Exposé des sept ages de l'Eglise : Age de l’Eglise de Smyrne

Date: 65-0003 | La durée est de: | La traduction: VGR
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Apocalypse 2.8-11

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   “Écris à l’ange de l’Église de Smyrne : Voici ce que dit le Premier et le Dernier, Celui qui était mort, et qui est revenu à la vie :

      Je connais tes œuvres, ta tribulation et ta pauvreté (bien que tu sois riche), et les calomnies de la part de ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui sont une synagogue de Satan.

      Ne crains pas ce que tu vas souffrir. Voici, le diable jettera quelques-uns de vous en prison, afin que vous soyez éprouvés, et vous aurez une tribulation de dix jours. Sois fidèle jusqu’à la mort, et Je te donnerai la couronne de vie.

      Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises : Celui qui vaincra n’aura pas à souffrir la seconde mort.”

INTRODUCTION

   Pour vous rafraîchir la mémoire, j’aimerais signaler de nouveau comment nous arrivons à trouver le nom des messagers des différents âges. Dieu, dans Sa volonté souveraine, a vu à ce que l’histoire de l’Église du Nouveau Testament ne se perde pas, tout comme Il avait vu à ce que l’histoire d’Israël ne se perde pas, en la plaçant dans la Bible et en la confirmant aujourd’hui par la découverte et l’interprétation par des archéologues de multitudes de rouleaux, de récipients en terre et d’autres objets. En fait, nous avons un commentaire suivi de l’histoire biblique, de la première page du Livre jusqu’à maintenant. Ainsi, en étudiant l’histoire, nous pouvons trouver quel homme ou quels hommes, dans les différents âges, ont été le plus près du modèle originel de Dieu, qui est l’apôtre Paul. Il faut donc examiner ceux que Dieu a utilisés pour ramener Son peuple à la Parole de Vérité. Ensuite, parmi ceux-là, il y en a un dans chaque âge qui doit apparaître clairement comme étant le plus proche, quant au modèle de la Parole et à la puissance. C’est lui le messager. Les âges aussi, nous les trouvons en étudiant l’histoire. Il suffit de lire les âges tels qu’ils sont décrits dans l’Apocalypse, et on voit tout cela correspondre parfaitement avec l’histoire, comme CELA DOIT FORCÉMENT CORRESPONDRE. Puisque les âges de l’Église ont été annoncés d’avance par Dieu, et que les conditions mêmes qui allaient exister dans chacun d’eux ont été révélées, il fallait nécessairement que l’histoire qui allait suivre corresponde à ce qui est exposé dans la Bible. C’est aussi simple que cela, mais la simplicité est précisément la clé de la Parole. Toutefois, dans tout ceci, je ne me suis pas limité à une simple étude ou à un travail d’historien, mais j’ai cherché à être un homme axé sur les choses Spirituelles, et ce n’est qu’avec la nette approbation de l’Esprit de Dieu que j’ai choisi les hommes que j’ai choisis. C’est vrai, Dieu connaît mon cœur.

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LE MESSAGER

   En utilisant la règle que Dieu nous a donnée pour choisir le messager de chaque âge, nous déclarons sans hésiter que c’est Irénée que le Seigneur a élevé à cette fonction. Il était le disciple de Polycarpe, ce grand saint et combattant de la foi. Et il ne fait aucun doute qu’aux pieds de ce grand homme, il avait fait l’apprentissage de la grâce chrétienne qui coulait de sa vie consacrée. En effet, Polycarpe a été l’un des saints véritablement illustres de tous les âges, pour ce qui est d’avoir une vie irréprochable. Vous savez certainement, de par vos propres lectures, que Polycarpe est mort en martyr. Trop vieux pour s’enfuir, et trop sincère pour permettre que quelqu’un d’autre le cache et soit puni pour cela, il s’est livré lui-même pour être mis à mort. Mais avant d’être mis à mort, il demanda et obtint l’autorisation de prier pendant deux heures pour ses frères dans le Seigneur, pour le gouverneur, pour ses ennemis et pour ses bourreaux. Comme les grands saints de tous les âges, désirant une meilleure résurrection, il a tenu ferme, refusant de renier le Seigneur, et il est mort la conscience libre. Il fut placé sur le bûcher (sur sa demande, il n’a pas été lié) et on alluma le feu. Le feu s’écarta de son corps, refusant de le toucher. Ensuite, on le transperça avec une épée. À ce moment-là, de l’eau jaillit de son côté et éteignit les flammes. On vit littéralement son esprit le quitter sous la forme d’une colombe blanche sortie de son sein. Pourtant, malgré ce glorieux témoignage, ce disciple de l’apôtre Jean ne militait pas contre le système nicolaïte, car lui-même penchait vers l’organisation, sans se rendre compte que son désir d’avoir de la communion et ce qui semblait être un bon plan pour favoriser l’œuvre de Dieu était en réalité un piège de l’ennemi.

   Il n’en était pas ainsi d’Irénée. Ce dernier militait contre l’organisation sous toutes ses formes. Également, sa vie, au cours de laquelle il a servi le Seigneur, était empreinte de beaucoup de manifestations du Saint-Esprit, et il enseignait la Parole avec une dose exceptionnelle de clarté et de conformité aux préceptes originels de celle-ci. Ses Églises en France étaient connues pour posséder les dons de l’Esprit; en effet, les saints parlaient en langues, prophétisaient, ressuscitaient les morts et guérissaient les malades par la prière de la foi. Il voyait le danger de toute forme de confrérie organisée parmi les anciens, les pasteurs, etc. Il a fermement défendu une Église locale unifiée, remplie de l’Esprit et manifestant les dons. Et Dieu l’a honoré, car la puissance de Dieu se manifestait parmi les saints.

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   Il avait également une compréhension claire de la Divinité. D’ailleurs, comme il était le disciple de Polycarpe, qui était lui-même le disciple de saint Jean, nous savons qu’il a reçu un enseignement on ne peut plus parfait sur ce sujet. The Ante-Nicene Fathers, volume 1, page 412, nous rapporte la déclaration suivante, qu’il aurait faite au sujet de la Divinité : “Toutes les autres expressions sont également des titres d’un seul et même être; le Seigneur de Puissance, l’Éternel, le Père de Tous, le Dieu Tout-Puissant, le Très-Haut, le Créateur, le Constructeur, et d’autres, ne sont pas les noms et les titres d’une succession d’êtres différents, mais d’un seul et même être.” Il dit clairement que ces expressions ne sont que des titres, comme la Rose de Saron, l’Étoile Brillante du Matin, le Plus Beau entre dix mille, etc. Et il n’y a qu’UN SEUL Dieu. Son Nom est le Seigneur Jésus-Christ.

   Ainsi, en considérant son adhésion stricte à la Parole, sa merveilleuse compréhension des Écritures, et la présence de la puissance de Dieu dans ce ministère, c’est lui le bon choix pour l’âge qui nous occupe. C’est vraiment dommage que les autres âges n’aient pas eu dans leur messager un tel équilibre de fruits, de puissance et de conduite dans le Saint-Esprit et dans la Parole.

SMYRNE

   La ville de Smyrne était située un peu au nord d’Éphèse, au bord du golfe de Smyrne. Son excellent port en faisait un centre de commerce connu pour ses exportations. Elle se distinguait aussi par ses écoles de rhétorique, de philosophie, de médecine, de sciences, et par ses beaux édifices. Il y vivait de nombreux Juifs, qui s’opposaient avec acharnement au Christianisme; ils y étaient même plus opposés que les Romains. En fait, Polycarpe, le premier évêque de Smyrne, a été martyrisé par les Juifs, et il est dit que les Juifs avaient profané leur jour saint (le samedi) pour porter le bois de son bûcher.

   Le mot “Smyrne”, qui veut dire “amer”, est dérivé du mot “myrrhe”. La myrrhe était utilisée pour embaumer les morts. Le nom de cet âge a donc deux significations. C’était un âge amer, rempli de mort. Les deux vignes qui se trouvent dans l’Église s’écartaient de plus en plus l’une de l’autre, et la fausse vigne manifestait de plus en plus d’amertume envers la vraie vigne. La mort n’était pas seulement la semence de la fausse vigne, mais même dans la vraie vigne, la paralysie et l’impuissance s’infiltraient, parce qu’ils s’étaient déjà écartés de la vérité pure des premières années qui avaient suivi la Pentecôte. Or, aucun véritable croyant n’est plus fort et n’a une santé et une vie spirituelles meilleures que sa connaissance et son adhésion à la pure Parole de Dieu. Nous en voyons de multiples exemples dans l’Ancien Testament. L’organisation se développait rapidement, ce qui confirmait et multipliait la mort des membres, car on déposait la conduite du Saint-Esprit et on remplaçait la Parole par des crédos, des dogmes et des rites fabriqués par l’homme.

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   Quand Israël a conclu des alliances illégitimes avec le monde, qu’ils ont formé des unions par le mariage, ils ont abouti à ce qu’un jour le monde prenne le contrôle, et Babylone a emmené le peuple de Dieu en captivité. Or, quand ils sont partis en captivité, ils avaient des sacrificateurs, un temple et la Parole. Mais quand ils sont revenus, ils avaient des rabbins, un ordre théologique de pharisiens, une synagogue et le Talmud. Et quand Jésus est venu, ils étaient tellement corrompus qu’Il a dit qu’ils étaient de leur père, le diable, même s’ils étaient d’Abraham selon la chair. Dans cet âge, nous voyons la même chose se produire. Cependant, comme “tout Israël” n’est pas Israël, mais qu’un petit groupe formait les véritables Israélites Spirituels, de même il allait toujours y avoir un petit groupe de véritables Chrétiens, l’épouse de Christ, jusqu’à ce qu’Il revienne chercher les Siens.

   Il y avait dans cette ville deux temples célèbres. L’un était le temple érigé pour le culte de Zeus, et l’autre était élevé à Cybèle. Ces deux temples étaient reliés par la plus belle route de l’antiquité : la Voie Dorée. Pour moi, ceci représente la suite du développement du paganisme qui avait déjà commencé dans le premier âge, mais dont l’existence n’était connue qu’à Rome. L’union des deux temples d’un dieu et d’une déesse est la semence de la mariolâtrie, qui consiste à appeler Marie la mère de Dieu et à lui conférer un honneur, des titres et des pouvoirs qui la rendent égale à Jésus-Christ. La Voie Dorée qui les relie illustre la cupidité qui a poussé les organisateurs nicolaïtes à unir l’Église et l’État, parce qu’ils savaient combien ils pourraient en retirer de richesse et de puissance. Comme l’Âge d’Éphèse n’avait été que le semis du tragique Âge de Pergame qui allait venir plus tard, cet Âge de Smyrne était la pluie, le soleil et les éléments nutritifs qui ont alimenté la vile corruption qui allait plonger l’Église dans l’idolâtrie, qui est une fornication spirituelle, ce dont l’Église n’allait jamais se remettre. La mort l’avait pénétrée des racines jusqu’aux branches, et ceux qui participaient à l’Église participaient à l’amertume et à la mort.

     Cet âge a duré de 170 à 312 ap. J.-C.

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LA SALUTATION

   Apocalypse 2.8 : “Voici ce que dit le Premier et le Dernier, Celui qui était mort, et qui est revenu à la vie.”

     “Le Premier et le Dernier, Celui qui était mort, et qui est revenu à la vie.” Ce ne sont pas là les paroles d’un homme. Un simple homme (s’il pouvait parler depuis la tombe) dirait : “Je suis le premier et le dernier, celui qui était vivant, et qui est mort.” La première chose qui arrive à homme, c’est qu’il naît (il est vivant), et la dernière chose qui lui arrive, c’est qu’il meurt. Celui qui parle ici n’est donc pas un homme. C’est la Divinité. L’homme (Adam) a pris la vie et l’a changée en mort. Mais cet HOMME (Jésus) a pris la mort et l’a changée en vie. Adam a pris l’innocence et l’a changée en culpabilité. Celui-ci a pris la culpabilité et l’a changée en justice. Adam a pris un paradis et l’a changé en une solitude aux effroyables hurlements, mais Celui-ci revient pour changer une terre secouée et ébranlée par la destruction pour qu’elle devienne un nouvel Éden. Adam a pris une vie de communion et de joie avec Dieu et l’a changée en un désert de ténèbres spirituelles qui ont suscité tout le péché, la dégradation morale, la douleur, les souffrances, la déception et la corruption qui font la guerre à l’âme des hommes. Mais Celui-ci a fait sortir de la mort et de la dégradation tragiques qui remplissaient l’humanité une vie de justice et de beauté, afin que, comme le péché a régné par la mort, ainsi les hommes puissent maintenant régner par la justice, par Un seul, Jésus-Christ; et il n’en est pas de Son don comme de l’offense, – bien qu’elle ait été terrible, – mais combien plus glorieux est Son don qui procure la vie éternelle.

   Et Le voici qui marche au milieu de ceux qu’Il a rachetés, Son Église. Et qu’étaient ces rachetés? Beaucoup d’entre eux n’étaient-ils pas comme Paul, des meurtriers et des agents de corruption? Beaucoup d’entre eux n’étaient-ils pas comme le brigand sur la croix, des voleurs et des assassins? Tous sont des trophées de Sa grâce. Tous ont été ramenés d’entre les morts. Tous ont été rendus À LA VIE en Jésus-Christ, le Seigneur.

   Je me demande si vous avez remarqué la salutation adressée au premier âge, et si vous avez remarqué celle qui est adressée à cet âge-ci. Mettez-les ensemble : “Voici ce que dit Celui qui tient les sept étoiles dans Sa main droite, Celui qui marche au milieu des Églises. Voici ce que dit le Premier et le Dernier, Celui qui était mort, et qui est revenu à la vie.” C’est une seule et même personne. Et Il nous fait savoir que l’Église est à Lui. Comme la semence du fruit est au milieu du fruit, de même Lui, la Semence royale, est au milieu de l’Église. Comme la semence seule contient la vie, de même Il est pour l’Église la source de la vie. Il marche, ce qui veut dire qu’Il prend soin d’elle sans se lasser. Il est le Souverain Berger qui veille sur les Siens. C’est Son droit, car Il a racheté cette Église par Son propre sang. Ce sang est le sang de Dieu. Celui à qui appartient cette Église est Dieu, Dieu Lui-même. Il est “le Premier et le Dernier”. Ce titre parle d’éternité. Il était mort, et Il est vivant. Puisqu’Il a payé le prix, Il est le seul possesseur du temple de Dieu. C’est Lui qui le gouverne. C’est Lui qui y est adoré. Il a horreur que quiconque prenne la position de Seigneur et l’autorité qui Lui reviennent. C’est sans aucun doute pour mettre les gens en garde et pour les réconforter qu’Il Se présente à chaque âge comme étant la Divinité. Il met en garde la fausse vigne, et Il réconforte la vraie vigne. C’est Lui le SEUL VRAI DIEU TOUT-PUISSANT. Écoutez-Le et vivez.

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LA CONDITION DE L’ÂGE

   Apocalypse 2.9 :  “Je connais tes œuvres, ta tribulation et ta pauvreté (bien que tu sois riche), et les calomnies de la part de ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui sont une synagogue de Satan.”

   De toute évidence, la clé de cet âge est la tribulation. Si le premier âge avait des tribulations, il y a tout au long de ce deuxième âge des tribulations prévues, et d’une intensité accrue. Sans aucun doute ces paroles de Paul s’appliquent-elles à la masse des Chrétiens où qu’ils soient dans le monde et dans tous les âges. Hébreux 10.32-38 : “Souvenez-vous de ces premiers jours, où, après avoir été éclairés, vous avez soutenu un grand combat au milieu des souffrances, d’une part, exposés comme en spectacle aux opprobres et aux afflictions, et de l’autre, vous associant à ceux dont la position était la même. En effet, vous avez eu de la compassion pour les prisonniers, et vous avez accepté avec joie l’enlèvement de vos biens, sachant que vous avez dans les cieux des biens meilleurs et qui durent toujours. N’abandonnez donc pas votre assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération. Car vous avez besoin de persévérance, afin qu’après avoir accompli la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis. Encore un peu, un peu de temps : Celui qui doit venir viendra, et Il ne tardera pas. Et le juste vivra par la foi; mais, s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui.”

   Pour s’être simplement associés avec des vrais croyants, des gens au cœur bon pourraient bien recevoir la mort en retour de leur bonté.

   Ici, le Seigneur Dieu Tout-Puissant dit : “JE SAIS.” Le voici qui marche au milieu de Son peuple. Le voici, le Souverain Berger du troupeau. Mais est-ce qu’Il empêche la persécution? Est-ce qu’Il retient la tribulation? Non, pas du tout. Il se contente de dire : “JE CONNAIS ta tribulation, Je n’oublie absolument pas tes souffrances.” Quelle pierre d’achoppement pour beaucoup de gens! Comme Israël, ils se demandent si Dieu les aime réellement. Comment Dieu peut-Il être juste et rempli d’amour, alors qu’Il reste là à regarder souffrir Son peuple? C’est la question qu’ils posaient, dans Malachie 1.1-3 : “Oracle, Parole de l’Éternel à Israël par Malachie. Je vous ai aimés, dit l’Éternel. Et vous dites : En quoi nous as-Tu aimés? Ésaü n’est-il pas frère de Jacob? dit l’Éternel. Cependant J’ai aimé Jacob, et J’ai eu de la haine pour Ésaü, J’ai fait de ses montagnes une solitude, J’ai livré son héritage aux chacals du désert.” Vous voyez, ils ne pouvaient pas comprendre l’amour de Dieu. Ils pensaient que l’amour voulait dire de ne pas souffrir. Ils pensaient que l’amour, c’était d’être comme un bébé entouré de la sollicitude de ses parents. Mais Dieu dit que Son amour est un amour “électif”. La preuve de Son amour, c’est l’ÉLECTION : quoi qu’il arrive, Son amour était prouvé par le fait qu’ils avaient été choisis pour le salut (car Dieu vous a choisis pour le salut par la sanctification de l’Esprit et la foi dans la vérité). Il peut vous livrer à la mort comme Il l’a fait pour Paul. Il peut vous livrer à la souffrance comme Il l’a fait pour Job. C’est Son privilège. Il est souverain. Mais tout cela a un but. S’Il n’avait pas un but, Il serait l’auteur de la frustration et non l’auteur de la paix. Son but, c’est qu’après avoir souffert un peu de temps nous soyons perfectionnés, que nous soyons établis, fortifiés et affermis. Comme le disait Job, “Il met de la force en nous.” (Job 23.6b [d’après la version anglaise du roi Jacques]) Voyez-vous, Lui-même a souffert. Il a appris l’obéissance par les choses qu’Il a souffertes. Il a été élevé à la perfection par les choses mêmes qu’Il a souffertes. Hébreux 5.8-9 : “Il a appris, bien qu’Il fût Fils, l’obéissance par les choses qu’Il a souffertes; après avoir été élevé à la perfection, Il est devenu pour tous ceux qui Lui obéissent l’auteur d’un salut éternel.” En langage clair, le caractère même de Jésus a été perfectionné par les souffrances. Et, selon Paul, Il a laissé à Son Église une mesure de souffrances, afin qu’eux aussi, par leur foi en Dieu, en souffrant pour Lui, arrivent à une perfection. Pourquoi voulait-Il cela? Jacques 1.2-4 : “Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien.”

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   Pourquoi n’intervient-Il pas? La raison se trouve dans Romains 8.17-18 : “Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec Lui, afin d’être glorifiés avec Lui. J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée en nous.” Si nous ne souffrons pas avec Lui, nous ne pourrons pas régner avec Lui. Il faut souffrir pour pouvoir régner. La raison en est qu’on ne peut tout simplement pas former un caractère sans souffrance. Le caractère est une VICTOIRE, pas un don. Un homme qui n’a pas le caractère ne peut pas régner, car la puissance sans le caractère, c’est satanique. Mais la puissance avec le caractère est apte à régner. Et, puisqu’Il veut que nous partagions même Son trône, tout comme Lui a vaincu et s’est assis sur le trône de Son Père, alors, nous aussi, nous devons vaincre pour nous asseoir avec Lui. Et les quelques souffrances temporaires que nous endurons maintenant ne sont pas dignes d’être comparées à la formidable gloire qui sera révélée en nous quand Il viendra. Oh, quels trésors sont réservés à ceux qui sont prêts à entrer dans Son royaume par beaucoup de tribulations!

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   “Ne soyez pas surpris, comme d’une chose étrange qui vous arrive, des épreuves cuisantes qui sont là pour vous éprouver.” Voilà ce que disait Pierre. Est-ce une chose étrange que Dieu veuille que nous nous formions un caractère semblable à celui de Christ, lequel vient par la souffrance? Non monsieur. Et nous avons tous des épreuves. Nous sommes tous éprouvés et châtiés comme des fils. Il n’y en a pas un seul qui ne passe par là. L’Église qui ne souffre pas, qui n’est pas éprouvée, n’y est pas du tout : elle n’est pas de Dieu. Hébreux 12.6 :  “Car le Seigneur châtie celui qu’Il aime, et Il frappe de la verge tous ceux qu’Il reconnaît pour Ses fils. Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils.”

   Or, cet état particulier de Smyrne doit être appliqué à chaque âge. Aucun âge n’en est exempt. Aucun vrai croyant n’en est exempt. Cela vient de Dieu. C’est la volonté de Dieu. C’est nécessaire. Il faut que le Seigneur nous enseigne la vérité, que nous devons souffrir et être semblables à Christ dans la souffrance. “L’amour est patient, il est plein de bonté.” Matthieu 5.11-12 : “Heureux serez-vous, lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de Moi. Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux; car c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous.”

   Le ciel nuageux et les tempêtes de la vie ne sont pas le signe de la désapprobation de Dieu, pas plus que le ciel ensoleillé et les eaux tranquilles ne sont le signe de Son amour et de Son approbation. Ce n’est que DANS LE BIEN-AIMÉ qu’Il approuve qui que ce soit d’entre nous. Son amour est électif; Il l’avait pour nous avant la fondation du monde. Est-ce qu’Il nous aime? Oh oui. Mais comment le savons-nous? Nous le savons parce qu’Il L’A DIT, et qu’Il a manifesté qu’Il nous aimait en ce qu’Il nous a amenés à Lui et nous a donné Son Esprit, nous plaçant comme fils. Et comment Lui prouver mon amour? En croyant ce qu’Il a dit, et en me conduisant avec joie au milieu des épreuves qu’Il permet dans Sa sagesse.

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   “Je connais ta pauvreté (bien que tu sois riche).” Nous y revoilà. Observez-Le aller et venir au milieu de Son Église. Comme un père, Il pose les regards sur Sa famille. Il est le Chef de Son foyer. Il est Celui qui pourvoit. Il est le protecteur. Et pourtant, Il les regarde souffrir de la pauvreté. Oh, comme le croyant mal affermi s’achoppe à cela! Comment Dieu peut-Il supporter de regarder les Siens qui sont dans le besoin et ne pas mettre fin à cela, ne pas simplement céder et déverser toutes les richesses matérielles sur eux?

   C’est ici qu’il vous faut encore croire à l’amour, à la bonté et à la sagesse de Dieu. Voilà encore une chose nécessaire. Rappelez-vous Son avertissement : “Ne vous inquiétez pas du lendemain, de ce que vous mangerez ou de ce dont vous serez vêtus. Votre Père sait de quoi vous avez besoin. Celui qui revêt le lis et qui nourrit le passereau fera beaucoup plus pour vous. Les véritables besoins fondamentaux de votre vie ne sont pas ces choses matérielles, car la vie d’un homme n’est pas fonction des choses qu’il possède. Mais cherchez premièrement le royaume de Dieu et Sa justice, et toutes les choses nécessaires dans le domaine matériel vous seront données par-dessus.” Le peuple de Dieu n’est pas axé sur les choses matérielles. Ils sont axés sur Christ. Ils ne recherchent pas les trésors d’ici-bas, mais ceux d’en haut. C’est absolument vrai, la majorité des Chrétiens ne sont PAS des gens fortunés. Ils sont plutôt du côté des pauvres. C’est ainsi qu’il en était à l’époque de Jésus. C’était vrai à l’époque de Paul, et ce devrait être vrai aujourd’hui. Oh, aujourd’hui ce n’est pas aussi vrai, car l’Âge de Laodicée est un âge de grandes richesses où l’on se fie à l’abondance de biens terrestres pour juger du niveau spirituel. Oh, comme l’Église est riche de biens. Mais comme elle est pauvre en Esprit. “Heureux vous qui êtes pauvres, car le royaume de Dieu est à vous. Le royaume de Dieu n’est PAS le manger et le boire.” Il n’est pas matériel. Il est EN nous. C’est de Dieu qu’un homme est riche, pas des choses du monde.

   “Oh!”, crie l’Esprit, “Je vois votre pauvreté. Je vois votre besoin. Vous n’avez pas grand-chose, si même vous avez quelque chose, dont vous puissiez vous vanter. Ce que vous aviez vous a été ôté. Vous avez abandonné avec joie ce que vous possédiez en échange de possessions éternelles. On se moque de vous. On vous méprise. Vous n’avez pas de ressources matérielles sur lesquelles vous rabattre. Mais malgré tout, vous êtes riches. Votre sécurité se trouve en Celui qui est votre bouclier et votre très grande récompense. Votre royaume doit encore venir. Mais il viendra. Et ce sera un royaume qui durera toujours. Oui, Je prête attention à vos épreuves et à vos malheurs. Je sais combien il est dur de continuer. Mais Je me souviendrai de tout cela quand Je reviendrai vous revendiquer comme étant les Miens; alors Je vous récompenserai.”

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   Or, ceci ne veut pas dire qu’il y ait quoi que ce soit contre les gens qui sont riches; en effet, Dieu peut sauver un riche. Il y a des riches parmi les enfants de Dieu. Mais l’argent peut être un tel piège, non seulement pour ceux qui en ont, mais aussi pour ceux qui n’en ont pas. Au tout premier âge déjà, Jacques criait contre ceux qui faisaient cas des riches : “N’ayez pas la foi de notre Seigneur Jésus-Christ, en faisant acception de personnes.” [version Darby] Là, les pauvres essayaient de passer de la pommade aux riches pour qu’ils les aident, au lieu de se confier en Dieu. “Ne le faites pas, disait Jacques. Ne le faites pas. L’argent n’est pas tout. Ce n’est pas l’argent qui est la réponse.” Et aujourd’hui non plus, ce n’est pas la réponse. Nous avons plus de richesses que jamais, et pourtant les réalisations sur le plan Spirituel se font moins nombreuses. Ce n’est pas avec l’argent que Dieu travaille. Il agit par Son Esprit. Et cette action de l’Esprit ne vient que dans une vie consacrée à la Parole.

LA SYNAGOGUE DE SATAN

   Apocalypse 2.9b : “Je connais les calomnies de la part de ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui sont une synagogue de Satan.”

     Voici un verset qui nous donnera matière à beaucoup de réflexion, non seulement parce qu’il a un contenu très particulier, mais aussi parce qu’il se répète en fait dans un âge qui vient plus de mille ans plus tard.

   Apocalypse 2.9 : “Je connais tes œuvres, ta tribulation et ta pauvreté (bien que tu sois riche), et les calomnies de la part de ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui sont une synagogue de Satan.” Pour commencer, le mot Juifs ne s’applique pas à la religion du peuple Juif. Il ne s’applique qu’au peuple de Juda, exactement dans le même sens où moi, je dirais que je suis Irlandais d’origine. Ces personnes disaient être de vrais Juifs, des véritables Juifs par naissance. Ils étaient des menteurs. Ils n’étaient Juifs ni par naissance ni par religion. Si tout ceci est vrai, qu’étaient-ils donc? Ils étaient un peuple séduit qui faisait déjà partie de l’Église. Ils appartenaient à la fausse vigne.

   Ils n’étaient pas de la véritable Église, mais de la fausse Église, car Dieu dit qu’ils sont “une synagogue de Satan”. Or, le mot traduit par “synagogue” n’est pas le même mot que celui qui désigne l’Église. Dans la Bible, “Église” signifie “ceux qui ont été appelés à sortir”, ou “les appelés hors de...” Le Psalmiste dit de ces élus :“Bienheureux celui que TU AS CHOISI et que TU FAIS approcher : il habitera Tes parvis.” Psaume 65.4 [version Darby]. Mais “synagogue” veut dire “assemblée” ou “rassemblement”. Ce peut être une bonne ou une mauvaise chose; mais dans ce cas-ci, c’en est une mauvaise, car ce sont ici ceux dont le rassemblement ne vient pas de Dieu mais d’eux-mêmes. Essaie disait d’eux : “Voici, ils s’assembleront, mais ce ne sera PAS DE PAR MOI : celui qui s’assemble contre toi tombera à cause de toi.” Essaie 54.15 [version Darby]. Et, comme ceux-ci étaient assurément opposés à la vraie vigne, un jour Dieu les détruira.

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   Mais pourquoi avons-nous des gens qui se sont mêlés dans le cadre de l’Église, et qui se disent Juifs? En voici la raison : Comme ils étaient des menteurs, ils pouvaient prétendre ce qu’ils voulaient. Ils pouvaient dire ce qu’ils voulaient comme si c’était vrai, et s’en tenir à cela. Et dans ce cas-ci, ils pouvaient mentir avec une très grande ambition comme mobile : l’Église primitive n’était-elle pas presque entièrement, sinon entièrement composée de Juifs, qui étaient ainsi les membres originels de Son corps? Les douze apôtres étaient Juifs, et les apôtres qui sont venus par la suite étaient soit des Juifs, soit des prosélytes. Ainsi, si des hommes juraient qu’ils étaient Juifs, cela leur permettait d’avoir la prééminence et de prétendre être ceux de l’origine. Dites un mensonge. Tenez-vous-y. Les faits, l’histoire, peu importe. Contentez-vous de le dire et de le répéter aux gens, et les gens finiront par l’accepter.

   Avez-vous saisi quelque chose, là? N’est-ce pas le même esprit qui se trouve en plein dans l’Église aujourd’hui? N’y a-t-il pas un groupe qui prétend être la véritable Église de l’origine, et qu’il n’y a de salut qu’en elle? Ne prétendent-ils pas avoir les clés du royaume, qu’ils ont reçues de Pierre? Ne prétendent-ils pas que Pierre était leur premier pape, et qu’il a habité Rome, alors qu’il n’y a ABSOLUMENT AUCUN FAIT HISTORIQUE QUI L’INDIQUE? Et même les plus instruits et les plus calés de ses adhérents croient à ses mensonges. La synagogue de Satan! Et si Satan est son père, et qu’il est le père du mensonge, alors il n’est pas étonnant que ceux de sa synagogue soient, eux aussi, des menteurs.

   Prenez l’idée du blasphème. Dans ce cas-ci, ces gens de la synagogue de Satan ne blasphémaient pas contre Dieu (même si cela va sans dire), mais ils blasphémaient contre la véritable Église. Certainement. Tout comme Caïn a persécuté et tué Abel, parce qu’il (Caïn) était du malin, et tout comme les tenants morts et formalistes du judaïsme (Jésus a dit qu’ils avaient pour père le diable) ont essayé de détruire les Chrétiens au cours des premières années du premier âge, nous voyons ici ce même groupe (la fausse vigne) essayer de plus belle de détruire le vrai croyant dans le deuxième âge. Cet esprit antichrist se développe.

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   Le groupe qui s’est introduit petit à petit dans l’Église par ses ŒUVRES (le nicolaïsme) ne craint plus d’être reconnu, mais s’est organisé ouvertement en un groupe qui se rassemble de lui-même et qui s’oppose à la véritable Église avec une hostilité non masquée.

   Maintenant, quand je dis qu’il s’agissait d’une Église antichrist organisée, je vous donne la vérité historique attestée. La première Église qui avait été fondée à Rome (nous remonterons son histoire dans l’Âge de Pergame) avait déjà changé la vérité de Dieu en mensonge, en introduisant une religion païenne, avec des noms et des contenus chrétiens. Déjà au deuxième âge, elle était tellement païenne (tout en prétendant être la véritable Église) que Polycarpe a fait un voyage d’à peu près quinze cents milles [deux mille cinq cents kilomètres], alors qu’il était très âgé, pour venir les supplier de revenir. Ils n’ont pas voulu le faire. Ils avaient une hiérarchie et une organisation solides, et ils avaient complètement quitté la Parole. C’est donc là la synagogue de Satan, pleine de blasphèmes, qui renfermait déjà les semences de la doctrine du nicolaïsme, et qui allait bientôt devenir le véritable siège, ou la puissance, de la religion satanique. Ceci est tout à fait exact, car Apocalypse 2.9b ne dit PAS que ces gens sont DE la synagogue de Satan, mais qu’ils SONT LA SYNAGOGUE DE SATAN.

   L’esprit antichrist n’est pas nouveau. Ce n’est pas quelque chose qui vient d’arriver, dans les âges de l’Église. Il est là depuis le début. Pour bien comprendre comment il agit, comment il s’oppose à Dieu et comment il prend le contrôle de l’Église, regardez-le à l’œuvre dans l’Ancien Testament. Examinons cet esprit, comme il se manifestait en Israël, qui sortait d’Égypte pour devenir l’Église dans le désert.

   Tout comme l’Église primitive a débuté sous le pur ministère du Saint-Esprit, avec des signes, des prodiges et des manifestations comme la prophétie, le parler en langues et l’interprétation, la sagesse, la connaissance et la guérison, de même, à l’époque du peuple d’Israël, quand ils ont quitté l’Égypte, ils étaient sous la conduite de l’Esprit de Dieu, qui se manifestait par des dons. C’est Dieu qui conduisait le peuple. En fait, c’était Lui leur Roi. Il était un Roi-Père. Il prenait soin d’Israël comme un homme prend soin de sa famille. Il les nourrissait, Il combattait pour eux, Il aplanissait leurs difficultés et Il réglait leurs problèmes. Il s’occupait continuellement d’eux. Ils étaient la seule nation pour laquelle Il était réellement Dieu. Mais un jour, ils ont regardé autour d’eux, et ils ont vu les Philistins et d’autres nations qui étaient gouvernées par des rois. Cela a attiré leur attention, et ils ont décidé qu’il fallait qu’ils donnent une dimension humaine à leur gouvernement, alors ils ont voulu avoir un roi. Or, Dieu allait Lui-même donner cette dimension humaine à leur gouvernement par la Personne du Seigneur Jésus-Christ, mais ils L’ont devancé. Satan connaissait le plan de Dieu, c’est pourquoi il a mis dans le cœur des gens le désir de devancer Dieu (la Parole).

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   Quand ils se sont adressés à Samuel pour demander un roi, Samuel en a été tellement consterné que le cœur a failli lui manquer. Dieu avait conduit Son peuple au moyen de ce prophète consacré, confirmé par les Écritures, et celui-ci avait le sentiment qu’on l’avait rejeté. Il a rassemblé le peuple et les a suppliés de ne pas se détourner du Dieu qui les avait portés comme des enfants, qui les avait fait prospérer et qui les avait bénis. Mais ils ont persisté. Ils ont dit à Samuel : “Tu ne nous as jamais mal conduits. Tu n’as jamais été malhonnête dans les questions financières. Tu as fait de ton mieux pour nous garder alignés sur la Parole du Seigneur. Nous apprécions les miracles, la sagesse, Dieu qui pourvoit et nous protège. Nous croyons à cela. Nous aimons cela. Et d’ailleurs, nous ne voulons pas nous en défaire. C’est seulement que nous voulons un roi qui nous conduise au combat. Mais, bien sûr, quand nous irons au combat, nous voulons toujours que les sacrificateurs avancent en premier, et que Juda suive; et nous sonnerons de la trompette, nous crierons et nous chanterons. Nous n’avons pas l’intention d’arrêter quoi que ce soit de cela. MAIS NOUS VOULONS UN ROI QUI SOIT L’UN D’ENTRE NOUS POUR NOUS CONDUIRE.”

Et Dieu dit à Samuel : “Vois-tu, ce n’est pas toi qu’ils ont rejeté, mais c’est MOI qu’ils ont rejeté, c’est Mon gouvernement.”

   Quelle tragédie! Ils étaient bien loin de se rendre compte qu’en demandant à Dieu de leur permettre d’être comme le reste du monde, ils Le rejetaient; en effet, Dieu avait décrété que Son peuple devait agir différemment du monde. Ils ne sont pas du monde, ils n’ont pas la même apparence que le monde, et ils n’agissent pas comme le monde. Ils ont été crucifiés au monde, et le monde a été crucifié pour eux. II Corinthiens 6.17-18 : “C’est pourquoi, sortez du milieu d’eux, et séparez-vous, dit le Seigneur; ne touchez pas à ce qui est impur, et Je vous accueillerai. Je serai pour vous un Père, et vous serez pour Moi des fils et des filles, dit le Seigneur tout-puissant.”

   Voyez-vous, la seule différence entre Israël et toutes les autres nations, c’était Dieu. Mettez Dieu de côté, et Israël était comme n’importe quelle autre nation. Quand Samson s’est coupé les cheveux, il est devenu comme n’importe quel autre homme. Mettez de côté la conduite du Saint-Esprit, et l’Église n’est PLUS QUE LE MONDE, AVEC EN PLUS L’ÉTIQUETTE DU NOM DE DIEU. Le monde et l’Église sont dans le même lot, tout comme Jacob et Ésaü étaient des mêmes parents, mais c’est l’Esprit de Dieu qui fait la différence.

 

 

 

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   Peu importe que vous vous disiez Chrétien. Ça, n’importe qui peut le faire. Il s’agit de savoir si vous avez ou non l’Esprit de Dieu en vous, car sans cet Esprit, vous êtes réprouvé, vous ne Lui appartenez pas. Amen.

   Il n’y a pas bien longtemps, je demandais à une dame si elle était Chrétienne. Elle m’a dit : “Vous saurez, monsieur, que je fais brûler un cierge tous les soirs.” Mais qu’est-ce que cela peut bien avoir comme rapport? Que je sois méthodiste, baptiste ou pentecôtiste, cela n’a absolument aucun rapport. Il s’agit d’avoir le Saint-Esprit, sinon on périt.

   Eh bien, dès le début, dans l’Église primitive, les gens se sont mis à réfléchir et à raisonner pour trouver comment faire mieux que Dieu. Les œuvres des Nicolaïtes commençaient à se montrer. Alors un groupe s’est formé. Ils se sont éloignés du modèle de la Parole. Il suffit de changer une seule parole, et ce petit peu de levain fait ensuite lever toute la pâte. Celui qui pèche contre un seul point de la loi devient coupable de tous. Ève n’a changé qu’une seule parole. Cela suffit.

   Et une fois que ce groupe centré sur Satan était formé, il a commencé à haïr et à combattre les vrais croyants, en affirmant avec insistance que c’était eux (ceux du dehors) qui étaient l’Église de Dieu.

   Regardez comme l’organisation produit la haine. Elle détruit la communion. Elle crée l’amertume. C’est ce que signifie la myrrhe. C’est de cela que Smyrne était remplie : d’amertume. Une racine d’amertume souille plusieurs personnes. Ainsi, de plus en plus de souillure entrait. Chaque âge allait en ressentir les séquelles.

   L’Église de Smyrne s’était beaucoup éloignée de l’original. Elle était devenue hybride. Elle s’était hybridée comme Ève l’avait fait. Vous savez qu’un hybride vient par le croisement de deux espèces. Le résultat n’est pas pur comme l’était l’original. Il est bâtard. Eh bien, quand Ève a laissé la bête mêler sa semence à la sienne, elle a produit une créature appelée Caïn, qui n’était pas un pur humain. Il était du MALIN. Remarquez comme il était différent d’Abel. Remarquez comme il était différent de Seth. Il haïssait Dieu, il ne voulait pas obéir à la Parole, et il a persécuté et tué le juste. Il s’est élevé au-dessus de la Parole de Dieu.

   L’Église, elle aussi, a quitté ce qu’elle était à l’origine. Elle est hybride. C’est-à-dire que l’Église de nom est hybride. Les gens disent : “Je suis baptiste.” Au commencement, il n’en était pas ainsi. “Je suis méthodiste.” Au commencement, il n’en était pas ainsi. Au lieu de la pure Parole de Dieu, au lieu d’avoir dans l’Église des hommes remplis de l’Esprit et conduits par la révélation que donne l’Esprit, on a maintenant des crédos, des règlements et les hypothèses savantes d’hommes instruits. L’instruction a remplacé la révélation. La raison a remplacé la foi. Les programmes ont remplacé la louange spontanée par le Saint-Esprit. Au commencement, il n’en était pas ainsi. L’espèce entière a changé. Elle est devenue une Église hybride.

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   Or donc, quand l’Église devient hybride, va-t-elle produire de purs Chrétiens? Elle ne peut pas le faire. La vie ou semence qui fait naître les Chrétiens n’est pas en eux. L’espèce produit selon son espèce. Les baptistes produisent d’autres baptistes, qui se comportent comme des baptistes. Les méthodistes produisent des méthodistes, qui se comportent comme des méthodistes. Aucun d’eux n’est connu pour avoir la puissance de Dieu, et ils ne le peuvent pas, parce que cette puissance est absente. Ils sont connus pour l’apparat de leur adoration de Dieu, pour leurs crédos et leurs dogmes.

   Vous parlez d’hybrides! Savez-vous quel est l’hybride le plus connu au monde? Il est avec nous depuis très longtemps : c’est le mulet. C’est le croisement de l’âne et du cheval. C’est un curieux animal. Il ne peut pas se reproduire. Il n’a pas de vie qui puisse faire cela. Mais parlez d’un travail! Il travaille plus dur que le cheval ou que l’âne. Mais observez sa nature. Il est têtu, et on ne peut jamais lui faire confiance. C’est l’illustration parfaite de la religion hybride. Un croisement de lumière et de ténèbres, car le cheval est le type du vrai croyant, et l’âne représente le croyant inique. Mêlez les deux, et vous avez une religion stérile, formaliste. Elle n’a pas la semence de vie. Elle est morte. Elle parle de la vérité, mais elle ne peut pas la produire. Dieu n’est pas en elle, et pourtant elle se rassemble pour parler de Dieu, tout en reniant systématiquement Sa puissance. Ils renient la Parole au Nom même du Seigneur. Et il n’y a jamais d’espoir pour eux. Vous rendez-vous compte qu’aucune religion organisée n’a jamais eu un réveil? Jamais! Une fois qu’ils ont formé une organisation, ils sont morts. Ils ne pourront jamais revenir. Non monsieur. Je peux vous montrer cela en type. Dans Exode 13.13 : “Tu rachèteras avec un agneau tout premier-né de l’âne; et, si tu ne le rachètes pas, tu lui briseras la nuque. Tu rachèteras aussi tout premier-né de l’homme parmi tes fils.” Voyez-vous, l’âne peut être racheté. Tout malheureux pécheur peut être racheté par le sacrifice sanglant de Jésus-Christ, ou, s’il rejette Christ, être lui-même rejeté. Mais on ne rachète pas le mulet. Il n’y a pas de rédemption pour lui. Il n’y a pas de sang pour lui. Ce n’est pas possible, parce que le mulet trouve refuge dans l’Église, alors que l’âne trouve refuge dans le sang. Le mulet n’a “pas de semence” en lui qui puisse être vivifiée, mais l’âne, lui, a une semence.

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   Tenez, il y a quelques semaines seulement, je lisais un éditorial. Oui, c’était un éditorial écrit par un homme d’affaires inconverti, pas par un Chrétien. Il disait que les Églises l’intriguaient. Il n’arrivait pas à les comprendre. Elles avaient des séminaires remplis de professeurs qui enseignaient la Parole de Dieu pour la détruire. Et cet homme n’arrivait pas à concevoir cela. Il en était ébahi. Il disait qu’il pouvait comprendre que des athées, des communistes, des libres-penseurs ou d’autres personnes fassent cela. Mais que l’Église elle-même détruise la Parole de Dieu équivalait à un meurtre avec préméditation. VOILÀ VOTRE RELIGION HYBRIDE. AMÉRIQUE, RÉVEILLE-TOI AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD!

   Quand l’Église s’éloigne de la Parole, elle est prête à croire n’importe quoi. C’est comme Ève. À la naissance de Caïn, elle a dit : “J’ai formé un homme avec l’aide de l’Éternel.” Vous rendez-vous compte qu’elle le pensait vraiment? Elle pensait qu’elle avait eu un homme de l’Éternel. Voyez-vous, une fois qu’elle avait été séduite en acceptant la parole de Satan au lieu de la Parole de Dieu, elle pensait que tout ce qu’elle disait était juste. Si elle disait qu’elle avait eu un homme qui venait de Dieu, alors elle avait eu un homme qui venait de Dieu. Mais Dieu a établi des lois dans Son univers. Une bonne semence ne peut produire qu’un bon fruit, et la mauvaise semence ne peut produire qu’un mauvais fruit. Or les deux semences, bien que différentes, utilisent la même terre, les mêmes éléments nutritifs, la même humidité et le même soleil, mais elles produiront chacune selon son espèce. Remarquez quelle a été l’histoire de la lignée de Caïn. Remarquez quelle a été l’histoire de la lignée de Seth. Il n’y avait qu’une seule différence entre les deux : la semence originelle. Rien d’autre.

   Si vous examinez bien cette affirmation d’Ève, vous remarquerez qu’elle avait une meilleure compréhension que beaucoup de gens ne le pensent. Elle n’a pas attribué le fils à Satan, ce qui aurait rendu ce dernier égal à Dieu. Seul Dieu pouvait créer l’ovule dans le sein de Marie. Satan ne pouvait pas faire cela. Ève le savait. Satan peut seulement pervertir. Il l’a donc séduite avec la mauvaise semence. C’est la semence du serpent qui a produit Caïn. C’est la semence d’Adam qui a produit Abel et Seth. Ces semences ont subi exactement le même processus, mais les enfants étaient différents parce qu’ils étaient issus de semences différentes.

   Elle croyait que Caïn était venu de Dieu. Elle a accepté le mensonge du diable comme étant la vérité de Dieu. C’est exactement ce que nous avons maintenant. Des Églises se posent comme des sources de vérité, mais la vérité n’est pas en elles; pourtant, les enfants qu’elles ont engendrés jurent par elles et vont jusqu’à tuer pour défendre leur erreur.

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   Si vous pensez que j’exagère, lisez en entier le chapitre 3 de II Timothée et les cinq premiers versets du chapitre 4. II Timothée 4.1-5 : “Je t’en conjure devant Dieu et devant le Seigneur Jésus-Christ, qui doit juger les vivants et les morts, et au nom de Son avènement et de Son royaume, prêche la Parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute douceur et en instruisant. Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables. Mais toi, sois sobre en toutes choses, supporte les souffrances, fais l’œuvre d’un évangéliste, remplis bien ton ministère.”

   Quand l’Église s’est permis de s’écarter de l’original, comme l’avaient fait Adam et Ève, la mort s’est installée.

     Elle n’a aucune force. Elle est devenue une monstruosité. Dès l’instant où l’Église s’est dirigée vers le formalisme et le cérémonial, ainsi que vers le sacerdoce, en faisant des prédicateurs un groupe qui décidait de leur conduite autrement que par le Saint-Esprit et par Sa Parole, la mort est immédiatement entrée, et l’Église est tombée malade. En tombant malade, elle s’est transformée en un groupe de gens sans puissance, dont la seule arme était l’argumentation. Elle ne pouvait rien produire dans l’Esprit, car ses espoirs reposaient sur des programmes, et non sur la foi dans Sa Parole. Comme ils avaient semé des programmes, ils récoltaient des programmes. Comme ils avaient semé la perversion, ils récoltaient des enfants pervertis.

   Quand on veut manipuler Dieu, on récolte exactement ce qu’on a injecté. L’homme devrait apprendre cela à travers la nature. Il a manipulé la nature. Il a injecté ses propres idées dans la nature, en réorganisant les molécules, etc., et maintenant, il récolte la tempête. Vous n’avez qu’à voir comment on a élevé les poulets. À force de les “améliorer”, on a obtenu des machines à pondre qui s’épuisent complètement à pondre. Ils ne sont pas mangeables, ils sont tellement mous. Ce n’est pas de la bonne nourriture. On injecte des produits dans la viande que nous mangeons, et ces produits amènent des transformations du corps humain : les hanches des femmes s’amincissent et leurs épaules s’élargissent; et pour les hommes, c’est le contraire. Or, si en manipulant la nature on obtient des monstruosités et des retours de flamme, qu’est-ce qui va arriver si on transforme la vérité en mensonge? La réponse, c’est qu’on va obtenir un système de religion antichrist, loin de Dieu, tellement perverti qu’il ne ressemblera plus à l’original et qu’il ne produira plus la même chose que l’original. La seule réponse de Dieu à une telle situation, c’est l’étang de feu.

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   Ce pauvre Âge de Smyrne se mourait. Une fois qu’il était mort, il n’est jamais revenu. Aucun âge ne revient jamais. Aucun réveil ne revient jamais. Il ne peut pas avoir en lui la vie de Dieu par une génération naturelle. Il faut être régénéré d’en haut. Ce dernier âge a commencé avec les feux d’un réveil de Pentecôte, et puis ils sont revenus tout droit à l’organisation. Au lieu de prendre la Parole, ils ont pris leurs propres idées, et ils ont fait exactement ce que chaque âge avait fait : ils ont remplacé la Parole par leur manuel. Écartez-vous seulement de ce que dit ce manuel, et vous verrez ce qui arrivera. Vous serez exclu, frère. Et ils vous persécuteront, en imputant cela à Dieu. Et comme ils aiment leur organisation. Ce n’est pas étonnant. Ce sont des pentecôtistes de la deuxième génération, et comme Dieu n’a pas de petits-enfants, ils ne sont que les enfants de leurs pères, connus par leurs crédos et leur forme d’adoration. Ils peuvent parler de ce qu’ils avaient dans le passé, mais ils ne peuvent pas le produire. Avant, ils avaient l’éclair, mais maintenant, à peu près tout ce qu’il leur reste, c’est le tonnerre. Mais, qu’ils vous parlent de la gloire de leur mouvement, ils diront : “Oui monsieur, sachez que ceci est un mouvement qui n’a pas été initié par l’homme. Il est venu spontanément. L’Esprit est descendu dans le monde entier. Oui monsieur, nous avons ce qu’ils avaient à la Pentecôte. Cela ne venait pas des hommes, mais de Dieu.” ALORS, POURQUOI NE L’ONT-ILS PAS GARDÉ AINSI? SI C’EST DIEU QUI L’A LANCÉ, COMMENT SE FAIT-IL QUE DIEU N’A PAS PU L’ENTRETENIR ET LE TERMINER? Si Dieu n’a pas écrit un manuel de crédos, de formules et de dogmes pour le lancer, quel droit avaient-ils, eux, de le faire? Dieu a répandu Son Esprit sur les baptistes, les méthodistes, les nazaréens, les adventistes, les presbytériens, les Frères, ceux des Églises de Dieu (il y en a plusieurs de ce nom), etc. Tous ces frères avaient été élevés sous différentes doctrines, différents règlements, différents manuels d’Église, etc. Dieu a balayé tout cela. Il a détruit leurs théories des dispensations et rétabli les dons de l’Esprit, prouvant qu’Il est le même hier, aujourd’hui et pour toujours. Mais est-ce que ces pentecôtistes ont eu leur leçon au sujet de l’organisation? Non monsieur. Ils sont revenus tout droit à l’organisation, ils ont rédigé leurs livres de cours, leurs règlements, leurs manuels, leur registre d’Églises fraternelles, et ainsi de suite, avec en tête une seule idée : celle de prouver qu’ils ont maintenant toute la vérité, qu’ils connaissent toutes les réponses, et qu’ils sont donc l’élite de Dieu, qui connaît le chemin et qui peut le montrer aux autres, parce qu’ils sont les guides placés par Dieu. Mais ils ne l’ont pas. Ils se sont hybridés comme ces groupes d’où ils étaient sortis. S’ils veulent être de l’épouse, ils devront sortir, tout comme leurs prédécesseurs l’ont fait.

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   Ils sont comme tous les autres. Le réveil est terminé. Ils essaient de faire vivre un nom, et ils sont morts. Ils ont accepté l’organisation, tout en continuant à parler de l’Esprit de Dieu. Ils parlent de la preuve qu’on a le Saint-Esprit. Mais ils oublient que le diable, lui aussi, peut parler en langues. La confusion totale de Babel est parmi eux, et ils appellent cela l’Esprit de Dieu. De nouveau, nous voyons l’homme commander Dieu, au lieu de voir Dieu commander l’homme.

   Peut-être que vous auriez envie de me réprimander ici pour ce que je viens de dire. Très bien. Ils se disent pentecôtistes et du Plein Évangile. Qu’ils le prouvent. À la Pentecôte, le feu est venu dans une nuée et s’est partagé sur chacun d’eux comme des langues, et il est descendu sur chacun. Où est le feu? À la Pentecôte, ils ont parlé en langues, et les gens qui écoutaient comprenaient. Où ont-ils cela? Tous les nombreux croyants se comportaient comme une seule famille. Les pentecôtistes sont tout aussi divisés que n’importe quel autre groupe dans l’histoire. Aucun homme n’osait se joindre à l’Église primitive, mais c’est Dieu seul qui ajoutait. Eux, ils ont parmi eux autant de boucs que n’importe quel groupe. Ils prétendent être du plein Évangile, mais ils ne peuvent pas le prouver. Leurs Églises sont aussi dépourvues de puissance que n’importe quel autre groupe. Si eux sont du plein Évangile, alors nous ferions mieux d’admettre que la Bible s’est trompée en décrivant les hommes du plein Évangile à la Pentecôte. Ils chantent : “Un grand changement s’est produit en moi.” Ils ont raison. Mais ce n’était pas un changement en bien. Il est temps de retourner à Dieu. Ils font vivre un nom, mais ils sont morts. Le parler en langues n’est pas le signe d’un réveil. C’est le signe de la mort. Le parler en langues était le signe que la pompeuse religion des Juifs était terminée, qu’une nouvelle ère avait commencé. Aujourd’hui, le parler en langues fait descendre le rideau sur les âges de l’Église des nations, et l’Évangile retourne aux Juifs. Les gens disent que le parler en langues annonce un grand mouvement Spirituel. Ils ont raté le coche. La vérité, c’est qu’il est le signe de la fin de toutes les idées, les programmes et les royaumes des hommes, et que le royaume de Dieu est introduit. Réveille-toi, peuple de Dieu. Réveille-toi.

   Si vous pensez que ce n’est pas vrai, écoutez ceci. Dans le monde entier, aussi bien dans les groupes pentecôtistes que dans les groupes fondamentalistes, on forme des organisations d’hommes d’affaires. Ils ont envahi la chaire sans avoir un appel de Dieu. Ils se sont fait passer pour des pêcheurs d’hommes et pour les fondateurs d’un mouvement de Dieu, et ils disent que le ministère d’Éphésiens 4.10-13, ce don que Dieu a fait à l’Église, a échoué, et que, par conséquent, eux prennent la relève. Nous voici en plein dans l’accomplissement de la prophétie, de ce qu’on appelle la révolte de Koré, et ils ne se rendent même pas compte que c’est eux qui ont accompli cette prophétie. Ils continuent aveuglément à prêcher leurs expériences en guise de vérité. Que Dieu ait pitié d’eux. Que leurs yeux s’ouvrent avant qu’il ne soit trop tard. Oh, écoutez-moi. Quand le prestige de l’argent, l’influence sociale, l’habileté en affaires ou les capacités intellectuelles ont-ils rendu un homme apte à être un conducteur spirituel, ou quand ces choses ont-elles donné un quelconque poids à la Parole de Dieu? Et dès que les choses matérielles ou les valeurs humaines commencent, d’une quelconque manière, à être prises comme le moyen d’agir de Dieu, au lieu que ce soit le Saint-Esprit ET LUI SEUL, alors nous combattons contre Dieu, et non pour Lui.

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   Je veux maintenant bien préciser ceci : je ne suis pas du tout contre le fait d’avoir des anciens dans l’Église. Non monsieur. Et ceci vaut même si l’ancien est aussi pauvre qu’un homme a jamais été pauvre, ou s’il est l’homme le plus riche du monde, pourvu qu’il soit un ancien de cœur et d’actions. Je n’hésiterais à ordonner aucun homme qui remplisse vraiment les conditions Spirituelles d’ancien ou de diacre, quels que soient sa situation financière ou son rang social. Mais quand on voit entrer dans l’Église une structure sociale ou financière qui divise les gens de quelque façon que ce soit, ce n’est pas de Dieu. C’est encore un signe de l’époque, dans cet âge de Laodicée où nous vivons, âge qui est riche physiquement, mais pauvre Spirituellement.

   “Je connais ta pauvreté.” Avez-vous remarqué que leur pauvreté est reliée à la synagogue de Satan, dans ce même verset? Oui, c’est l’organisation riche et puissante qui détient toutes les richesses et qui rejette toujours les gens modestes qui servent Dieu. Quand l’Esprit de Dieu agit dans le cœur des gens, qui doit abandonner les bâtiments et les biens? C’est toujours le petit troupeau qui perd, au profit des grandes organisations. Et où les gens vont-ils ensuite? Ils font le culte dans des maisons, dans des vieux entrepôts et dans des sous-sols, tout comme ils le faisaient quand ils allaient dans les catacombes.

     Ces gens étaient pauvres des biens de ce monde. Assurément. Mais ils étaient riches en Esprit.

   “Je connais leurs calomnies.” L’idée ici n’est pas que ces menteurs blasphèment contre Dieu, bien que cela aille sans dire. Mais ils blasphèment contre la véritable Église. C’est toujours ainsi. Les Juifs de Jérusalem ont blasphémé contre l’Église au commencement. Les polythéistes païens ont fait la même chose. Si on parle mal de quelqu’un, ce sera toujours de la vraie semence. À l’époque de Néron, les Chrétiens étaient accusés de tous les malheurs – même de l’incendie de Rome. Dans les pays communistes, le petit troupeau est toujours le premier à être exterminé, même si en réalité il est insignifiant par sa taille. Les Chrétiens, bien qu’ils soient des personnes gentilles, honnêtes, qui ne font que du bien, on les persécutera toujours, dans le but de les détruire physiquement.

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   La raison de ceci, c’est parce qu’ils sont un reproche pour les impies. Ils apparaissent aux yeux des méchants comme une réprimande sévère. Et, bien que les justes n’aient aucune intention de faire du mal aux méchants, mais qu’ils ne veuillent faire que du bien, ils se retrouvent inévitablement impliqués, comme l’a été Jean-Baptiste avec Hérode. En effet, Jean ne voulait faire de mal ni à Hérode ni à sa femme, mais seulement leur épargner la colère de Dieu. Non seulement cela a été l’objet d’une incompréhension absolue et d’une opposition totale, mais cela a coûté la vie à Jean. Et le peuple de Dieu, malgré tout le bien qu’il fait, subit toujours la honte publique et la mort. Il doit certainement y avoir quelque force sinistre qui anime des gens pour qu’ils soient dépourvus de conscience au point de rendre le mal à ceux qui leur font du bien. Oui, cette force existe. C’est Satan. La réponse se trouve dans le verset suivant.

DIX ANNÉES DE TRIBULATION

   Apocalypse 2.10 : “Ne crains pas ce que tu vas souffrir. Voici, le diable jettera quelques-uns d’entre vous en prison, afin que vous soyez éprouvés, et vous aurez une tribulation de dix jours. Sois fidèle jusqu’à la mort, et Je te donnerai la couronne de vie.”

   Chaque fois que le Seigneur emploie ces mots : “Ne crains pas”, c’est qu’il va bientôt y avoir un combat, qui fera encourir beaucoup de dangers, de souffrances et de privations. Or, Il ne dit pas de façon directe, abrupte : “Une tribulation arrive.” Cela provoquerait la peur. Il parle plutôt comme le fait une mère qui se prépare à éteindre la lumière et qui dit doucement à son enfant, pour le rassurer : “N’aie pas peur, là; la lumière va s’éteindre, et il va faire noir. Mais souviens-toi que je suis ici avec toi.” Ainsi Il dit : “N’ayez pas peur des hommes ou de ce qu’ils peuvent vous faire. Je suis avec vous, et Ma grâce vous suffit. Quand vous traverserez les eaux, elles ne vous submergeront pas. Même dans la mort, vous ne serez pas vaincus. Vous êtes plus que vainqueurs.”

   Paul, le grand apôtre, connaissait par expérience la réalité de ces mots, et il a écrit dans Romains 8.35-39 : Qui nous séparera de l’amour de Christ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée? selon qu’il est écrit : C’est à cause de Toi qu’on nous met à mort tout le jour, qu’on nous regarde comme des brebis destinées à la boucherie. Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par Celui qui nous a aimés. Car j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur.”  Non, nous n’avons rien à craindre. Son amour bannit toute crainte.

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   Remarquez ce qu’Il dit ici :  “Le diable jettera quelques-uns de vous en prison, afin que vous soyez éprouvés.” C’est ce que les Juifs faisaient à cette époque-là. C’est ce que les prêtres païens faisaient à cette époque-là. Comme le public aimait les jeux du cirque, les gouverneurs, qui essayaient de plaire au peuple, ont livré des milliers de Chrétiens à la mort, pour être déchirés par les lions et les gladiateurs. Quel rapport le diable a-t-il avec cela? Pourquoi mettre la faute sur lui? Ah oui, mais c’est la haine du diable qui est derrière tout cela. C’est lui qui est derrière tout cela, car il hait Dieu. Ce que Dieu prend à cœur, Satan essaiera inévitablement de le détruire. Mais remarquez, voici plus de lumière là-dessus. Si Satan est derrière les Juifs qui traînent les Chrétiens devant les tribunaux, alors les Juifs ne sont pas de la religion de Dieu, mais de celle du diable. Leur rassemblement, lui aussi, est de la synagogue de Satan. Et si l’Église catholique romaine a tué des multitudes de croyants à l’âge des ténèbres, oui, et dans tous les âges, alors eux aussi, ils sont du diable, et ils appartiennent à Satan.

   Et si vous pensez que c’est choquant, attendez seulement que la prophétie d’Apocalypse 13 s’accomplisse. Vérité frappante, les États-Unis d’Amérique sont dans ce chapitre. Le nombre treize lui-même est un symbole de cette nation. Elle a débuté avec treize colonies. Son drapeau porte treize étoiles et treize bandes. Et sa destinée se trouve là, au chapitre 13. L’image dont il est parlé dans ce chapitre possédera toute la méchanceté de la bête qui l’a précédée. Comme la bête s’est élevée au concile de Nicée, de même l’image sortira du Conseil œcuménique des Églises, pleine de puissance impie et satanique, pour faire subir la fureur du diable à la vraie vigne de Dieu. Ce sera toute une réédition de ruse et de cruauté diaboliques.

   Ceux qui combattent les humbles de Dieu, qui se moquent et qui détruisent, ils n’ont qu’à le faire. Et ils le feront. Et tout cela au Nom de Dieu et de la religion. Mais n’empêche qu’ils mentent. Ils ne sont pas de Dieu. Ils ont pour père le diable. Leurs actions, qu’elles soient dirigées contre QUI QUE CE SOIT, montrent ce qu’ils sont réellement. Ils n’ont qu’à s’organiser et à rejeter le petit troupeau. Ils révéleront d’autant plus clairement à tous qu’ils sont du diable. Ils sont la fausse vigne, la vigne qui tue. Leur haine prouve qui ils sont. L’Église antichrist nicolaïte, voilà qui ils sont.

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   “Ils seront jetés en prison.”  Oui, ils sont traînés devant les tribunaux, faussement accusés, jugés et emprisonnés. Et, bien sûr, tout cela se fait au nom de la religion, de la morale et de l’innocence offensée. Tout cela pour une bonne cause. Cela me rappelle la décision de la Cour suprême sur la prière et la lecture biblique dans les écoles. Qui est derrière cela? C’est Satan. Ce n’est rien d’autre qu’un nouvel éclat de fureur contre Dieu.

   “Vous aurez une tribulation de dix jours.”  Voici une prophétie. De plus, c’est un moyen de déterminer la durée de vie de l’Âge de Smyrne. Dioclétien, le plus cruel de tous les empereurs, a lancé contre les saints de Dieu une campagne de terreur qui aurait anéanti tous les croyants, si la miséricorde de Dieu n’avait pas été là. C’était la persécution la plus sanglante de toute l’histoire, et elle a duré dix ans (les dix jours d’Apocalypse 2.10b), de 302 à 312.

   “Sois fidèle jusqu’à la mort.”  Il ne dit pas “jusqu’à ta mort”, mais “jusqu’à la mort”. Il se peut bien que tu doives sceller ton témoignage de ton sang. Des milliers, des millions même, sont morts au cours des âges. Ils sont morts dans la foi. Comme Antipas, le témoin fidèle, ils ne se sont pas attachés à leur vie jusqu’à en mourir. Souvent, nous nous disons qu’il nous serait presque impossible d’être un martyr. Seulement, pensez que la foi que nous utilisons chaque jour pour triompher en Jésus-Christ est la même foi qui a soutenu les Polycarpe et tous les martyrs. La foi suprême donnera la grâce suprême pour l’heure suprême. Que Dieu soit béni à jamais!

   “Et Je te donnerai la couronne de vie.” Puisque même un verre d’eau fraîche donné au Nom du Seigneur ne manque pas d’obtenir une récompense, combien grande sera la récompense de celui qui aura donné sa vie comme martyr pour le Nom du Seigneur Jésus. Nous pouvons peut-être en avoir une petite idée en comparant cette couronne à la couronne qu’on remporte dans une course. Dans I Corinthiens 9.24, Paul dit : “Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul remporte le prix? Courez de manière à le remporter.” On donnait au vainqueur de la course olympique une couronne qui était une guirlande de rameaux d’olivier. Mais la couronne dont il est question ici dans l’Apocalypse, qu’on donne au martyr, c’est la couronne de la royauté. Jésus l’appelle la couronne de vie. Une couronne est pour ceux qui ont combattu, l’autre est pour ceux qui ont donné. Les deux sont des couronnes incorruptibles. Elles ne périront pas. Les vainqueurs de la course de la vie de ce monde, auront tôt fait de perdre la joie des ovations du monde. Leur gloire à eux passera. Mais ceux qui donnent leur vie pour Dieu, que ce soit par leur combat journalier, ou en versant leur sang comme le sacrifice de couronnement de leur vie, recevront la couronne de vie.

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   On ne passe vraiment pas assez de temps à œuvrer pour les récompenses éternelles de Dieu. On fait trop peu de cas de la récompense de Dieu. Si nous croyons à la réalité de la résurrection du corps, et à un royaume éternel réel, alors nous devrions amasser au ciel ces bons trésors qui sont offerts aux saints qui auront été fidèles.

LA RÉCOMPENSE DES VAINQUEURS

   Apocalypse 2.11 : “Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises : Celui qui vaincra n’aura pas à souffrir la seconde mort.”

     Ici, l’Esprit s’adresse de nouveau à tous les âges. Ce message est destiné à nous réconforter aujourd’hui, tout comme il a réconforté nos frères de tous les autres âges. Et Il nous dit que nous n’aurons pas à souffrir la seconde mort.

   Nous savons tous que la seconde mort est l’étang de feu. Apocalypse 20.14 : “Et la mort et le séjour des morts furent jetés dans l’étang de feu. C’est la seconde mort.” Bien sûr, ceci veut dire que tous ceux qui s’y trouvaient ont été jetés dans l’étang de feu. Mais là, j’aimerais vous montrer quelque chose. Sans doute cela suscitera-t-il des commentaires sur mon étrange doctrine. Mais je me tiens ici, par l’autorité de la Parole de Dieu, et je nie que l’incroyant aille à un enfer éternel où il brûlera éternellement. D’abord, l’enfer, ou l’étang de feu, ou quel que soit le nom que vous lui donnez, n’est pas éternel. Comment pourrait-il l’être, s’il a eu un commencement? Dans Matthieu 25.41, il est dit que “le feu perpétuel a été préparé pour le diable et pour ses anges” [d’après la version anglaise du roi Jacques]. Or, s’il a été préparé, il n’était donc pas sans commencement. S’il a eu un commencement, alors il ne peut pas être éternel. Bien sûr, vous pourriez vous achopper au sens du mot “perpétuel”. Mais ce mot signifie “d’âge en âge”, et comprend différents sens. Dans I Samuel 3.13-14, Dieu a dit à Samuel qu’Il allait juger la maison d’Éli à perpétuité, et “qu’à perpétuité” ils n’offriraient plus de sacrifices comme sacrificateurs. Aussi, dans II Rois 2.27, Salomon a dépouillé les derniers descendants d’Éli des fonctions de sacrificateur. C’était environ quatre générations plus tard. Ainsi, vous voyez que “perpétuel” ne correspond pas à ce qui est “éternel”, c’est-à-dire ce qui n’a eu ni commencement ni fin. Ici, dans ce cas, le mot “perpétuel” signifie “jusqu’à disparition”. C’est bien ce qui est arrivé : ils ont disparu.

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   Regardez le mot “destruction” dans II Thessaloniciens 1.9 : “Ils auront pour châtiment une destruction perpétuelle. [d’après la version anglaise du roi Jacques].” En grec, “destruction” signifie en fait un anéantissement. Et le mot “destruction” ne signifie PAS détérioration. En effet, “détérioration” se dit de quelque chose qui se dégrade continuellement. Que peut donc signifier l’anéantissement perpétuel? Cela ne signifie pas un anéantissement continuel, ce qui équivaudrait à “détérioration” et non à “destruction”. Cela signifie détruire jusqu’à la fin. Mettre fin.

   Maintenant, vous pouvez vous demander quand on peut utiliser le mot “éternel”, dans un autre sens que celui qu’on nous a enseigné. C’est facile. Quand il se réfère à Dieu, il signifie n’avoir ni commencement ni fin, durer pour toujours et ne jamais cesser. Et, quand on parle de vie éternelle, on pense à ce qui est la vie de Dieu. “Voici le témoignage, c’est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans le Fils. Celui qui a le Fils a la vie.” Ainsi, seuls les fils de Dieu ont la vie éternelle, celle qui n’a jamais eu de commencement, mais qui a toujours existé. C’est exact. Vous avez maintenant même en vous quelque chose d’éternel – sans commencement ni fin. C’est l’Esprit de Dieu. C’est une partie de Dieu Lui-même. C’est la vie de Dieu.

   Or, si un pécheur va aller en enfer et souffrir tout comme vous allez aller au ciel et jouir du ciel, alors il a la même sorte de vie que vous avez déjà.

   Et puis il y a ceux qui diraient que la vie éternelle équivaut au bien-être des enfants de Dieu. C’est leur bien-être, leur confort, qui est en jeu. Le pécheur, par contre, va vers son châtiment. Ceci revient à réduire la seconde mort à une question de châtiment et d’endroit où l’on va. La vie éternelle, c’est le ciel, et le châtiment éternel, c’est l’enfer. Vous seriez surpris de savoir combien d’hommes qui ont été élevés au rang de théologiens croient cela. Mais savez-vous ce que cela fait? Cela fait de la vie éternelle une question de lieu géographique au lieu d’une question de Personne. La vie éternelle, c’est Dieu : le Seigneur Jésus-Christ. Comment quelqu’un peut croire une telle chose, – que la vie éternelle est une question de lieu, – voilà qui me dépasse. J’en suis renversé rien que d’y penser.

   Non monsieur. Il n’y a qu’une sorte de vie éternelle. C’est Dieu qui l’a. Si nous avons Dieu, nous avons la vie éternelle en Lui et par Lui.

   Donc, vous voyez, le mot éternel, ou perpétuel, peut avoir plusieurs sens, mais quand il s’applique à Dieu, Dieu étant ce qu’Il est, ce mot n’a qu’un seul sens. Il s’agit de la durée de Dieu. Dans ce sens-là, on ne peut l’appliquer à rien d’autre. Seul Dieu est éternel, et parce qu’Il vit, nous vivons avec Lui.

 

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  Mais que personne ne dise que je ne crois pas à l’étang de feu et au châtiment. J’y crois. Je ne sais pas combien de temps il durera, mais il finira par disparaître. Dans Apocalypse 21.8, il est dit que les pécheurs dont il est question, auront leur part dans l’étang de feu. Mais la bonne interprétation du mot, ce n’est pas la “part”, mais c’est le “temps”. Voyez-vous, là, vous y êtes.

   Donc, les méchants seront jetés dans le séjour des morts (le hadès ou la tombe), et le séjour des morts sera jeté dans l’étang de feu. Séparés de Dieu. Comme ce sera terrible!

   Mais il n’en sera pas de même pour les justes. Eux n’ont rien à craindre. Ils ont été rachetés par Dieu. Ils sont dans Son sein. Ce sont eux les vainqueurs. Et qui est celui qui vainc? C’est celui qui croit que Jésus est le Christ.

   Pourquoi le vainqueur, le croyant, y échappera-t-il, pour s’en aller dans le domaine de la vie et du bonheur éternels? C’est parce que Jésus a payé le prix pour nous racheter du péché. Il a comblé le fossé qui nous séparait, et nous qui étions loin, nous avons maintenant été ramenés par le sang.

   Et ils ne subiront jamais la condamnation. Ils n’iront jamais dans cet étang de feu. Ils ne peuvent jamais être perdus, car Il n’en perdra pas un seul d’entre eux. Pas un seul des rachetés ne sera ailleurs que là où est Jésus.

   Savez-vous pourquoi? Je vais vous en donner une image. J’ai un petit garçon : Joseph. Il est une partie de moi, quoi qu’il arrive. Si j’étais riche, la pire des choses que je pourrais faire serait de le déshériter, mais il n’y a rien que je puisse jamais faire pour le renier. Je ne peux pas, parce qu’il fait partie de moi. Bon, faisons faire une analyse de sang. Comparons son sang au mien. L’analyse prouvera que Joseph est mon fils. Il est à moi.

     C’est l’analyse de sang qui montre si oui ou non vous appartenez à Dieu.

   Je ne peux m’empêcher de repenser à l’époque où je gardais, à cheval, les troupeaux de Hereford de race dans le Colorado. Nous devions faire passer ces bêtes à un contrôle des pouvoirs publics, pour avoir le droit de les nourrir sur les pâturages publics. Mais ils n’autorisaient pas l’entrée d’un seul animal qui n’avait pas l’étiquette de sang à l’oreille. L’étiquette certifiait que la bête était de pure race. Les cow-boys qui les contrôlaient ne prêtaient pas un seul regard à la marque. Ils ne regardaient que l’étiquette pour contrôler que le sang était bien le bon. Alléluia. Si le sang est le bon, c’est forcément bon.

   Vous savez que Dieu a abaissé le regard et a dit : “L’âme qui pèche mourra. Elle est séparée de Moi. Elle ne peut pas s’approcher de Moi.” Nous savons que tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. Cela veut dire que tous sont morts, tous sont séparés, et qu’il vient un jour où même ce petit peu de vie s’éteindra et où tout sera fini. Mais Dieu, dans Son amour, a pris un animal et a pris la vie de cet animal à la place de la vie du pécheur.

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   Dans l’Ancien Testament, le pécheur apportait un agneau. Il plaçait sa main sur l’agneau, pendant que le sacrificateur tranchait la gorge de l’agneau. Il le sentait saigner et l’entendait bêler. Il sentait le corps être raidi par la mort. Il voyait la fumée du sang aspergé monter vers Dieu. Il savait que l’agneau avait pris sa place. Il savait que la vie de l’agneau avait été abandonnée à la place de la sienne. Mais la vie de cet agneau était une vie animale, et elle ne pouvait pas revenir sur le pécheur pour le purifier. Il repartait donc avec toujours le même désir de pécher. Il repartait avec le péché dans ses pensées, et revenait offrir un sacrifice pour la même chose l’année suivante.

   Mais il n’en est pas ainsi dans le Nouveau Testament. Notre Agneau mourant est le Fils de Dieu qui a donné Son sang comme rançon pour plusieurs. Par la foi, nous nous avançons et nous plaçons nos mains sur cet Agneau, – nous Le voyons, avec Ses blessures sanglantes, Son dos lacéré, Son front déchiré par les épines de la cruauté, – nous ressentons Sa douleur et nous L’entendons crier : “Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi M’as-Tu abandonné?” Et qu’est-il arrivé? La vie qui a quitté cette cellule de sang brisée est revenue sur celui qui se repent. La vie qui était en Lui est revenue sur nous. Nous repartons, désormais sans aucun désir de pécher, et nous avons maintenant la haine des œuvres et des convoitises de la chair.

   Regardons-nous. Qu’est-ce que notre vie? Ce n’est qu’une petite cellule qui vient de notre père. La femme ne transmet pas d’hémoglobine. Elle produit l’ovule, elle est l’incubateur. Mais le sang vient du mâle. C’est pour cela que la femme prend le nom du mari. Les enfants prennent son nom à lui. La mère est l’incubateur des enfants qu’elle porte pour lui.

   C’est ce qui est arrivé pour notre rédemption. Le Saint-Esprit est descendu sur Marie, et elle a donné naissance à un Fils qu’elle a appelé Jésus. Le grand Créateur est descendu, et Il est devenu un sacrifice pour notre péché. Son sang était le sang de Dieu. C’est exactement ce que c’était. Ce sang de Dieu a été versé, et l’Esprit L’a quitté quand Il est mort dans cette agonie terrible. Ensuite, la MÊME VIE (L’ESPRIT) est revenue habiter dans le pécheur repentant et le délivrer. Ce pécheur ne revenait plus année après année, sacrifice après sacrifice, car ce n’était pas nécessaire. Par UN SEUL sacrifice il a été délivré une fois pour toutes du pouvoir du péché, et il a reçu la vie de Christ par laquelle il règne, en ayant la victoire sur le péché, le monde, la chair et le diable.

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   C’est Dieu qui l’a fait. Il a tout fait. Il a crié au monde qui était maudit par le péché : “Je vous donnerai un signe : une vierge sera enceinte. Une vierge concevra et enfantera un Fils. Ce sera là votre signe. Ce sera un signe perpétuel. Celui à Qui elle donnera naissance sera Emmanuel, Dieu avec nous.”

   Dieu est descendu dans une cellule de sang, pas à travers un homme, mais par le Saint-Esprit, et dans ce sein virginal a été formé un tabernacle destiné à la mort. La Semence de la femme est venue afin qu’Il soit blessé pour nous apporter le salut. Quand le Saint-Esprit est venu sur Marie, Il a créé dans son sein la cellule qui allait se multiplier pour devenir le corps de notre Seigneur. Cette cellule a été créée. C’était le Commencement de la Création de Dieu. Voilà Qui est Jésus. Et cet Être Saint a été rempli d’un sang Saint, du sang de Dieu. Ce tabernacle est né. Il a grandi pour devenir un homme. Il est allé au Jourdain, où ce Sacrifice a été lavé par Jean, dans le fleuve appelé le Jourdain. Quand ce Sacrifice que Dieu accepte est sorti de l’eau, Dieu est venu habiter en Lui, en Le remplissant de l’Esprit sans mesure. Et quand Il est mort, qu’Il a versé Son sang, la vie parfaite de Dieu a été libérée pour revenir sur le pécheur qui accepterait le Christ comme son Sauveur.

   Oh, comme c’est frappant! Jéhovah, nouveau-né, qui pleurait au dessus d’un tas de fumier. Jéhovah, né dans une mangeoire de paille. Voici votre signe perpétuel, pour ceux qui sont fiers et enflés d’orgueil, les pseudo-intellectuels qui ont développé leur propre théologie et renié la vérité de Dieu. Jéhovah Dieu, un bébé qui pleurait dans une étable puante. Et puis on pense avoir le droit d’être fier, de prendre un air hautain, de critiquer et de faire comme si on était quelqu’un. Le voici, le vrai signe. C’est celui-là, le bon. Jéhovah, qui jouait comme un garçon. Jéhovah, qui travaillait à l’atelier de menuiserie. Jéhovah, qui lavait les pieds des pêcheurs.

   “Je vous donnerai un signe”, a dit Dieu. “Pas le signe d’un clergé en col blanc. Pas le signe de la richesse et de la puissance. Ce signe n’aura rien que vous trouviez attirant, ou convenable, mais c’est un signe perpétuel. C’est le plus grand de tous les signes.” Jéhovah, qui se tenait dans la cour, blessé et tout ensanglanté, avec des épines sur le front et des crachats sur le visage, sous les moqueries et les railleries. Jéhovah, méprisé et rejeté, suspendu nu à la croix, pendant que les hypocrites Le huaient et Le défiaient de descendre de la croix. Jéhovah, qui mourait. Jéhovah, qui priait, mais sans effet. Puis Jéhovah est mort. C’est maintenant le signe pour tous les hommes. Il n’y en a pas de semblable. C’est le grand signe.

   Alors, la terre a été plongée dans l’obscurité. On L’a mis dans un tombeau. Il est resté là trois jours et trois nuits, jusqu’à ce qu’un tremblement de terre ébranle la nuit lugubre et qu’Il sorte. Jéhovah est sorti. Jéhovah est monté au ciel. Ensuite, Jéhovah est revenu habiter dans Son Église. Jéhovah est revenu avec un vent impétueux et des flammes de feu. Jéhovah est revenu pour marcher au milieu de Son Église et pour revêtir Son peuple de puissance. Une fois de plus, Jéhovah est venu, et cette fois, c’était pour rester dans Son peuple. Et, de nouveau, Jéhovah guérit les malades, ressuscite les morts et Se manifeste par l’Esprit. Jéhovah est revenu, parlant en langues et donnant la réponse par l’interprétation.

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   Jéhovah est descendu, et Il a rétabli la prostituée pour qu’elle ne pèche plus. Il est descendu vers l’ivrogne défiguré, inconscient dans le caniveau. Oui, Jéhovah est venu Se manifester dans la chair et Se manifester à travers la chair. Jéhovah est venu – Dieu en nous, l’espérance de la gloire.

   Oui, Jésus est venu verser Son sang et libérer les captifs. Il est venu racheter Ses brebis perdues. Il leur a donné la vie éternelle, et elles ne périront jamais. Il n’en perdra pas une seule, mais Il les ressuscitera au dernier jour.

     Alléluia, ils n’auront pas à souffrir la seconde mort. Elle n’a aucun pouvoir sur eux. Car ils appartiennent à l’Agneau, et ils Le suivent partout où Il va.

LE SAINT-ESPRIT DANS CHAQUE ÂGE

   Apocalypse 2.11 :   “Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises.” Il n’y a pas un seul âge de l’Église où ce verset ne soit pas cité. Chacun des âges reçoit le même avertissement adressé aux gens de tous les âges. “Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit.” Mais il est absolument impossible que tous les hommes entendent ce que l’Esprit dit aux différents âges. I Corinthiens 2.6-16 :  “Cependant, c’est une sagesse que nous prêchons parmi les parfaits, sagesse qui n’est pas de ce siècle, ni des chefs de ce siècle, qui vont être anéantis; nous prêchons la sagesse de Dieu, mystérieuse et cachée, que Dieu, avant les siècles, avait destinée pour notre gloire, sagesse qu’aucun des chefs de ce siècle n’a connue, car, s’ils l’avaient connue, ils n’auraient pas crucifié le Seigneur de gloire. Mais, comme il est écrit, ce sont des choses que l’œil n’a point vues, que l’oreille n’a point entendues, et qui ne sont point montées au cœur de l’homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui L’aiment. Dieu nous les a révélées par l’Esprit. Car l’Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu. Lequel des hommes, en effet, connaît les choses de l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui? De même, personne ne connaît les choses de Dieu, si ce n’est l’Esprit de Dieu. Or nous, nous n’avons pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par Sa grâce. Et nous en parlons, non avec des discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne le Saint-Esprit, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles. Mais l’homme naturel ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est Spirituellement qu’on en juge. L’homme Spirituel, au contraire, juge de tout, et il n’est lui-même jugé par personne. Car, qui a connu la pensée du Seigneur, pour l’instruire? Or nous, nous avons la pensée de Christ.” Matthieu 13.13-16 : “C’est pourquoi Je leur parle en paraboles, parce qu’en voyant ils ne voient point, et qu’en entendant ils n’entendent ni ne comprennent. Et pour eux s’accomplit cette prophétie d’Essaie : Vous entendrez de vos oreilles, et vous ne comprendrez point; vous regarderez de vos yeux, et vous ne verrez point. Car le cœur de ce peuple est devenu insensible; ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, de peur qu’ils ne voient de leurs yeux, qu’ils n’entendent de leurs oreilles, qu’ils ne comprennent de leur cœur, qu’ils ne se convertissent, et que Je ne les guérisse. Mais heureux sont vos yeux, parce qu’ils voient, et vos oreilles, parce qu’elles entendent!” Jean 8.42-44 : “Jésus leur dit : Si Dieu était votre Père, vous M’aimeriez, car c’est de Dieu que Je suis sorti et que Je viens; Je ne suis pas venu de Moi-même, mais c’est Lui qui M’a envoyé. Pourquoi ne comprenez-vous pas Mon langage? Parce que vous ne pouvez écouter Ma Parole. Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds; car il est menteur et le père du mensonge.” D’après ces passages de l’Écriture, il est tout à fait évident qu’aucun homme ne peut, de lui-même, entendre Dieu. Il faut que Dieu lui donne cette capacité. Matthieu 16.17 : “Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est Mon Père qui est dans les cieux.” En rapprochant ces versets, nous voyons qu’il n’y a qu’un seul groupe de gens, un groupe de gens très particulier, qui a la capacité d’entendre ce que l’Esprit dit dans chaque âge. C’est un groupe particulier, qui reçoit la révélation de chaque âge. Ce groupe est de Dieu, car le groupe de ceux qui ne peuvent pas entendre n’est pas de Dieu (Jean 8.42-44). Le groupe de ceux qui peuvent entendre et qui entendent ce que l’Esprit dit, et qui en reçoivent la révélation, est le groupe qui est décrit dans I Corinthiens 2.6-16. Ce sont eux qui ont l’Esprit de Dieu. Ce sont eux qui sont nés de Dieu. Ils sont baptisés dans le corps du Seigneur Jésus-Christ par Son Esprit. Ils sont baptisés du Saint-Esprit.

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   Pour continuer sur la lancée de ce que nous venons de dire, et aussi pour utiliser un passage de l’Écriture que nous devons garder à l’esprit quand nous parlons de savoir qui est baptisé du Saint-Esprit, voyez ce que Jésus dit dans Jean 6.45 : “Il est écrit dans les prophètes : Ils seront TOUS enseignés de Dieu.” Mais prenez Essaie 54.13 d’où est tirée cette citation, et il est dit : “Tous tes fils seront enseignés de l’Éternel.” Le TOUS de Dieu, ce sont les FILS de Dieu. C’est donc que la preuve qu’on est un véritable fils de Dieu (celui sur qui l’Esprit est venu et en qui Il habite) est de nouveau définie par le fait qu’on reçoit l’enseignement de la Parole par le Saint-Esprit.

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   Maintenant vous commencez à voir pourquoi le parler en langues n’est pas la preuve qu’on est baptisé du Saint-Esprit. Dans aucun âge, il n’est dit : “Que celui qui a une langue dise ce que l’Esprit dit.” Ceci exclut le parler en langues, son interprétation, la prophétie, etc., comme preuve. La preuve, c’est qu’on ENTEND ce que l’Esprit dit. L’Esprit parle. Oui, l’Esprit enseigne. C’est exactement ce que Jésus a dit qu’Il allait faire quand Il viendrait. Jean 14.26 : “Il vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que Je vous ai dit.” Et c’est exactement ce qui est arrivé. C’est comme cela que les Évangiles ont été écrits. Ces hommes, par le Saint-Esprit, se rappelaient les Paroles mêmes que Jésus avait dites. C’est pour cela que les Évangiles sont exacts. Ils sont parfaits. Seulement l’Esprit ne leur a pas seulement rappelé toutes choses, mais Il leur en a aussi enseigné plus long sur la vérité qu’ils avaient déjà. C’est ainsi que Paul a reçu ses révélations. Il a dit à ce sujet : “Je vous déclare, frères, que l’Évangile qui a été annoncé par moi n’est pas de l’homme; car je ne l’ai ni reçu (d’un homme) ni appris d’un homme, mais par une révélation de Jésus-Christ.” Galates 1.11-12. Il était enseigné par le Saint-Esprit.

   Un jour, quand Jésus était sur terre, un homme important est venu Le voir. Cet homme a dit : “Maître, nous savons que Tu es un enseignant envoyé par Dieu.” Mais vous remarquerez que Jésus l’a interrompu. Il s’est tourné vers Nicodème, et on peut paraphraser Ses paroles comme ceci : “Je ne suis PAS un enseignant. Je suis l’Agneau du Sacrifice pour le péché. Je rends la Nouvelle Naissance possible par Mon Esprit. Mais il va venir Quelqu’un qui est l’Enseignant. C’est le Saint-Esprit.” Quand Jésus était sur terre, Il est venu comme Agneau, et comme Prophète. Mais quand Il est revenu sur l’Église par Son Esprit, Il est devenu l’Enseignant.

   Et nous entendons la même vérité adressée à chaque âge : “Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises.” Mais seul un homme rempli de l’Esprit peut entendre la révélation pour cet âge-là. Personne d’autre ne le peut. Non monsieur. Ils ne le peuvent pas, parce que c’est exactement ce que Paul a dit dans I Corinthiens 2.6-16.

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   Ceci devrait vous réjouir. Il y a une doctrine très étrange qui a cours et qui provoque beaucoup de malentendus et de ressentiment. C’est que quand les pentecôtistes disent qu’on DOIT parler en langues, sinon on n’a pas été baptisé du Saint-Esprit, ou bien ils nient que de grands hommes comme Knox, Moody, Taylor, Goforth et d’autres aient reçu le Saint-Esprit, ou bien ils affirment qu’ils parlaient en langues secrètement sans se rendre compte de ce qui se passait. Mais ce n’est pas vrai. Non monsieur. C’est une erreur grossière. Le parler en langues n’est pas la preuve que l’on est rempli de l’Esprit. C’est simplement l’une des neuf manifestations qui sont mentionnées dans I Corinthiens 12. Aucun passage de l’Écriture ne dit qu’on parle en langues quand on reçoit le Saint-Esprit, ou qu’on reçoit le Saint-Esprit par le parler en langues. Cependant, il est bien dit “qu’après qu’ils furent remplis du Saint-Esprit ils se mirent à parler en langues”, et plus loin, il est dit qu’ils ont prophétisé.

   Aujourd’hui, beaucoup de personnes prennent pour acquis que tous ceux qui disent avoir reçu le Saint-Esprit parce qu’ils ont parlé en langues ont un parler en langues Spirituel authentique. Mais ce n’est pas vrai, car beaucoup de gens parlent une langue connue, mais sous l’influence d’un mauvais esprit. Maintenant, disons que nous soyons dans une réunion et que tout le monde parle en langues. Comment pouvez-vous savoir quel parler en langues est de l’Esprit et lequel est du diable? J’ai été parmi des païens où les sorciers buvaient du sang dans un crâne, parlaient en langues, interprétaient et prophétisaient. Ils peuvent même écrire en langues. Or, si le parler en langues est LE signe qu’on a reçu le Saint-Esprit, alors il faudrait que tous les parlers en langues soient de Dieu. Mais des tenants du parler en langues comme signe initial ont admis qu’il y a des vrais et des faux parlers en langues, car Dieu a le vrai et Satan a le faux. Ma question est donc : “Qui sait lequel est le vrai? Qui comprend la langue pour savoir ce qui a été dit? Qui a le don de discernement pour le savoir?” Avec les réponses à ces questions, nous pourrons fonder quelque chose, mais avant de les avoir, nous devons nous demander d’où provient le parler en langues. Maintenant même, vous pouvez voir que pour soutenir que le parler en langues est le signe initial sans comprendre ce qui a été dit, on est obligé d’admettre que tous les parlers en langues sont de Dieu. Ceci nous amènerait donc à croire que le diable ne peut pas parler en langues. Il n’en est pas ainsi; non, pas du tout. N’importe quel véritable missionnaire des champs de mission à l’étranger ne sait que trop bien que les démons parlent en d’autres langues, comme moi aussi je le sais par expérience.

   Les théologiens pentecôtistes admettent qu’ils n’ont rien dans les Écritures qui montre qu’on parle en langues quand on est baptisé du Saint-Esprit. Ils admettent qu’ils extrapolent cela à partir des expériences relatées dans le Livre des Actes, où les gens ont parlé en langues trois fois sur cinq. Ils disent également, sans pouvoir l’appuyer sur aucun passage de l’Écriture, qu’il y a deux sortes de parler en langues. Le premier, c’est le parler en langues qui survient quand on reçoit le Saint-Esprit, le “signe”, et plus tard, si l’on croit, on peut recevoir le don du parler en langues qui permet de parler souvent. Cependant, ils disent qu’on peut parler en langues une fois comme signe qu’on reçoit le Saint-Esprit, et ne plus jamais parler en langues par la suite. Une fois de plus, nous aimerions savoir où cela se trouve dans la Parole. Si cela ne s’y trouve pas, alors Dieu ne l’a pas dit, et malheur à celui qui ajoute à cette Parole. Mais il y a dans la Parole quelque chose qu’ils ignorent complètement sur ce sujet même. I Corinthiens 13. Ce passage parle des langues des hommes et des anges, ce qui correspondrait à des langues connues et inconnues. Les pentecôtistes modernes disent qu’ils peuvent recevoir le Saint-Esprit en parlant des langues inconnues, des langues d’anges. Ils mettent la charrue avant les bœufs. En effet, dans Actes 2, les gens s’exprimaient dans un langage parfait que même les incroyants entendaient et comprenaient.

 

 

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   Or, quand Dieu se tait, nous faisons mieux de nous taire. Mais là où Il a parlé, nous faisons mieux de parler, nous aussi, et de dire ce qu’Il a déjà dit. Il nous a dit que le signe, c’est-à-dire ce qui se produirait après avoir été baptisé du Saint-Esprit, c’est que l’Enseignant viendrait nous enseigner toute la vérité. Mais cet Enseignant est un enseignant INTÉRIEUR, pas un enseignant extérieur. Si l’Esprit n’était pas à l’intérieur, vous n’entendriez pas la vérité et ne la recevriez pas par révélation, même si vous l’entendiez à longueur de journée. C’était le signe que l’Esprit habitait à l’intérieur à l’époque de Paul. Ceux qui étaient remplis du Saint-Esprit entendaient la Parole, la recevaient, et vivaient par elle. Ceux qui n’avaient pas l’Esprit l’entendaient seulement comme des hommes charnels, ils y mettaient une fausse interprétation, et ils s’en allaient dans le péché.

   Dans chaque âge (et chaque âge est l’âge du Saint-Esprit pour le vrai croyant), dans chaque âge, dis-je, le signe a été le même. Ceux qui avaient l’Esprit, l’Enseignant, entendaient la Parole, et cet Esprit en eux prenait la Parole et la leur enseignait (la leur révélait); et ils étaient du groupe de ceux qui entendaient le messager et son message, qui le prenaient et qui le vivaient.

   Je sais que la tentation est grande de se référer au jour de la Pentecôte, et aussi au jour où le Saint-Esprit est descendu dans la maison de Corneille, puis d’établir ces deux expériences identiques comme preuve du baptême du Saint-Esprit. Mais dans ces deux cas, le parler en langues était compris des auditeurs. Voilà qui est bien loin de la nouvelle Babel de confusion que sont les réunions pentecôtistes. Et si ceci ne suffisait pas à nous persuader d’abandonner de tels raisonnements, que ferons-nous devant le fait que des gens qui n’ont jamais parlé en langues ont dans leur vie certaines des huit autres manifestations, comme la parole de sagesse, le discernement des esprits, une parole de connaissance, la foi, la guérison et même des miracles? Et cette observation est d’autant plus intéressante compte tenu du fait que le parler en langues est le plus petit des neuf dons. Ainsi, quand nous voyons des gens qui ne parlent pas en langues et qui ne l’ont jamais fait, et qui pratiquent des dons plus grands que ceux qui parlent en langues, nous devons encore plus qu’auparavant enlever tout crédit à une telle doctrine.

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   Vous voyez donc maintenant que nous ne pouvons pas nous permettre de dire ce que la Bible n’a pas dit. Comme l’Écriture nous enseigne que l’œuvre du Saint-Esprit et la manifestation de cette Personne Bénie est d’apporter la vérité de chaque âge à la véritable semence de l’âge en question, nous savons qu’il faut que l’Esprit demeure dans une personne pour que celle-ci puisse recevoir la vérité pour ce temps-là. Amen. C’est tout à fait exact. Et si ces âges nous font voir quelque chose, c’est bien cette vérité qu’ils nous démontrent.

   Maintenant, avant de quitter ce sujet, je voudrais dire très clairement ce qu’est le baptême du Saint-Esprit, d’après la Parole. Ce n’est pas d’après moi, ni d’après vous, mais il faut que ce soit d’après l’ “Ainsi dit le Seigneur”, sinon, nous sommes conduits dans l’erreur. Amen.

   Pour commencer, vous remarquerez que dans mes réunions, quand j’ai fini de prêcher, lors d’une réunion d’évangélisation ou d’un message d’enseignement, je lance le filet et j’invite les gens à réagir. Je leur demande de s’avancer pour recevoir le Saint-Esprit. Mes amis pentecôtistes, quand ils m’entendent dire ceci, croient que j’invite les gens à s’avancer pour être baptisés du Saint-Esprit parce qu’ils sont déjà nés de nouveau. Ainsi, quand j’invite ceux qui sont remplis de l’Esprit à venir aider ceux qui ont répondu à l’invitation de recevoir l’Esprit, ces chers amis se précipitent vers les gens qui se sont avancés, pour leur parler en les encourageant à s’abandonner à Dieu et à croire pour parler en langues. Ceci a été la cause de beaucoup de confusion, et je veux vous dire exactement ce que j’entends par là. J’entends par là que le pécheur s’avance et qu’il naisse de nouveau, c’est-à-dire qu’il soit baptisé dans le corps de Christ par le Saint-Esprit, ce qui est exactement ce qui est arrivé à la Pentecôte, quand l’Église a démarré. Autrement dit, être né de l’Esprit, c’est être véritablement baptisé du Saint-Esprit. C’est une seule et même chose.

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   Je comprends bien que ceci va être un peu déroutant, parce que la plupart des gens savent que j’ai été ordonné prédicateur dans une Église baptiste, et que je déclare depuis longtemps que les baptistes se sont trompés en disant qu’on reçoit le Saint-Esprit QUAND on croit, car ce n’est pas vrai. On Le reçoit “APRÈS avoir cru”. Actes 19.2-6 : “Il leur dit : Avez-vous reçu l’Esprit Saint, après avoir cru? Et ils lui dirent : Mais nous n’avons même pas ouï dire si l’Esprit Saint est. Et il dit : De quel baptême donc avez-vous été baptisés? Et ils dirent : Du baptême de Jean. Et Paul dit : Jean a baptisé du baptême de la repentance, disant au peuple qu’ils crussent en Celui qui venait après lui, c’est-à-dire en Jésus. Et ayant ouï ces choses, ils furent baptisés pour le Nom du Seigneur Jésus; et, Paul leur ayant imposé les mains, l’Esprit Saint vint sur eux, et ils parlèrent en langues et prophétisèrent.” [version Darby] C’est cela. Paul demandait : “Avez-vous reçu APRÈS avoir cru, PAS QUAND vous avez cru.” Et là, il y a une grande différence, car c’est APRÈS avoir cru que nous recevons. Éphésiens 1.13 est un récit mot pour mot de ce qui est arrivé à Éphèse selon Actes 19 : “En Qui vous aussi, vous avez espéré, AYANT entendu la Parole de la vérité, l’Évangile de votre salut; auquel aussi AYANT cru (pas en croyant), vous avez été scellés du Saint-Esprit de la promesse.” [version Darby] Mais voici à quoi je veux en venir. Trop de nos modernistes, et même de nos fondamentalistes (soi-disant), croient au salut à un moment précis qu’on appelle souvent “prendre une décision”, et on a appelé cela recevoir Christ ou naître de nouveau. Or, recevoir Christ, c’est recevoir Son Esprit. Recevoir Son Esprit, c’est naître de nouveau. Recevoir Son Esprit, c’est être baptisé du Saint-Esprit. Amen. Ces gens croient. C’est merveilleux. Mais ils s’arrêtent là. C’est APRÈS avoir cru qu’on reçoit le Saint-Esprit. Il en a toujours été ainsi et il en sera toujours ainsi. La toute première parole d’instruction a été donnée par Pierre à la Pentecôte, il a dit : “Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au Nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera.”

   Ces instructions étaient une réponse directe de Pierre quant à ce qui s’était réellement passé à la Pentecôte. Ce qui s’est passé, c’est que Dieu, comme il était dit dans Joël, répandait le Saint-Esprit promis sur toute chair. Il n’avait pas été répandu avant ce moment-là, ni donné avant ce moment-là. C’était là le moment. Mais désormais, CELA devait venir par la repentance, le baptême au Nom du Seigneur Jésus-Christ, après quoi Dieu était tenu de remplir ceux qui venaient. Ni Pierre, ni aucun des apôtres, n’a jamais dit : “Vous devez naître de nouveau, et ensuite être remplis de l’Esprit.”

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    Pour voir que c’est là l’expérience type pour recevoir le Saint-Esprit, regardez attentivement la fois suivante où l’Esprit est descendu sur des gens. Actes 8.5-17 : “Philippe, étant descendu dans la ville de Samarie, y prêcha le Christ. Les foules tout entières étaient attentives à ce que disait Philippe, lorsqu’elles apprirent et virent les miracles qu’il faisait. Car des esprits impurs sortirent de plusieurs démoniaques, en poussant de grands cris, et beaucoup de paralytiques et de boiteux furent guéris. Et il y eut une grande joie dans cette ville. Il y avait auparavant dans la ville un homme nommé Simon, qui, se donnant pour un personnage important, exerçait la magie et provoquait l’étonnement du peuple de la Samarie. Tous, depuis le plus petit jusqu’au plus grand, l’écoutaient attentivement, et disaient : Celui-ci est la puissance de Dieu, celle qui s’appelle la grande. Ils l’écoutaient attentivement, parce qu’il les avait longtemps étonnés par ses actes de magie. Mais, quand ils eurent cru à Philippe, qui leur annonçait la bonne nouvelle du royaume de Dieu et du Nom de Jésus-Christ, hommes et femmes se firent baptiser. Simon lui-même crut, et, après avoir été baptisé, il ne quittait plus Philippe, et il voyait avec étonnement les miracles et les grands prodiges qui s’opéraient. Les apôtres, qui étaient à Jérusalem, ayant appris que la Samarie avait reçu la Parole de Dieu, y envoyèrent Pierre et Jean. Ceux-ci, arrivés chez les Samaritains, prièrent pour eux, afin qu’ils reçussent le Saint-Esprit. Car Il n’était encore descendu sur aucun d’eux; ils avaient seulement été baptisés au Nom du Seigneur Jésus. Alors Pierre et Jean leur imposèrent les mains, et ils reçurent le Saint-Esprit.” D’après le verset 12, ILS ONT CRU LA PAROLE. Ensuite, ils ont été baptisés au Nom du Seigneur Jésus. Mais d’après le verset 16, malgré tout cela, ils n’avaient PAS ENCORE REÇU LE SAINT-ESPRIT. C’est seulement APRÈS avoir cru et avoir été correctement baptisés qu’ils ont reçu le Saint-Esprit. C’est exactement selon le modèle établi par Pierre dans Actes 2.38-39.

   Un autre passage de l’Écriture qui éclaire ceci de façon merveilleuse est celui de Galates 3.13-14 : “Maudit est quiconque est pendu au bois, – afin que la bénédiction d’Abraham eût pour les païens son accomplissement en Jésus-Christ, et que (afin que) nous reçussions par la foi l’Esprit qui avait été promis.” Or, on ne peut absolument pas dire que la “bénédiction d’Abraham” est la nouvelle naissance, et que “l’Esprit qui avait été promis” est le baptême du Saint-Esprit, en tant que deux événements distincts. En effet, le passage dit ceci : “Jésus est mort sur la croix, et, au moyen de cette mort et de cette résurrection, la bénédiction d’Abraham a eu son accomplissement pour les gens des nations, elle a quitté les Juifs. Ceci s’est produit afin que les gens des nations puissent avoir accès à l’Esprit.”

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   Comprendre ce que je viens de dire, c’est voir pourquoi les étudiants de la Bible n’ont jamais trouvé un seul endroit où Paul dirait : “Naissez de nouveau, et ENSUITE, soyez remplis de l’Esprit.” Ils ont déduit que c’est là, et, avec le sens qu’ils y attribuent, ils font dire cela à l’Écriture, MAIS L’ÉCRITURE NE DIT PAS CELA. Jésus non plus ne l’a jamais dit. Regardez Jean 7.37-39 et lisez-le maintenant en comprenant bien. “Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus, se tenant debout, s’écria : Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à Moi, et qu’il boive. Celui qui croit en Moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Écriture. Il dit cela de l’ESPRIT que devaient recevoir ceux qui croiraient en Lui; car le Saint-Esprit n’avait pas encore été donné, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié.” Il est dit ici avec force et clarté que le croyant qui boirait, en venant à Jésus avec foi, des fleuves d’eau vive couleraient de lui. De plus, il est signifié que cette expérience allait se réaliser à la Pentecôte. Maintenant, en gardant cette pensée à l’esprit, nous lisons Jean 4.10 et 14 : “Si tu connaissais le don de Dieu et Qui est Celui qui te dit : Donne-Moi à boire! tu Lui aurais toi-même demandé à boire, et Il t’aurait donné de l’eau vive. Mais celui qui boira de l’eau que Je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que Je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.” Il est question de la même eau vive, mais cette fois-ci, elle n’est pas appelée un fleuve, elle est appelée un puits artésien. C’est là que les gens font leur erreur. Comme elle est appelée “une source” et “un fleuve”, ils pensent qu’à un endroit il s’agit de la vie éternelle donnée par l’Esprit, et qu’à l’autre endroit, où elle est appelée un fleuve (ce qui implique une grande force), ce doit maintenant être l’Esprit qui vient revêtir d’une grande puissance. Ce n’est pas cela. C’est une seule et même chose. C’est l’Esprit qui donne la vie et la puissance, ce qui est venu à la Pentecôte.

   Qu’est-ce qui a été à l’origine de ce malentendu? La réponse, c’est : “L’EXPÉRIENCE.” Nous avons jugé d’après nos expériences, et non d’après la Parole. Débarrassez-vous de l’expérience comme critère. Il n’y a qu’un seul fil à plomb, qu’une seule mesure, c’est la PAROLE. Or, soyez bien attentifs pour comprendre ceci. Pierre a dit : “Repentez-vous, et soyez baptisés au Nom de Jésus-Christ pour le pardon du péché, et vous recevrez le don du Saint Esprit.” Paul a dit : “Avez-vous reçu le Saint-Esprit APRÈS avoir cru?” C’est là tout notre problème. Les gens se repentent de leurs péchés, ils se font baptiser d’eau, MAIS ILS NE CONTINUENT PAS POUR RECEVOIR LE SAINT-ESPRIT. ON CROIT EN VUE DE RECEVOIR L’ESPRIT. Croire à Jésus, c’est un pas dans la bonne direction, c’est-à-dire vers le Saint-Esprit. Mais les gens s’arrêtent là. Ils vont jusqu’à l’eau, puis ils s’arrêtent. Ils croient, puis ils s’arrêtent. La Bible ne dit pas qu’on reçoit QUAND on croit. C’est : “Avez-vous reçu le Saint-Esprit APRÈS avoir cru?” La traduction exacte et littérale, c’est : “Avez vous, en ayant auparavant cru, reçu le Saint-Esprit?” Les gens croient, puis s’arrêtent. On ne reçoit pas le Saint-Esprit quand on croit À Lui, en s’étant repenti. Il faut continuer et recevoir le Saint-Esprit. Vous le voyez? Voilà ce qui ne va pas chez nos fondamentalistes. Ils n’ont pas de puissance, parce qu’ils s’arrêtent avant la Pentecôte.

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   Ils sont comme les enfants d’Israël qui sont sortis d’Égypte et qui se sont arrêtés avant le Pays Promis. Quand ces enfants d’Israël avaient quitté l’Égypte, ils étaient forts d’environ deux millions de personnes. Ils ont tous voyagé ensemble, ils ont tous vu les mêmes miracles de Dieu, ils ont tous eu part à la même manne et à l’eau du rocher frappé, ils ont tous suivi la même nuée le jour, et la colonne de feu la nuit, mais SEULEMENT DEUX ont atteint le Pays Promis. SEULEMENT DEUX ÉTAIENT DE VRAIS, DE VÉRITABLES CROYANTS. C’est exact, car la Parole nous dit que tous les autres sont morts à cause de leur incrédulité; et c’est à cause de l’incrédulité qu’ils n’ont pas pu entrer. (Hébreux 3.19) Donc, puisque c’est ainsi, et que seulement DEUX SONT ENTRÉS, alors, les autres n’étaient pas des vrais croyants. Qu’est-ce qui faisait la différence? Deux s’en sont tenus à la Parole. Quand le cœur des dix espions leur a manqué à Kadès-Barnéa, Josué et Caleb n’ont pas hésité, car ils croyaient la Parole, et ils ont dit : “Nous sommes plus que capables de prendre le pays.” Ils savaient qu’ils en étaient capables, parce que Dieu avait dit : “Je vous ai donné le pays.” Après tout ce que ces Israélites avaient vu de la puissance, de la bonté et de la délivrance de Dieu, ils ne sont pas entrés dans le repos, qui est un type du Saint-Esprit. Donc, par là, vous pouvez voir qu’il n’y en aura que très peu qui croiront jusqu’à recevoir l’Esprit de Dieu.

   Très bien, nous voici arrivés jusqu’ici. Je voudrais maintenant aller plus loin, et je sais qu’en le faisant, je vais susciter certaines émotions. Mais c’est une chose dont je ne suis pas responsable. Je suis responsable envers Dieu, envers Sa Parole et envers les gens vers qui Dieu m’a envoyé. Je dois être fidèle dans tout ce qu’Il me dit de dire.

   Dans Jean 6.37 et 44, il est dit :  “Tous ceux que le Père Me donne viendront à Moi, et Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à Moi. Nul ne peut venir à Moi si le Père ne l’attire; et Je le ressusciterai au dernier jour.”  Jean 1.12-13 : “Mais à tous ceux qui L’ont reçue, à ceux qui croient en Son nom, Elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, MAIS DE DIEU.” Éphésiens 1.4-5 :  “En Lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant Lui, nous ayant prédestinés dans Son amour à être Ses enfants d’adoption par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de Sa volonté.” Or, sans entrer trop dans le sujet de la souveraineté de Dieu (car il faudrait un livre entier pour ce seul sujet), je voudrais vous faire remarquer que, d’après ces versets, Jésus-Christ choisit Sa propre épouse, tout comme les hommes choisissent aujourd’hui leurs épouses. Aujourd’hui, l’épouse ne décide pas carrément de prendre un certain homme pour mari. Non monsieur. C’est l’époux qui décide et qui choisit une certaine femme pour épouse. (Jean 15.16 :“Ce n’est pas vous qui M’avez choisi; mais Moi, Je vous ai choisis.”)  Donc, d’après la Parole de Dieu, l’épouse était choisie avant la fondation du monde. Ce choix de l’épouse était un dessein qu’Il avait formé en Lui-même. Éphésiens 1.9. Et dans Romains 9.11, il est dit : “Afin que le dessein d’élection de Dieu subsistât.” Vous ne pouvez pas le lire autrement. Le dessein qui tenait à cœur à Dieu, Son dessein éternel était de prendre une épouse de Son PROPRE choix, et Il avait formé ce dessein en Lui-même; et, comme Il était éternel, ce dessein était fixé avant la fondation du monde.

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   Maintenant, observez attentivement, pour voir ceci. Avant même que la moindre particule de poussière d’étoiles existe; avant que Dieu soit Dieu (Dieu est un objet d’adoration, et il n’y avait personne pour L’adorer, donc, à ce moment-là, Il n’était Dieu que potentiellement), quand Il n’existait que comme Esprit éternel, l’épouse était déjà dans Sa pensée. Oui, elle y était. Elle existait dans Ses pensées. Et que sont ces pensées de Dieu? Elles sont éternelles, n’est-ce pas?

   Les pensées éternelles de Dieu! Je vous demande : “Les pensées de Dieu sont-elles éternelles?” Si vous pouvez voir ceci, vous verrez beaucoup de choses. Dieu est immuable, dans Son essence comme dans Son comportement. Nous avons déjà étudié cela et nous l’avons prouvé. Dieu est infini dans Ses capacités et, comme Il est Dieu, Il est donc omniscient. S’Il est omniscient, Il n’est pas maintenant en train d’apprendre, ni même de prendre conseil auprès de Lui-même, pas plus qu’Il n’avance en connaissance. S’Il peut avancer en connaissance, alors Il n’est pas omniscient. Au mieux, on pourrait dire qu’Il finira par le devenir. Mais ce n’est pas biblique. Il EST omniscient. Il n’a jamais eu une pensée nouvelle sur quoi que ce soit, parce qu’Il a toujours eu toutes Ses pensées, Il les aura toujours, et Il connaît la fin dès le commencement, parce qu’Il est Dieu. LES PENSÉES DE DIEU SONT DONC ÉTERNELLES. ELLES SONT RÉELLES. Elles ne sont pas seulement comme un plan qu’un homme a dessiné, et qui un jour va se concrétiser et prendre forme, mais elles sont déjà réelles et éternelles, et elles font partie de Dieu.

   Voyez comment cela fonctionne. Dieu a toujours eu Adam dans Ses pensées. Adam, en tant que Ses pensées, était encore inexprimé. Le Psaume 139.15-16 vous donnera une petite idée de cela : “Mon corps n’était point caché devant Toi, lorsque j’ai été fait dans un lieu secret, tissé dans les profondeurs de la terre. Quand je n’étais qu’une masse informe, Tes yeux me voyaient; et sur Ton livre étaient tous inscrits les jours qui m’étaient destinés, avant qu’aucun d’eux existât.” Ceci, comme je l’ai dit, n’a pas été écrit au sujet d’Adam, mais cela vous donne l’idée, cela vous fait savoir que la pensée était là, dans Sa pensée, et que cette pensée était éternelle et devait être exprimée. Ainsi, quand Adam a été formé de la poussière de la terre et que son être spirituel a été créé par Dieu, alors Adam est devenu la pensée de Dieu exprimée, et ces pensées éternelles étaient maintenant manifestées.

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   Nous pourrions continuer à travers les siècles. Nous voyons Moïse, Jérémie, Jean-Baptiste, et chacun d’eux était la pensée éternelle de Dieu exprimée en son temps. Ensuite, nous en arrivons à Jésus, le LOGOS. Il était la PENSÉE parfaite et entière, exprimée, et Il S’est fait connaître comme la Parole. C’est ce qu’Il EST, et ce qu’Il SERA pour toujours.

   Or, il est dit “qu’Il nous a choisis EN LUI (Jésus) avant la fondation du monde”. Ce qui veut dire que nous étions là, AVEC Lui, dans la pensée de Dieu, dans Ses pensées avant la fondation du monde. Cela donne aux élus une qualité ÉTERNELLE. Il n’y a pas à sortir de là.

   Permettez-moi une parenthèse ici. Même notre naissance naturelle est fondée sur l’élection. Les ovaires de la femme produisent beaucoup, beaucoup d’ovules. Mais comment se fait-il qu’à un moment donné, un ovule sorte et non un autre? Et puis du milieu du sperme de l’homme, sans raison connue, un certain germe s’attache à l’ovule, alors que d’autres auraient pu s’y attacher aussi facilement, ou bien avaient de meilleures chances de le faire, mais ne l’ont pas fait et ont péri. Il y a une intelligence derrière tout cela, sinon qu’est-ce qui détermine si le bébé sera un garçon ou une fille, blond ou brun, aux yeux foncés ou aux yeux clairs, etc. En gardant cela à l’esprit, pensez à Josué et à Caleb. Jésus n’a-t-Il pas dit, dans Jean 6.49 : “Vos pères ont mangé la manne dans le désert, et ils sont morts”? Ces parents qui sont morts devaient être là comme ancêtres de ceux à qui Jésus parlait. Ils ont péri, et pourtant ils étaient dans l’élection de Dieu sur le plan naturel, comme Josué et Caleb l’étaient sur le plan Spirituel.

   Mais pour continuer. Ces élus n’étaient pas seulement les pensées éternelles de Dieu qui devaient être exprimées dans la chair en leur temps, mais ces mêmes élus sont appelés d’un autre nom. Romains 4.16 : “C’est pourquoi les héritiers le sont par la foi, pour que ce soit par grâce, afin que la promesse soit assurée à toute la postérité, non seulement à celle qui est sous la loi, mais aussi à celle qui a la foi d’Abraham, notre père à tous.” Romains 9.7-13 :  “Aussi, pour être la semence d’Abraham, ils ne sont pas tous enfants; mais ‘en Isaac te sera appelée une semence’; c’est-à-dire, ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont les enfants de Dieu; mais les enfants de la promesse sont comptés pour semence. Car cette parole est une parole de promesse : ‘En cette saison-ci, Je viendrai, et Sara aura un fils’. Et non seulement cela, mais aussi quant à Rébecca, lorsqu’elle conçut d’un, d’Isaac, notre père, (car avant que les enfants fussent nés et qu’ils eussent rien fait de bon ou de mauvais, afin que le propos de Dieu selon l’élection demeurât, non point sur le principe des œuvres, mais de celui qui appelle,) il lui fut dit : ‘Le plus grand sera asservi au plus petit’; ainsi qu’il est écrit : ‘J’ai aimé Jacob, et J’ai haï Ésaü’.” [version Darby] Galates 3.16 : “Or c’est à Abraham que les promesses ont été faites, et à sa semence. Il ne dit pas : ‘et aux semences’, comme parlant de plusieurs; mais comme parlant d’un seul : – ‘et à ta semence’, qui est Christ.” [version Darby] Galates 3.29 :“Or si vous êtes de Christ, vous êtes donc la semence d’Abraham, héritiers selon la promesse.” [version Darby] Selon Romains 4.16, nous voyons que Dieu a donné une Promesse Certaine à TOUTE la semence d’Abraham, et Paul se met lui-même, avec tous les croyants, sous ce titre, parce qu’il dit : “Abraham, notre père à TOUS.” Ensuite, il continue, non pas seulement pour restreindre sa définition, mais plutôt pour la parachever, car dans Galates 3, il a identifié la SEMENCE (au singulier) à Jésus, et compté “les enfants de la semence” comme des enfants de la promesse, en disant que la promesse se rapporte à “l’élection”, c’est-à-dire au “choix de Dieu”. Et c’est exactement ce que nous avons dit. Ceux-ci, qui sont de la Semence royale, sont les élus de Dieu; ce sont les prédestinés, connus d’avance par Dieu, et qui étaient dans la pensée de Dieu, ils étaient de Ses pensées. En langage bien clair, la Véritable Épouse de Christ était dans la pensée de Dieu éternellement, bien qu’elle n’ait pas été exprimée tant que chacun n’était pas apparu au temps fixé, désigné pour lui. Chaque membre, en venant, était EXPRIMÉ et a pris sa place dans le corps. Ainsi, cette épouse est littéralement l’ÉPOUSE-SEMENCE-PAROLE PARLÉE. Et, bien qu’elle soit désignée au féminin, elle est aussi appelée le “corps de Christ”. Il est tout à fait clair que c’est ainsi qu’elle doit être appelée, car elle était prédestinée en Lui, elle est venue de la même source, elle était éternelle avec Lui, et maintenant elle manifeste Dieu dans un corps fait de plusieurs membres, alors qu’auparavant, Dieu s’était manifesté dans UN SEUL MEMBRE, notre Seigneur Jésus-Christ.

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   Nous en arrivons donc maintenant à une conclusion. Comme le Logos éternel (Dieu) a été manifesté dans le Fils, et qu’en Jésus habitait corporellement toute la plénitude de la Divinité, comme cet Être Éternel était le Père manifesté dans la chair, obtenant ainsi le titre de Fils, de même nous, qui sommes éternels dans Ses pensées, nous sommes devenus à notre tour la Semence-Parole Parlée composée de plusieurs membres, manifestée dans la chair. Et ces pensées éternelles, qui sont maintenant manifestées dans la chair, sont les fils de Dieu – c’est ainsi que nous sommes appelés. NOUS NE SOMMES PAS DEVENUS LA SEMENCE PAR LA NOUVELLE NAISSANCE; NOUS ÉTIONS LA SEMENCE, C’EST POURQUOI NOUS SOMMES NÉS DE NOUVEAU, CAR SEULS LES ÉLUS PEUVENT NAÎTRE DE NOUVEAU. C’est parce que nous ÉTIONS LA SEMENCE que nous avons pu être vivifiés. Dans ce qui n’est PAS DE LA SEMENCE, il n’y a rien à vivifier.

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   Gardez bien ceci à l’esprit. Maintenant, passons à l’étape suivante. Racheter veut dire acheter quelque chose que l’on possédait à l’origine. C’est ramener au propriétaire originel. Dieu, par Sa mort, par Son sang versé, A RACHETÉ LES SIENS. Il a racheté l’Épouse-Semence-Parole Parlée. “Mes brebis entendent Ma voix (Ma Parole) et elles Me suivent.” Vous avez toujours été une brebis. Vous n’avez jamais été un porc ou un chien transformé en brebis. C’est impossible, car toute espèce de vie produit selon son espèce, et il n’y a pas de changement d’espèce. Comme nous étions dans les pensées de Dieu, et que nous avons ensuite été exprimés dans la chair, il devait venir un jour où nous entendrions Sa voix (la Parole) et, en entendant cette voix, nous allions nous rendre compte que notre Père nous appelle, et reconnaître que nous sommes les fils de Dieu. Nous avons entendu Sa voix et, comme le fils prodigue, nous nous sommes écriés : “Sauve-moi, ô mon Père! Je reviens à Toi.”

   Un fils de Dieu peut mettre longtemps à reconnaître qu’il est un fils. En fait, beaucoup de vrais Chrétiens ressemblent à l’aiglon de l’histoire, qui avait éclos sous une poule. Vous savez que l’aigle est un type du vrai croyant. Eh bien, un fermier avait pris un œuf dans un nid d’aigle et l’avait mis sous une poule. Le moment venu, tous les œufs qui étaient sous la poule ont éclos. Les poussins s’entendaient bien avec la mère poule, mais cet aiglon n’arrivait pas à se faire à la façon de caqueter et de chercher sa nourriture en grattant dans un tas de fumier. Il arrivait à se débrouiller pour survivre, mais il était plutôt déboussolé là-dedans. Mais un jour, très haut dans les airs, la mère aigle qui avait pondu l’œuf aperçoit cet aiglon sur le sol. Elle amorce une vertigineuse descente en piqué et lui trompette de tous ses poumons de s’envoler pour monter la rejoindre. Il n’avait jamais entendu trompeter un aigle, mais quand il entend ce premier cri, il y a quelque chose en lui qui remue, et il voudrait s’élancer vers elle. Mais il a peur d’essayer. De nouveau, la mère lui crie de s’élever dans le vent et de la suivre. Il répond, il crie qu’il a peur. Encore une fois, elle lance son appel, en lui criant d’essayer. En battant des ailes, il parvient à monter en l’air et, répondant au cri de sa mère, il s’élève dans le ciel bleu. Vous voyez, il avait toujours été un aigle. Il s’était comporté comme un poulet pendant un petit moment; seulement, il n’était pas satisfait. Mais quand il a entendu l’appel du grand aigle, il a rejoint la place qui était la sienne. Et, une fois qu’un véritable fils de Dieu entend ce cri de l’Esprit par la Parole, lui aussi prendra conscience de qui il est, et il accourra vers ce Grand Aigle Prophète, pour être avec Lui pour toujours, assis dans les lieux célestes en Jésus-Christ.

 

 

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   MAINTENANT VOICI NOTRE POINT TRIOMPHAL, D’UNE IMPORTANCE CAPITALE, sur le baptême du Saint-Esprit. Galates 4.4-7 : “Mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé Son Fils, né d’une femme, né sous la loi, afin qu’Il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous reçussions l’adoption des fils. Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans vos cœurs l’Esprit de Son Fils, lequel crie : Abba! Père! Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils; et si tu es fils, tu es aussi héritier de Dieu par Christ.” C’est cela. Jésus-Christ est venu, Il est mort sur la croix, et Il a accompli la Rédemption (le retour au propriétaire originel par achat, en payant le prix), et nous a ainsi PLACÉS COMME FILS. Il n’a pas fait de nous des fils, car nous étions déjà Ses fils, mais Il nous a placés comme fils; car, tant que nous étions dans le monde, dans la chair, nous ne pouvions pas être reconnus comme Ses fils. Le diable nous gardait captifs. Pourtant, nous étions quand même des fils. Et écoutez ceci : “ET PARCE QUE VOUS ÊTES FILS, DIEU A ENVOYÉ DANS VOS COEURS L’ESPRIT DE SON FILS, PAR LEQUEL VOUS CRIEZ : PÈRE! PÈRE!” Sur qui le Saint-Esprit est-il descendu à la Pentecôte? Sur des Fils. À Corinthe? Sur des Fils, pendant qu’ils ENTENDAIENT LA PAROLE.

   Qu’est-ce que le baptême du Saint-Esprit? C’est l’Esprit qui vous baptise dans le corps de Christ. C’est la nouvelle naissance. C’est l’Esprit de Dieu qui entre et qui vous remplit après que vous vous êtes repenti (en ayant entendu Sa Parole), et que vous avez été baptisé d’eau en signe de l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu.

   Ce que nous venons d’exposer serait beaucoup plus facile à comprendre pour tout le monde si tous croyaient la doctrine de l’unité de la Divinité. En effet, il n’y a pas trois personnes dans cette Divinité, mais UNE SEULE. Ainsi, nous ne sommes PAS nés de nouveau par l’Esprit de Vie de Jésus qui entre, après quoi le Saint-Esprit entrerait pour nous donner la puissance. Si c’était vrai, pourquoi déshonorons-nous le Père en ne Lui donnant pas de part à notre salut complet? En effet, si le salut vient du Seigneur, et qu’il y a trois Seigneurs, alors il faut que LUI aussi (le Père) ait quelque chose à faire. Mais on voit bien que Jésus a dit très clairement que c’est Lui et Lui seul qui est Dieu, et que c’est Lui et Lui seul qui entre dans le croyant. Jean 14.16 dit que le Père enverra un autre Consolateur. Mais le verset 17 dit qu’Il (Jésus) demeure avec eux, et que plus tard, Il sera EN eux. Au verset 18, Il dit qu’Il viendra à eux. Au verset 23, en s’adressant aux disciples, Il dit : “Nous (le Père et le Fils) viendrons à lui.” C’est donc le Père, le Fils et le Saint-Esprit qui viennent en même temps, car C’EST UNE SEULE PERSONNE qui compose la Divinité. Cette venue a eu lieu à la Pentecôte. Il n’y a pas deux venues de l’Esprit, il n’y en a qu’une. Le problème, c’est que les gens ne connaissent pas le fond de la vérité. Ils croient simplement en Jésus pour la rémission des péchés, mais ils ne continuent pas jusqu’au point de recevoir l’Esprit.

 

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   Avant de quitter ce sujet, je sais que vous avez une question à l’esprit. Vous voudriez savoir si je crois la doctrine de la préexistence. Je ne crois pas cette doctrine de la préexistence des âmes, qui est celle des mormons, pas plus que je ne crois à la réincarnation ou à la transmigration des âmes. Attention, comprenez bien ceci : Ce n’est pas la personne qui est prédestinée par Dieu depuis l’éternité, C’EST LA PAROLE, LA SEMENCE. Voilà ce que c’est. Il y a très, très longtemps, à une époque trop reculée pour que l’esprit humain puisse le concevoir, le Dieu Éternel, dont les pensées sont éternelles, a pensé et décrété que : “J’AI AIMÉ JACOB, ET J’AI HAÏ ÉSAÜ (Romains 9.13), ALORS QU’AUCUN DES DEUX N’ÉTAIT NÉ, ET QU’AUCUN DES DEUX N’AVAIT FAIT NI BIEN NI MAL.” Vous voyez, c’était la PENSÉE. Ensuite, cette pensée s’est exprimée, et Dieu a racheté Jacob, parce que Jacob seul était la SEMENCE. Seul Jacob avait la semence; c’est pourquoi il avait égard au droit d’aînesse et à l’alliance de Dieu. Si vous êtes de la vraie semence, vous entendrez cette Parole; l’Esprit vous baptisera dans le corps de Christ, Il vous remplira et vous revêtira de puissance, et vous recevrez la Parole pour votre jour et pour votre âge. Voyez-vous comme la véritable preuve devient claire quand la Parole vous est révélée? Remarquez encore : Jésus était la Semence royale. Il vivait dans un corps humain. Quand l’Esprit L’a appelé (Lui, la Pensée manifestée par la Parole), Il est allé au Jourdain, où Il a été baptisé d’eau. Une fois qu’Il a obéi à la Parole, le Saint-Esprit est descendu sur Lui, et la voix a dit : “Celui-ci est Mon Fils bien-aimé. Écoutez-Le.” La voix n’a pas dit : “Celui-ci est devenu Mon Fils.” Jésus ÉTAIT le Fils. Le Saint-Esprit L’a placé dans Sa position de Fils devant tous. Ensuite, après avoir été rempli de cette façon (et le même modèle subsiste à la Pentecôte et subsiste désormais pour toujours), Il manifestait la puissance, en recevant la pleine révélation de Dieu, que Dieu Lui avait donnée pour cette époque-là.

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   Nous venons donc d’affirmer longuement que la véritable preuve qu’on est baptisé du Saint-Esprit, c’est que le croyant reçoit la Parole pour l’âge dans lequel il vit. Je vais vous le montrer on ne peut plus clairement.

   Les Sept Âges, tels qu’ils sont exposés dans Apocalypse, chapitres 2 et 3, incluent toute la durée de la “Plénitude des nations”, c’est-à-dire toute la période pendant laquelle Dieu traite avec les gens des nations pour le salut. Dans chacun des âges, sans exception, la même chose est dite au début et à la fin du message à chaque âge. “Écris au messager (d’Éphèse, de Smyrne, de Pergame, de Thyatire, de Sardes, de Philadelphie, de Laodicée) : Voici ce que dit Celui, etc., etc. Que celui (au singulier) qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises.” Remarquez ici que dans CHAQUE âge, Jésus (par l’Esprit) ne s’adresse qu’à UNE SEULE personne en ce qui concerne la Parole pour cet âge-là. UN SEUL messager, pour chaque âge, reçoit ce que l’Esprit a à dire à cet âge-là, et c’est CE MESSAGER-LÀ qui est le messager pour la véritable Église. Il parle de la part de Dieu, par révélation, aux “Églises”, à la vraie et à la fausse. Le message est alors diffusé à tous. Mais, bien qu’il soit diffusé à tous ceux qui sont atteints par le message, ce message n’est reçu individuellement que par un groupe particulier, d’une certaine façon. Chaque individu de ce groupe est quelqu’un qui a la capacité d’entendre ce que l’Esprit dit au moyen du messager. Ceux qui entendent ne reçoivent pas leur propre révélation particulière, pas plus qu’un groupe ne reçoit sa révélation collective, MAIS CHAQUE PERSONNE ENTEND ET REÇOIT CE QUE LE MESSAGER A DÉJÀ REÇU DE DIEU.

   Or, ne vous étonnez pas de ce qu’il en soit ainsi, car Paul, sous la main de Dieu, a établi ce modèle. Seul Paul avait l’entière révélation pour son époque, comme en témoigne sa confrontation avec les autres apôtres, lesquels ont reconnu que Paul était pour cette époque-là le Messager-Prophète envoyé aux gens des nations. Remarquez aussi ce qui est bien illustré dans la Parole : quand Paul désirait se rendre en Asie, Dieu l’en a empêché, car les brebis (Ses enfants) se trouvaient en Macédoine, et eux (les Macédoniens) entendraient ce que l’Esprit avait à dire à travers Paul, alors que les gens d’Asie ne l’entendraient pas.

   Nous retrouvons exactement le même modèle dans chaque âge. Voilà pourquoi la lumière vient à travers un messager donné par Dieu dans une certaine région. Ensuite, à partir de ce messager, la lumière se répand à travers le ministère d’autres personnes qui ont été fidèlement enseignées. Mais il est évident que tous ceux qui sortent n’apprennent pas toujours combien il est nécessaire de ne dire QUE ce que le messager a dit. (Souvenez-vous, Paul a averti les gens de ne dire que ce qu’il avait dit. I Corinthiens 14.37 : “Si quelqu’un croit être prophète ou inspiré, qu’il reconnaisse que ce que je vous écris est un COMMANDEMENT DU SEIGNEUR. Quoi? Est-ce de chez vous que la Parole de Dieu est sortie? ou est-ce à vous seuls qu’elle est parvenue?”) Ils ajoutent ici, ou ils retranchent là, et avant longtemps, le message n’est plus pur, et le réveil s’éteint. Comme nous devons veiller à n’écouter qu’UNE SEULE voix, car l’Esprit n’a qu’une seule voix, qui est la voix de Dieu. Paul les a avertis de dire ce que lui, il avait dit, et Pierre a fait la même chose. Il les a avertis, en disant que MÊME LUI (PAUL) ne pouvait pas changer une seule parole de ce qu’il avait donné par révélation. Oh, comme il est important d’entendre la voix de Dieu à travers Ses messagers, puis de dire ce qu’il leur a été donné à dire aux Églises.

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   J’espère que vous commencez à le voir maintenant. Peut-être comprenez-vous maintenant pourquoi je ne suis pas du même avis que les fondamentalistes et que les pentecôtistes. Je dois m’en tenir à la Parole, comme le Seigneur l’a révélée. Je n’ai pas traité le sujet à fond, ce qui demanderait un autre livre, mais avec l’aide du Seigneur, nous allons avoir beaucoup de prédications, de bandes et de messages sur tous ces points, pour vous aider à comprendre et faire concorder toutes les Écritures.

   “Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises de chacun des âges.” Dans chaque âge, c’était le même cri. Écoutez ce que l’Esprit dit. Si vous êtes Chrétien, vous reviendrez à ce qu’enseigne l’Esprit, c’est-à-dire à la Parole pour cet âge-ci. Chaque messager de chaque âge prêchera cette Parole. Chaque nouveau réveil authentique aura lieu parce que des hommes sont revenus à la Parole pour leur âge. Le cri de chaque âge, c’est la réprimande : “Vous avez quitté la Parole de Dieu. Repentez-vous, et revenez à la Parole.” Du premier livre de la Bible (la Genèse) jusqu’au dernier livre (l’Apocalypse), le mécontentement de Dieu n’a qu’une seule cause : qu’on quitte la Parole; et il n’y a qu’un seul remède pour retrouver Sa faveur : qu’on revienne à la Parole.

   Dans l’Âge d’Éphèse, dans cet âge-ci, et dans chaque âge que nous considérerons, nous verrons que c’est vrai. Et dans le dernier âge, qui est notre âge à nous, nous verrons la disparition complète de la Parole, l’apostasie complète qui se termine dans la grande tribulation.

      Si vous êtes de la vraie semence, si vous êtes véritablement baptisé du Saint-Esprit, vous donnerez plus d’importance à Sa Parole qu’à votre nécessaire, et vous aurez un ardent désir de vivre de TOUTE Parole qui sort de la bouche de Dieu.

      C’est ma prière fervente pour nous tous : puissions-nous entendre ce que l’Esprit nous apporte aujourd’hui de la Parole.

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