur.
    Et j’ai dit: «Bon, c’est… c’est une opinion, bien entendu.»
    Et nous nous sommes tenus là un instant. Nous étions assis sous un pommier. Il a dit: «J’ai été à ces réunions, et ils ne font que donner de fausses alertes.» Il a dit: «J’avais un chien comme ça, et je l’ai abattu.»  Il a dit: «J’allais après lui chaque soir. Je le sortais et il se mettait à aboyer, et j’y allais… Et dire qu’il est supposé être un chien de chasse. Le raton laveur était dans l’arbre. Et la première chose que vous saviez, il aboyait après l’arbre, comme cela, et je m’approchais et éclairais dans l’arbre avec une lampe de poche. Le raton avait eu le temps de monter jusqu’au faîte.»

26     J’ai dit: «Mais, monsieur, après tout, le raton y était. Ce n’est qu’un chien.» Voyez-vous? J’espère qu’il a compris ce que j’ai voulu dire, et je suis sûr que vous comprenez. Il a dit: «Je l’ai abattu.» Et il a rajouté: «Je n’aime rien de ce qui peut tromper. Et je pense que quand un homme parle, il devrait savoir de quoi il parle.»
    J’ai dit: «Je suis certainement d’accord avec vous.»
    Il a dit: «Il y en a un que j’ai entendu, et si jamais je parvenais à voir cet homme-là…» Il a dit: «Je ne l’ai jamais entendu, mais j’en ai entendu parler. Si jamais je le vois, je vais l’écouter.»
    Et j’ai dit: «C’est sage, tout ça.»
    Il a dit: «Il était venu à Acton, une petite ville des alentours. C’est un camp méthodiste.» Et frère Wood m’a regardé, et j’ai hoché la tête. Il a dit: «La vieille sœur Une telle, ici sur la colline…» J’oublie son… Il ne l’a jamais appelée sœur, mais Mlle Une telle. Elle a environ soixante-cinq ans. Il a dit: «Elle se faisait suivre par des docteurs de Louisville, ici. Ils avaient là-bas une belle ferme, ils pouvaient se le permettre. On l’a transportée à Louisville pour être opérée. Cela n’a servi à rien. On l’a ouverte, on l’a recousue. Le cancer s’était propagé partout.»

27     Il a dit: «Elle a graduellement dépéri chez elle durant plusieurs mois.» Il a dit: «Elle a finalement atteint le point où elle allait si mal… (excusez-moi, mon frère, ma sœur, je veux le dire comme il me l’a dit) …qu’elle ne pouvait même pas se soulever pour uriner dans le bassin hygiénique. Ils n’ont jamais pu en placer un sous elle, ils n’ont jamais pu la soulever à cette hauteur. Ils devaient utiliser une alaise… une toile en caoutchouc, et puis une alaise.» Il a dit: «Ma femme et moi allions chez elle tous les matins. Et ma femme changeait les draps du lit. Je l’aidais à retirer les draps de dessous elle, et ainsi de suite.» Et il a rajouté: «Elle était simplement… Le docteur avait dit de lui donner un peu de morphine ou quelque chose, pour la calmer autant que possible jusqu’à sa mort. Elle n’avait plus que deux semaines à vivre.»

28     Et il a dit: «Un prédicateur d’Indiana est venu ici au camp méthodiste.» Il a dit: «Il y avait plusieurs centaines de personnes qui s’y étaient rassemblées pour l’entendre prêcher. Et ce soir-là, a-t-il dit, pendant qu’il prêchait, sa sœur était assise à l’arrière, laquelle était Mme Une telle, qui habite près d’ici, sur l’autre colline. Ce prédicateur était censé avoir quelque chose qui le différenciait, qui faisait qu’il pouvait dire aux gens les choses qu’ils avaient faites et la raison pour laquelle ils étaient malades, et tout.» Et il a dit: «J’en avais entendu parler, mais, bien sûr, je ne croyais pas à une chose aussi exagérée que celle-là.»
    Et il a dit: «Mais, pourtant, cette femme était assise dans la réunion, ce soir-là, et pendant que le ministre parlait, il s’est tourné vers la femme — elle qui était assise au fond du bâtiment, — et il lui a dit: ‘Avant de partir de chez vous, ce soir, Mme Une telle, vous avez pris avec vous d’un chiffonnier un petit mouchoir avec un motif bleu en son coin, et vous l’avez mis dans votre bourse. Vous étiez en train de prier là derrière pour votre sœur aînée qui se meurt, qui s’appelle Une telle, qui habite sur la colline. Le Seigneur a entendu vos prières. Maintenant, prenez ce petit mouchoir, et posez-le sur votre sœur, et le cancer la quittera.’»

29     «Eh bien, a-t-il dit, vers minuit cette nuit-là, je pensais que l’Armée du Salut venait de débarquer, à entendre tous ces cris et ces braillements.» Je ne veux embarrasser personne, mais c’était Ben, qui est ici, frère Ben. Vous connaissez cette rafale familière du «Amen» qu’il fait entendre chaque soir de réunion; cela ébranle l’endroit. Frère Ben avait ramené la femme depuis la réunion chez sa sœur, et elle avait posé sur elle le mouchoir. Et Ben croyait en cela. Il s’était mis à pousser des cris avant que ça n’arrive. Il avait simplement précédé les événements. Et l’homme a rajouté: «Je pensais que la femme était morte. Il était presque minuit. Ce qui fait qu’au matin, ma femme et moi y sommes allés. Vous savez quoi? Cette femme était levée, en train de préparer son petit déjeuner, en mangeant de la tarte aux pommes frites!»

30     Combien d’entre vous, rebelles, savez ce qu’est une tarte aux pommes frites? Oh là là! Est-ce que je les aime! Je les aime à en mettre de la mélasse dessus. Voyez-vous? Et puis, je ne suis pas méthodiste, je suis baptiste, j’aime les baptiser de mélasse, vous savez, en en versant plein dessus, et puis vous les mangez avec du beurre chaud, et mmm! Elle était donc en train de manger cette tarte aux pommes frites. Et il a dit: «On en était renversé, ma femme et moi.» Et il a dit: «Si vous ne croyez pas cela (en me pointant du doigt), je vais vous y amener sur-le-champ et vous présenter la femme. Elle est…» Et l’autre vieillard qui était avec lui a dit: «C’est exact.»
    Je leur ai dit: «Oh, je vous crois.»
    Il a dit: «On me dit qu’il revient à Campbellsville, au stade. Je vais aller l’entendre. Et je vais lui parler.»
    J’ai dit: «Oui monsieur.»
    Il a dit: «Et je vais lui demander ce qui a bien pu lui parler de cette femme pour savoir qu’elle allait se rétablir.» Il a dit: «Pour le moment, je ne comprends pas.»

31     «Oh, ai-je dit, c’est vraiment phénoménal. Oui, certainement.» Et je me disais: «Seigneur, assiste-moi maintenant, quoi dire après cela.» Mais je me rappelle que ma vieille mère avait coutume de dire: «Donne à la vache suffisamment de corde, et elle va se pendre elle-même», vous savez. C’est là une expression du Sud qui est vraie. Je me suis dit que j’allais voir jusqu’à quel point il s’en souciait réellement. Je vais changer de sujet. Je lui ai demandé: «Cela ne vous fait rien si je prends une pomme?»
    Il a dit: «Les jaquettes jaunes en mangent bien. Je pense que vous pouvez aussi vous servir.»
    Savez-vous ce qu’est une jaquette jaune? — Ça butine d’une pomme à l’autre. C’était vers le milieu du mois d’août. J’en ai pris une et je l’ai frottée sur mon vieux pantalon taché de sang et sale, et j’en ai pris une bouchée. J’ai dit: «Oh oui, elle est très bonne.»
    Il a dit: En effet, elles sont très bonnes.»
    J’ai dit: «Depuis quand… quel âge a cet arbre?»
    Il a dit: Eh bien … c’est moi qui l’ai planté.»
    J’ai dit: «Oh!»

32     Il a dit: «Il a à peu près quarante-huit ans. Voyez-vous la cheminée qui pointe sur la colline?» Il a dit: «C’est là que je suis né.» Il a dit: «Et quand mon père est mort…» Il a dit: «Nous avions construit cette maison, là-bas.» Et il a dit: «Et puis, après je suis venu ici, et tous mes enfants sont nés ici. J’y ai vécu tout ce temps. Et j’ai planté là cet arbre, un tout petit plant. On a grandi ensemble.»
    «Oui monsieur, ai-je dit, je vois.» J’ai dit: «Je vois qu’il y a pas mal de pommes à terre.»
    Il a dit: «Ouais, ouais.»
    J’ai dit: «Y a pas mal de feuilles aussi.
    — Oui monsieur.»
    J’ai dit: «C’est étrange, non?»
    Il a dit: «Que voulez-vous dire?»
    J’ai dit: «Vous savez, on n’a pas eu de gel, et pourtant les feuilles tombent.» Et j’ai dit: «C’est la raison pour laquelle nous venions chasser ici dans la dénivelée. Les feuilles des arbres tombent.» Et j’ai dit: «Je me demande pourquoi elles tombent avant la gelée?
    — Oh, il a dit, elles tombent avant la gelée!
    — Et j’ai dit: «Oui, monsieur, qu’est-ce qui les fait tomber?»
    Il a dit: «Eh bien, la sève les a quittées.»
    J’ai dit: «Je vois. Et où elle est allée?»
    Il a dit: «Elle est descendue dans l’arbre, dans les racines de l’arbre.
    — Oh, ai-je dit, je vois. Autrement, si cette feuille restait… si la sève restait, elle maintiendrait la feuille dans l’arbre.
    — Bien sûr.»
    Et j’ai dit: «Ensuite la feuille tombe de l’arbre, elle retourne se cacher dans la racine.
    — Ouais.»
    J’ai dit: «Elle fait ça pour quelle raison?
    — Eh bien, a-t-il dit, si elle restait là, l’hiver tuerait l’arbre. La sève est obligée de descendre dans la racine, dans la chaleur de la terre, pour se garder en vie et ramener une autre feuille le printemps prochain.
    — Oh, ai-je dit, je vois. Et chaque fois qu’elle remonte, elle vous redonne un tas de pommes et tout?
    — Ouais, c’est cela.»

33     J’ai dit: «Eh bien, monsieur, j’aimerais vous poser une question.»
    Il a dit: «D’accord.»
    J’ai dit: «Je vous prie, dites-moi quelle est l’intelligence qui dit à cette sève: ‘Vas-t’en et descends dans les racines, parce que si tu ne descends pas, tu vas mourir’?» Plus tard, au printemps, il redonne une autre feuille. J’ai dit: «Maintenant, qu’est-ce qui la fait descendre dans les racines de l’arbre?
    — Oh, a-t-il dit, c’est de la nature de l’eau de descendre.»
    J’ai dit: «Très bien. En ce cas, je placerai un seau d’eau sur un poteau, et vers la mi-août elle descendra en bas du poteau et reviendra le printemps prochain.
    — Non, elle ne descendra pas.»
    J’ai dit: «Pourquoi pas?
    — Eh bien, dit-il, c’est pas là sa nature.»
    J’ai dit: «Qu’est-ce que la nature? Qui gouverne la nature? Pourquoi ne le fait-elle pas pour le pin alors? Elle reste dans l’arbre. Qu’est-ce qui les différencie?»

34     Le vieillard a pris un temps de réflexion. J’ai dit: «Voyez-vous, monsieur, il doit y avoir une intelligence, parce que l’arbre n’a pas d’intelligence. Ça doit se faire par quelque moyen. Ce n’est pas un appareil mécanique. C’est une intelligence qui envoie la vie dans les racines de l’arbre, comme la mort, l’ensevelissement et la résurrection.» Il avait vécu toutes ces années sans pouvoir voir la vie. Je suis missionnaire, et j’ai entendu… (je vous dis ces choses à vous) j’ai entendu toutes les différentes pensées: le bouddhisme, l’hindouisme, et les différentes théories, mais elles sont toutes fausses. Le christianisme est basé sur l’ensevelissement et la résurrection, pas sur la reproduction; la résurrection. Ça ne fait pas renaître des choses comme celles-là; la chose même qui est tombée en terre renaît, le même Jésus!

35     Si vous remarquez bien, Dieu témoigne chaque jour de notre vie. Le soleil naît au matin. Il est dans son adolescence vers les dix heures. Il est dans sa pleine force à midi, et il se couche le soir venu. Est-ce sa fin? Non, il se relèvera à nouveau: c’est constamment la naissance, la vie, la mort, la résurrection. Dieu se servant de la nature pour témoigner. La sève de l’arbre retourne aux racines dans le but de ramener de nouveau la vie l’année d’après. Vous et moi sommes suspendus à l’Arbre de Vie. Nous sommes les fruits de cet Arbre.
    Le vieillard, après y avoir songé, a dit: «Je n’y avais jamais pensé.»
    J’ai dit: «Vous n’avez pas répondu à ma question. Dites-moi quelle intelligence contrôle la vie de cet arbre qui descend dans les racines? Cette intelligence peut parler à la vie, et non à l’arbre (la Vie qui est en vous, voyez-vous?). Elle contrôle cette vie et la fait descendre et se cacher. Comme l’a dit Job: ‘Cache-moi dans la tombe. Garde-moi dans un lieu secret’, et ramène-la au printemps.» Et il n’a pu me répondre.

36     J’ai dit: «L’intelligence qui parle à la vie de l’arbre, disant: ‘Cache-toi, si tu espères vivre,’ est la même intelligence qui m’a dit quoi dire à cette femme, pour qu’elle vive et croie.»
    Il a dit: «Vous n’êtes pas ce prédicateur?»
    J’ai dit: «Oui, monsieur, c’est moi.»
    Là même, ce jour-là, à l’aide d’une simple petite histoire… Je sais qu’il se fait tard et que nous devrions être sortis. L’histoire ne se termine pas là. Mais ce jour-là, en lui faisant voir la vie par un simple petit exemple, je l’ai conduit à Christ. J’y suis retourné l’année passée. Sa veuve était assise sous le porche lorsque je suis arrivé. Elle est venue à ma rencontre. Ses mains serrées dans les miennes, elle m’a dit: «Frère Branham, il est mort dans la foi du Seigneur Jésus. Il s’en est allé.»

37     «Celui qui croit au Fils… peut voir la Vie.» Il n’est pas difficile pour nous alors de voir qu’il y a quelque chose qui contrôle notre vie. C’est ce que nous venons chercher ici, la Vie, et la Vie en abondance. Et je prie Dieu que ce matin, à ce petit déjeuner, Il nous donne la Vie en abondance. Et Celui qui peut parler à l’arbre par Son intelligence, et l’arbre obéit aussitôt à l’appel du Maître de se mettre à l’abri, s’il compte vivre… Et je connais un autre grand abri qui préserve la Vie. Cachons-nous là, ce matin, pas dans un abri nucléaire, mais cachons-nous sous Ses ailes.

38     Prions. Notre Père céleste, oh, nous savons qu’aujourd’hui, qu’en ce moment même, nous sommes enveloppés par la Vie. Nous le sentons. Nous voyons le soleil se lever, se coucher. Nous observons les fleurs lorsqu’elles fleurissent. Ensuite la gelée les frappe, et le cortège funèbre s’amène, l’automne vient avec ses pluies, pleure à chaudes larmes et les enterre. Elles se couchent dans la tombe et pourrissent. Mais ce n’est pas là leur fin. Tu as préservé leur vie. Et puis, dès que le soleil (s-u-n) se met à poindre, même si la semence avait été enterrée par une grosse pierre ou par un tapis de béton durant l’hiver, quand ce chaud soleil, qui contrôle la vie botanique, commence à réchauffer la terre, cette semence prend vie. Nous trouvons le gazon le plus dru le long des trottoirs. C’est la semence qui y était ensevelie. Cela ne peut empêcher la vie de se manifester. La vie doit émerger. Nous pouvons l’enterrer au fond d’un pot, suspendre ce pot à un arbre. Mais la petite vie lèvera à la louange de Dieu.

39     Ô Dieu, puissions-nous ne pas être à court d’esprit, si étroits d’esprit, pour ne pas voir que Tu es partout autour de nous. Et combien plus pouvons-nous Le voir, ce matin, dans Ses enfants bien-aimés, comme nous communions ensemble ici en Jésus-Christ, qui est la Vie. Que chaque pèlerin, Seigneur… Nous ne sommes pas de ce monde; nous sommes pèlerins et étrangers; nous sommes de passage. Et puisque nous séjournons depuis la Géorgie, le Canada, le Texas, de partout dans les alentours, pour nous rencontrer ici dans ces petits lieux, pour échanger nos idées et pour donner nos témoignages de Sa gloire, puissions-nous retourner de cette réunion avec une abondance de Vie éternelle, de sorte que nous puissions enseigner aux autres la façon de la trouver. Nous le demandons dans le Nom de Jésus. Amen.

40     On m’a pris pour un isolationniste, mais je ne le suis pas. Voyez-vous? J’aime la communion fraternelle. Et je vais tout de suite tenir une réunion là-bas. Vous avez tous la Vie éternelle, croyez-le. Mais voici, c’est un simple petit sujet dont ils vont me parler. Vous voyez? Quand quelque chose ne va pas, cela vous dérange. On s’en aperçoit. Et quand vous pensez à ces choses qui vous tracasse, c’est là que ça me met en pièces pour la soirée. Voyez-vous? Et je suis sûr que les chrétiens comprennent cela.
    Ce n’est pas que je ne vous aime pas. Oh là là! Si ce n’était de vous, que serait mon ministère? Et que dire de ceux du dehors? Quelle que soit l’importance du ministère, il ne peut pas être grand sans vous. Je ne peux pas le faire moi-même. Ce n’est qu’ensemble que nous pouvons y parvenir. Voyez-vous? Par moi-même, rien; par vous-même, rien. Mais ensemble, le Seigneur accomplit Son ministère. Si vous ne le croyez pas, cela ne se produira pas. Vous devez y croire. C’est ce qui fait que ça se produit, quand vous y croyez. Que Dieu vous bénisse.
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