Qu’est-ce que c’est la valeur? J’ai dit: «Vous savez, si j’avais cent millions de dollars empilés là et que j’aie un petit bouton ici, sur lequel je peux appuyer et perdre mes cent millions de dollars, mais commencer à parler avec mon vieux père qui est déjà parti, pour une heure, comme un être mortel une fois de plus. Que ferais-je?» Sans hésitation, j’appuierais sur ce bouton. Je donnerais cent millions de dollars, ce matin, pour faire asseoir mon père dans cette chaise pendant que j’enseigne cette leçon. Ainsi que vaut l’argent? Une âme ne vaut-elle pas plus que l’argent?
Maman, tu te rappelles lorsque j’avais cette vieille petite Ford, modèle-T, une vieille petite voiture, modèle 1926? Comme je l’astiquais! Je n’étais qu’un gosse d’environ seize ans. Et j’étais un pécheur en ce temps-là. Je travaillais pour M. Ginther à l’époque. Dimanche matin, je me mettais en dessous pour astiquer toutes les petites pièces et autres, du compresseur à air et je faisais un nettoyage complet. Qu’en serait-il, ce matin, si j’essayais de retrouver une seule pièce de cette Ford? Qu’en serait-il si j’essayais de retrouver l’une de ces petites pièces? Au même moment où j’astiquais ma Ford, j’aurais pu être en train de gagner des âmes. Je me demande où est la valeur.
Le dimanche matin, je travaillais là-bas. J’appréciais cela, parce que j’étais endetté. Mais qu’en ai-je tiré? Qu’est-ce que cela a gagné?
Et j’ai dit: «Frère Ledford, Frère Neville, je vais vous dire ce que nous allons faire. Allons chercher tous les pauvres que nous pouvons trouver. Rendons chaque petit foyer heureux, en procurant des vêtements aux petits enfants. Un million de dollars chacun; les intérêts qui en proviendront, nous en prendrons soin autant que possible. Et que ferions-nous ensuite? Ce serait formidable. Nos cœurs seraient satisfaits.»
Mais, maintenant, dans cent ans à partir d’aujourd’hui, frères, il faudrait un miracle de Dieu, si nous restons encore en vie, d’ici cent ans; vous le savez bien. Eh bien, nous serions dans l’Éternité. À quoi servirait ce million de dollars, ou toute la nourriture qu’on donnerait aux pauvres et les autres choses que nous aurions faites. Cela ne vaudrait pas grand-chose.
Mais laissez-moi vous dire quelque chose. Vous êtes un homme pauvre; nous le sommes tous. C’est vrai. En tant que ministres, nous vivons des aumônes des gens. Mais, frère, en Afrique, un seul petit garçon noir de cette taille, ou une prostituée de rue de Louisville, une seule âme de sauvée, dans l’Éternité, lorsque cette étoile brillera de l’autre côté, notre nom y sera enveloppé. Voilà votre valeur. Il ne s’agit pas de la quantité de biens que vous possédez, de ce que vous désirez. Il s’agit de ce que vous pouvez faire pour contribuer au salut des âmes pour Christ Jésus. Notre argent disparaîtra.
Je faisais reluire cette vieille petite Ford. Et ce matin, il y a là dans le garage une Cadillac qu’on m’a donnée. Mais l’un de ces jours, cette Cadillac deviendra ce qu’est devenue la Ford. Elle ne sera plus là. Mais Dieu sera toujours le même. Mais si je parviens à sauver une âme pour Christ, frère, tant qu’il y aura une Éternité, la gloire de Dieu reposera sur cette âme.
Qu’est-ce que donc la valeur? À quoi cela vous profitera-t-il au moment où il y aura la lutte dans votre gorge, et que le médecin verra le battement de votre cœur à partir de la manche de votre chemise? À quoi servent tout l’argent et toute la popularité? Que les gens vous tapotent sur le dos ou que vous deveniez une grande personne, à quoi cela vous avance-t-il? À rien du tout. Cela disparaît, et ça reste ici sur terre.
William Branham, Prédication «Le livre de vie de l’agneau»
https://branham.fr/sermons/bss-online/56-0603